A la rencontre de soi

ying-yang Il y a quelques années, j’ai rencontré Pascale. Une femme joviale pleine d’humour et d’empathie. Nous avons partagé des séances de méditation et au fils de nos rencontres j’ai découvert son cheminement vers une vraie réalisation de soi. Une envie de sortir de sa zone de confort pour aller vers ce qui est, aujourd’hui, une évidence pour elle. J’ai voulu partager avec vous son nouveau chemin qui est  devenu un support évident, positif, quelque soit la période de votre vie

.pascale Faussey

Pascale, pourrais-tu te présenter en qqes lignes ?

Je suis une femme de 55 ans, qui a choisi de quitter le confort d’un emploi, dit « sûr », de cadre supérieur dans un organisme de sécurité sociale au bien-être d’une activité dans laquelle je me sens enfin ! utile. Je suis coach depuis fin 2014 et hypnothérapeute depuis juin 2015.

D’où te vient cette idée de cette activité ?

En fait, je pense que je suis née pour accompagner les personnes en difficulté. C’est en quelque sorte « ma mission ». Mais ce sont les « hasards de la vie » qui m’ont fait postuler à l’époque dans une caisse d’allocations familiales de province. J’étais en couple, je devais travailler, et j’ai passé un concours qui m’a permis d’obtenir le seul poste disponible. J’ai évolué progressivement, grâce à mes compétences et ma volonté, grâce aussi à mes qualités relationnelles. Un responsable de service m’a fait confiance en me nommant sur un poste de manager.

A 37 ans, j’ai obtenu un poste en région parisienne, où j’ai lié une amitié extrêmement forte avec mon adjointe. A cette époque elle était en rémission après un cancer du sein. Elle a ensuite eu des métastases au niveau des vertèbres. Elle a lutté courageusement jusqu’à son décès en août 2007. Est ce moment douloureux qui m’a fait regarder ma vie autrement? Je ne saurais dire mais c’est à partir de ce moment que je me suis sentie de plus en plus mal dans mon travail. J’avais un sentiment d’inutilité grandissant.

Il fallait que j’agisse. Bilan de compétence, informations sur le coaching et une envie d’accompagner les autres, le changement était en marche.

Qu’est ce qui t’as décidé à sauter de l’idée à l’action ?

Au fil de temps, mon mal être s’est amplifié. Ce que je faisais m’intéressait de moins en moins, mais m’avait-il intéressé un jour?

Un « pétage de plombs » m’a décidé à agir. Via un CIF*, je me suis formée au coaching. Mais quand on commence, on ne peut plus s’arrêter. Hypnose, PNL,…. et tout s’est enchaîné.

Le 1er janvier 2016 je quittais mon employeur avec le sourire.

*CIF : congé individuel de formation

Quel est ton objectif ?

Mon objectif est d’accompagner les personnes dans l’atteinte de leurs propres objectifs, de les aider à changer leurs comportements, et surtout à se sentir mieux. Je suis particulièrement sensible touchée par les personnes atteintes d’un cancer.

Qu’est ce que cela à changer dans ta vie ?

Je me sens enfin utile. Et je travaille chaque jour à m’améliorer, que ce soit avec mes clients ou dans ma vie personnelle.

En quoi l’hypnose que tu pratiques peut aider les femmes touchées par un cancer du sein ?

L’hypnose est un merveilleux outil permettant d’agir directement sur l’inconscient, avec des conséquences tant psychologiques comme le mieux-être, les angoisses… que physiques. J’ai l’exemple très récent d’une cliente venue me voir car, pendant et après les traitements pour un cancer du sein, sa libido n’était plus au rendez-vous, et elle souffrait durant la pénétration. Pire, son gynéco évoquait une contraction définitive de son vagin, sans possibilité d’amélioration. Or, après deux séances d’hypnose, ses rapports sexuels se sont très nettement améliorés par un lâcher prise.

Qu’est ce que tu te dis tous les matins ?

Je me dis que je suis heureuse de vivre, heureuse d’aider à l’amélioration de la vie de mes clients.

Qu’est que tu voudrais dire aux médecins et aux acteurs médicaux qui accompagnent les femmes touchées par le cancer du sein?

J’aimerais qu’ils soient plus attentifs au mieux-être psychologique de leurs clients, souvent déterminant dans la façon d’aborder leurs traitements.

Qu’est ce qui t’agaces ?

Les « sentences » qui paraissent définitives, comme celle mentionnée dans mon exemple ci-dessus. Les médecins devraient réviser leurs certitudes et faire plus souvent confiance à la volonté de leurs patients.

Qu’est ce que tu admires chez les femmes ?

J’admire leur force, notamment face à la maladie. J’ai participé à la Parisienne il y a 3 ans, à l’Odyssea l’année passée et cette année, et quand je vois ces mouvements  de solidarité, je suis bluffée.

Que voudrais-tu leur dire ?

Que si je dois être confrontée moi aussi à cette maladie, j’espère avoir leur force !

Tu voudrais partager quelques choses en particulier?

Oui, pousser un coup de gueule contre ces femmes, mais aussi ces hommes qui ne cessent de vouloir être « parfaits », et qui se génèrent des angoisses quotidiennement pour atteindre cette « perfection ».

La perfection n’existe pas !!!

Ils n’ont pas encore compris que ces angoisses les rongent, et qu’elles peuvent être la source de maladies.

Et pour finir,  je voudrais inciter les femmes et les hommes à oser exprimer leurs besoins, leurs ressentis.

« TOUT CE QUI NE S’EXPRIME PAS S’IMPRIME »

Merci Pascale pour ce bel engagement et cet altruisme, nous te souhaitons de faire de nombreuse rencontres pour que tu puisse donner à chacun une part d’amour de l’autre…

Les personnes intéressées peuvent te retrouver sur les réseaux sociaux et te contacter pour plus d’information

 

Références Hypnose & Cancer :

http://therapies-complementaires.com/mieux-vivre-cancer-role-hypnose/

https://www.sante-hypnose.com/fr/application-hypnose/sante-hypnose/traitement-cancer-hypnotherapie.html

Musique de relaxation

 

Publicités

La belle BREZZA en nuisette

Avant de vous raconter l’histoire de la belle BEZZA en nuisette, je voudrais vous raconter comment et pourquoi nous nous sommes rencontrées.

Au début du commencement, je voudrais vous parler de l’aventure du lancement de la  nuisette de neoSensuelle  à travers une campagne de crowdfunding Ulule.

Il faut bien se faire une raison, tout ne se passe pas toujours comme on l’avait prévu.

En tant qu’entrepreneure, on commence toujours une histoire avec une réflexion stratégique sur l’action. Le QQOQCP que l’on met à toutes les sauces.

Et ça y va des Résultat de recherche d'images pour "qqoqcp"brainstorming avec soi-même ou avec des personnes bienveillantes, oui ça c’est primordial. Des questionnements dans tous les sens. Et à un moment précis, c’est clair comme de l’eau de roche, limpide comme de l’eau de source. La « Time line » nette et précise apparaît. Alors, on s’organise pour mettre toutes les chances de notre côté, stagiaire, formation, écoute, discussion et on se lance. Commence l’aventure. Conception, prototypes, essayages, validation, organisation et communication….

 

 

 

Le résultat de cette campagne menée en juin et juillet 2017, nous le connaissons. L’objectif n’a pas été atteint. Mais est-ce réellement ça le plus important? Est-ce le résultat qui compte? ou le chemin parcouru qui est intéressant à regarder?

Et bien, ce qui a retenu mon attention et ce que je voudrais partager avec vous, c’est tout ce que j’ai pu vivre pendant cette période intense, parce que oui c’est intense!

Je dois vous dire que chacun d’entre vous a été un maillon positif de l’évolution de l’image de neoSensuelle. Impossible ici de faire la liste des rencontres, des interactions, des soutiens, je ne suis même pas sure de tous les connaitre.

Je choisirai de vous parler de 2 événements majeurs durant cette période.

Événement 1

Tout d’abord, la merveilleuse aventure avec les modèles amateurs qui se sont prêtées à l’exercice du shooting.   Marie la photographe a mené ça d’une main de maître.

C’est grâce à ma « Team bulding » du samedi matin, moment sacré de partage entre femmes juste pour le meilleur, que le projet a commencé. Les filles, je vous embrasse!

Merci!.png

Véronique,  Marie et celles qui ont rendues ce shooting possible. Les photos sont belles et la nuisette est faite pour vous. Touchée ou non par un cancer du sein vous avez montré qu’il était possible d’avoir une belle silhouette. Merci de l’avoir mise à l’honneur!

 

 Événement 2

Une autre des rencontres les plus marquantes, c’est ma rencontre avec Thierry à un challenge culinaire. Non ce n’était pas une soirée meetic. Thierry est éditeur de BD mais pas que…. il gère aussi un atelier de création graphique

Nous avons discuté et il m’a fait rencontrer BREZZA…

Ensemble nous en avons déduitBrezza en nuisette 001 que la nuisette neoSensuelle  irait très bien à cette belle femme. Après en avoir parlé au dessinateur, c’était décidé, Brezza porterait la nuisette. Aussitôt dit,  aussitôt fait,  Etienne Martin  habillait les belles formes de son héroïne en live sur facebook.

Merci à lui de ce merveilleux cadeau!

Alors pour ces belles rencontres et tout ce que vous avez pu apporter à neoSensuelle, l’aventure continue et il est aujourd’hui encore possible de réserver sur le site internet pour une fabrication en septembre 2017.

 

En conclusion, je voudrais vous dire qu’il n’existe pas une façon de faire mais qu’il existe votre façon de mener un projet, ou une action quelle qu’elle soit. Vous seul(e) connaissez les enjeux qui vous sont propres et sont essentiels à votre cheminement.

Cette expérience de la « campagne non aboutie mais positive », est applicable à toutes les étapes de notre vie. Faites confiance à votre intuition et vivez pleinement vos choix!

Si vous avez 1h devant vous, je vous conseille de découvrir Serge Marquis, délicieux Québécois et Pensouillard le Hamster qui nous aide à prendre conscience que le hamster qui tourne dans notre tête nous empêche bien souvent de vivre l’instant présent avec intensité. Le risque? c’est de ne retenir qu’1/1000ème de ce qui s’y passe et de ne retenir que le pire….

Alors lancez-vous, quelque soit le résultat ce sera une aventure enrichissante.

#vivrepleinement #lesvertusdelechec #brezza #positivepower #faitesvousconfiance #nuisette

 

 

 

 

Struggle for life Marie 1 /Cancer 0

Bonjour Marie,
Nous avons été touchées que tu aies accepté de porter la nuisette pour neoSensuelle et nous aimerions que nos lecteurs et lectrices te découvrent un peu plus.

IMG_20170630_204021_resized

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Bonjour Corinne, c’est moi qui te remercie.

J’ai 39 ans deux beaux garçons de 16 et 11 ans que j’élève seule depuis 2 ans. Je suis adjoint administratif dans une collectivité territoriale depuis maintenant 15 ans et ce que j’aime dans la vie… La vie, ma famille, mes amis et la peinture, le dessin, fabriquer des bijoux fantaisie, la mosaïque… L’art en général et le sport depuis quelques mois.

Peux-tu nous raconter comment s’est passé la découverte de ton cancer? 

J’ai découvert  une petite boule dans mon sein  gauche en prenant ma douche  un matin de décembre 2015.  Je ne me suis pas trop inquiétée au départ mais j’ai quand même pris rdv chez mon médecin  qui m’a envoyé passer une mammographie ainsi qu’une échographie et là  1er verdict, tout va bien ce rien revenez dans un an pour un contrôle. Environ 1 mois plus tard la petite boule de 2cm en faisait  8 et prenait tout le bas de mon sein et une 2ème avait fait son apparition. Je vais donc chez une autre gynécologue sur les conseils d’une amie, qui elle n’a pas l’air rassuré et demande une biopsie… 15 jours plus tard les résultats tombent.  J’ai bien un cancer! ……….. On me l’annonce de la même manière que si c’était une simple  grippe. Il y a des médecins qui ne sont pas très diplomates, heureusement pas tous.

Peux-tu nous dire ce qui a été le plus difficile à ce moment-là?

A partir de cet instant tout se bouscule dans ma tête, comment le dire à mes enfants, ma famille, mes amis? C’est presque plus difficile de l’annoncer à ses proches que de l’entendre soi même… Et toutes les questions arrivent en masse :  Vais-je mourir ? Perdre mes cheveux, mon sein… ? Mais le mode guerrière s’est enclenché le jour même de l’annonce, il va falloir surmonter cette épreuve,  pas le choix ce crabe ne m’aura pas !

Peux-tu nous expliquer pourquoi tu as décidé de participer au Pink Ribbon Award?

J’ai voulu participer au concours pour me prouver et montrer aux autres femmes touchées par un cancer du sein, que l’on peut rester féminine même avec un sein en moins, malgré les traitements, la fatigue…  Avec Marie nous nous sommes rencontrées grâce à des amis en commun, je lui ai parlé du concours, de mon envie d’y participer, de mes motivations.  Marie est une femme attentive dynamique,  pleine de vie, elle a accepté de suite et a été moteur dans cette aventure.
J’avoue que ça n’a pas été simple pour moi au départ, non pas de montrer mon corps «différent » mais d’être à l’aise devant l’objectif car je ne suis pas mannequin et ce n’est pas évident. Marie a su me mettre en confiance avec l’aide d’un ami, nous avons passé un bon moment et bien ri.
Bizarrement, je pense que je n’aurai pas pu le faire « avant » car j’avais un problème avec mon corps et le regard des autres. Ce n’est plus le cas maintenant.

Aujourd’hui nous avons eu de nombreuses réactions concernant tes tatouages, peux-tu nous dire ce qu’ils représentent pour toi?

Mes tatouages sont toujours un sujet de discussion ! On aime ou on déteste mais peu importe, ils font partis de moi. Celui qui a été le plus important pour moi est le 1er fait  après les chimiothérapies (car interdit de se faire tatouer pendant cette période), un escarpin qui écrase un crabe avec le talon. Toute une symbolique pour moi. Un combat de gagné et un pied de nez à ce fichu crabe  qui a bouleversé ma vie ! Je suis comme ça.

Une épreuve ou un événement marquant ma vie= un tatouage.

Le petit dernier se trouve sur le décolleté, je l’ai fait faire pour ne plus voir le point de tatouage qui avait été fait pour les séances de radiothérapie. Il est vrai que personne ni prêtait attention, mais moi oui  et maintenant on ne le voit plus !  Je pense que mes tatouages m’ont aidé à m’accepter.

Photo sélectionnée au Concours Pink Ribbon Award 2016 /
Photographe Marie Laure WetzlerMarie Pink Ribbon

Que voudrais-tu dire aux femmes qui traversent cette épreuve?

Je voudrais dire aux femmes  qui vivent cette épreuve de croire en elles. Enclenchez le mode guerrière car c’est un combat long et difficile, mais étonnamment on en sort plus forte.  J’ai eu la chance d’être entourée par ma famille et mes amis tout au long de ce parcours du combattant. Mes enfants ont été formidables également en m’acceptant sans perruque car je ne voulais pas en porter. Ils m’ont soutenu dans chaque épreuve et décision que j’ai prisent, comme de participer au concours Pink.
J’ai aussi la chance d’avoir été et d’être toujours suivi à l’Institut Curie où l’équipe médicale est au top. Que ce soit les médecins, les infirmières, les aides-soignantes, l’assistante sociale et j’en oublie certainement, ils ont toujours un mot, un geste pour les patients quand on en a besoin. Il se créé un lien de confiance tout au long de ce parcours qui est important. Je conseillerai également de toujours prendre soin de soi pendant les traitements car on peut rester belle et féminine même chauve avec un seul sein. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est la perte de mes sourcils, j’avais l’impression de ressembler à Gollum ! Heureusement,  il  existe des artifices pour y remédier.
Concernant mon travail, je l’ai repris en avril de cette année et le retour a été compliqué.  Je pense que les employeurs ne savent pas comment se comporter avec nous et sont maladroits.

Veux-tu parler de quelque chose en particulier?

Aujourd’hui, je croque la vie à pleine dents ! Cette épreuve m’a rendu plus forte, du moins je le pense. Le regard des autres me fait moins peur,  j’essaie de fuir les choses et personnes toxiques  au maximum. Je mange plus sainement et écoute mon corps, chose que j’ai eu du mal à faire après les chimiothérapies. J’avais envie de sortir et voir mes amis tout le temps mais la fatigue et les douleurs nous rappellent à l’ordre. Donc maintenant quand je suis fatiguée, je m’écoute et ne force plus. J’ai enfin compris que se reposer et  dormir n’était pas une perte de temps. J’ai aussi le projet de changer de métier et ferai mon maximum pour y arriver.

Peux-tu nous dire pourquoi tu as accepté de participer au shooting photo de la nuisette neosensuelle qui te va très bien d’ailleurs?

J’ai accepté de faire ce shooting car c’est de la superbe lingerie pensée, créée et faite par une belle personne. Je trouve ça top de penser aux femmes qui ont subi une mastectomie en leur rendant leur féminité grâce à de beaux sous-vêtements qui sont de plus accessibles. Merci et bravo à toi, à neoSensuelle de rendre les femmes encore plus belles qu’elles ne le sont !

Je te remercie du partage et nous aimerions te souhaiter le meilleur pour ta vie et tes projets de changements d’orientation professionnelle. Est-ce que les lectrices et les lecteurs peuvent te contacter?

C’est moi qui te remercie et je me tiens bien évidemment à disposition pour toutes questions ou simplement échanger avec celles et ceux qui le souhaite. Contacter Mary

#résilience #uneepreuveuntatouage

Lettre à Simone

Chère Madame,
En cette journée si particulière je voulais vous rendre hommage.
Votre histoire est un exemple pour nous tous et pas uniquement pour avoir défendu et fait accepter la loi sur la  légalisation de l’ IVG.
Vos revendications pour être respectée en tant que femme à par entière, ont ouvert la voie de réflexion de notre société pour que les femmes ne soient plus contraintes de s’adapter à un modèle masculin.
Créatrice indépendante pour les femmes, je puise ma force dans votre regard. Votre détermination,  votre ténacité, votre volonté de faire évoluer la condition des femmes, en a fait de vous l’une des pionnières de ce combat.
Avec votre douceur, vous avez su affronter ce monde politique très masculin en toute dignité et avec conviction que vous étiez sur la bonne voie, le chemin le plus juste.
J’admire votre sérénité palpable, votre force naturelle et votre volonté inébranlable.
Alors voilà, lorsque je flanche,  je doute, je désespère,  je vous regarde et cette force transpire de votre regard.  Je me dis,  quelle est ma situation comparativement à ce que vous avez vécu et à quoi vous avez survécu?
Vous avez raison, nous ne sommes pas toutes pareilles, nous n’avons pas toutes la même force, mais nous nous devons d’essayer, nous nous devons d’avancer. Nous nous devons de trouver toujours de meilleures solutions pour que chacun et chacune trouvent une place. Trouve sa place. Et qu’elle soit respectée.  Je sais que le chemin est long et que le chantier est vaste mais vous faites partie de ces femmes qui sont nos fers de lance.
Je vous écris au présent parce que dans notre cœur vous resterez toujours présente. Vous resterez notre modèle pour avancer.
Bravo à tout ce que vous avez pu faire. Tout ce que vous avez pu donner pour le respect des femmes et des hommes. Je pense à votre famille vos enfants vos petits-enfants et vos arrières petits-enfants. C’est un bel héritage de résilience, un modèle pour chacun de nous tous.
Alors bon vent pour la suite de votre voyage.
Merci
Merci d’être aussi présente dans nos vies.
Le Panthéon serait digne de vous recevoir mais,  vous belle Simone, qu’auriez vous aimez?
Mes références :
« Simone Veil la force de la Conviction » de Jocelyne Sauvard 2012

Ambitionnez votre vie

Il y quelques semaines j’ai rencontré Frédérique. Une femme avec le sourire qui dévoile son énergie et de son regard scintille, la bienveillance. Elle a écrit un livre sur l’Ambition des femmes et des jeunes filles. Je l’ai lu, impressionnée par ces parcours décrits, de réussite, de volonté. Je me suis demandée comment cela pouvait faire écho chez nous tous.

L’ambition n’est pas un gros mot, et non! l’ambition est l’acception de faire ses propres choix et refuser de faire des sacrifices. Il s’agit d’être en accord avec soi-même et tout d’abord identifier ce qui est bon et juste pour soi. Si l’on prend le temps d’écouter la petite voix au fond de soi, il y a des choses qui nous viennent à l’esprit, instinctivement. No censure. Soyons honnête avec nous même. Pas besoin de l’accord des autres, pas de justification envers les autres, juste face à soi-même. Pensez au [Mood Board] A faire ou à Refaire!

Identifier ce que l’on aimerai vraiment faire sans se dire, « oui mais bon c’est pas possible, c’est pas réalisable, c’est pas raisonnable, et comment je vais faire pour l’argent…., les enfants, l’équilibre familiale, les week-end, les vacances, etc ». C’est la première étape. L’identifier et le noter sur un petit (ou grand) papier et l’idée fera son chemin. Quand vous acceptez l’idée et que vous semblez avoir une réponse à chaque objection, testez la auprès de votre entourage.

Exposer son choix à l’autre, c’est accepter que cela ne soit pas un bon choix à ses yeux. Qu’il considère même que ce soit une erreur.  « Non mais tu rêves, comment veux-tu que ça marche, avec la crise économique, tu n’as pas l’étoffe, est ce que tu sais que c’est dure d’entreprendre, tous les jours il y a des liquidations, et partir dans un autre lieu que tu ne connais pas, quitter ce que tu es sure d’avoir et l’incertitude de ta réussite… » STOP . Oui mais voilà vous n’êtes pas l’autre! et ça change tout. Ses peurs ne sont pas les vôtres. Exposer son idée, c’est accepter d’avoir un autre angle de vision, c’est nous rassurer ou nous montrer que nous avons encore du chemin à parcourir dans notre réflexion.

Dans le livre de Frédérique Cintrat  « Comment l’ambition vient aux filles? » on peut découvrir des parcours bien différents, mais le dénominateur commun de ces femmes est, qu’elles ont écouté ce qui semblait être juste pour elle. Souvent avec l’aide de l’entourage, la bienveillance et l’authenticité, qui permet au projet de prendre forme. Attention toutefois de ne pas de se prendre pour Marguerite Dumont la cantatrice dans le film « Marguerite« , il faut s’avoir identifier l’entêtement.  Chacun des témoignage montre que pour une pleine satisfaction, nous devons aller au bout de nos aspirations et se donner le droit de changer de chemin sans renoncer à nos envies et nos convictions, pour les autres.

Notre façon d’explorer le monde nous appartient et nous ne devons pas vivre dans le regret. Vous connaissez  mon intérêt pour les accords toltèques, l’accord n°=4  « tu feras de ton mieux » pour ne pas vivre dans le regret. Relisez « Les chevalières des temps moderne » pour vous rappeler que vous pouvez être au centre de votre vie.

Nous devons nous battre pour nos idées, si elles raisonnent en nous. Nous seules pouvons définir les limites de ce que l’on veut atteindre. Les barrières que nous rencontrons, sont en parti celles que nous nous fixons.

Lorsque j’ai décidé d’apporter ma pierre à l’édifice dans la reconstruction des femmes après un cancer du sein, je savais l’importance de cette étape dans la vie d’une femme. C’est une conviction profonde d’utilité et une assurance de répondre à un réel besoin qui me fait avancer au quotidien. La satisfaction d’une femme qui a fait le choix de sa lingerie, les yeux plein de reconnaissance d’avoir été comprise. C’est le plus beau des retours qui donne de la force pour toujours aller plus loin. Peut-on appeler ça de l’ambition? et bien oui.

Je pense aussi à Valérie, Val, lorsqu’elle me disait avoir du mal avec le regarde des autres et leur jugement. Chacune doit agir pour ses convictions quand vous vous sentez prête, suffisamment forte pour affronter et surmonter l’imprévu. Soyez sure et convaincue dans la justesse de votre choix et faites vous confiance. Personne ne doit décider de ce qui est bon pour vous.

L’ambition n’est pas une lutte de pouvoir, c’est une acceptation de son pouvoir. Le reconnaître, l’écouter, lui sourire et l’accepter. Ne laissez personne vous dicter votre réalité.

Si l’envie de partager vos ambitions vous prend, nous serions ravies de les découvrir et faire découvrir!

Si je devais vous conseiller un livre pour y voir plus clair dans votre vie pour exprimer votre ambition, je vous recommanderai le livre de Lilou, ou cahier d’exercices, « Le défi des 100 jours »

Merci à Frédérique

#Ambitionnezpleinement #frederiquecintrat #accordstolteques

Du Rose dans la vie des Hommes

Dans le post [Et les Homme dans tout ça ?] je vous parlais des hommes et de leur place vis-à-vis  des femmes et du cancer du sein.  Certains sont très discrets  et d’autres choisissent de s’investir et d’être solidaires actifs. L’écoute, lorsque les personnes rencontre la maladie est essentielle, vitale et il est illusoire de penser que l’on peut s’en sortir seule. Le corps médical a ses limites, et c’est la famille, ou les amis ou les associations qui prennent la suite et les accompagnent.

J’ai rencontré José Pierre sur un Salon pour les femmes l’année dernière et j’ai été séduite par son énergie, sa volonté d’agir sans colère mais avec détermination. Agir pour aider les femmes est devenu son leitmotiv. Il reconnait ses compétences et se sert de son réseau pour organiser des événements pour que les femmes puissent se retrouver, discuter, partager. Etre présents lors d’une marche, au cinéma, sur salon bien-être, une soirée dansante, … José Pierre n’est jamais en panne d’idées qui s’enrichissent au fur et à mesure de ses rencontres.  Il se démène pour trouver un lieu d’accueil chaleureux et je vous propose un ITW pour le découvrir un peu plus et connaitre l’origine de l’association « Plus Rose la Vie, Rebondir après un cancer »

Bonsoir José Pierre, peux-tu nous dire qui tu es?

« En qualité d’aidant, j’accompagne mon épouse dans son combat contre ce crabe. Au fond de moi je me sentais redevable, toutes les femmes non pas la même chance que Christine de gagner le combat, alors il me semble logique de mettre tout en œuvre pour aider les femmes à rebondir après le traitement. Car c’est une fois les soins terminés que la porte du désert s’ouvre. Et ensemble nous pouvons agir, apporter des conseils, des idées, répondre aux questions et mettre en place ce que j’appelle le Carpe Diem« 

 Qu’est ce qui t’as décidé à sauter de l’idée à l’action ?

« Le manque d’informations de la part du corps médical après le jour de la dernière séance de radiothérapie. Mais aussi l’obligation en moi d’agir pour que d’autres femmes puissent rebondir après la maladie. Je veux aider un maximum de femmes à gagner le combat de l’après traitement. Donner à ces ex patientes l’envie de rebondir, profiter de la vie car la vie est belle…« 

Qu’est ce que cela à changer dans ta vie ?

« L’envie d’être utile, oui être utile, et me dire que d’autres femmes profiterons à 100% de la vie. Le cancer de Christine pour moi est une simple maladie comme un rhume, il faut le soigner et continuer à vivre, avec une autre vision, d’autres objectifs, mais vivre. Nous sommes tous des locataires sur cette terre, alors profitons du moment présent. Jean Paul Belmondo a dit ces belles paroles aux Césars « Sois courageux » et « AMUSE TOI »‘

Qu’est ce que tu te dis tous les matins ?

« La vie est belle je veux que l’on en profite au maximum »

Qu’est que tu voudrais dire aux médecins et aux acteurs médicaux qui accompagnent les femmes touchées par le cancer du sein?

« Tellement de choses. Merci pour ce que vous faites mais aussi attention au vocabulaire que vous utilisez pour expliquer à vos patientes la situation. Comment croire qu’au bout de 7 ans d’étude on oublie les mots de la belle langue de Molière pour utiliser des termes latins sans aucun sens pour les patientes. Attention aussi de prendre le temps et de ne pas travailler avec cette méthode inhumaine qu’est la T2A. Tarification A l’Acte, plus le médecin fait de chiffre d’affaire mieux il sera noté et plus il aura de matériel pour son service qui comme une entreprise dégagera du bénéfice, et oui c’est comme cela que cela fonctionne. Enfin n’abusez pas des retours à domicile trop rapide.  Là encore une mesure qui cache la réalité. En effet si un patient vient à décéder chez lui il ne sera pas comptabilisé dans les chiffres de l’hôpital. Ok le nombre de décès dans un hôpital suite à une maladie nosocomiale est supérieur au nombre de décès de la route »

Qu’est ce qui t’agaces?

« La langue de bois des politiques qui encore une fois promettent, mais au final rien.  Quand la presse est présente, là ils répondent présent, et après??? Ah j’oubliais le manque de moyens pour que les associations puissent vraiment œuvrer, la encore une histoire de sous, et enfin pourquoi ne pas prendre exemple sur le Canada avec son plan de sensibilisation contre le cancer? »

 Qu’est ce que tu admires chez les femmes ?

« Tellement de choses. Pour avoir travaillé avec des leaders femmes, le sens du réalisme, la force mise en avant pour gagner, le côté humain sur-développé, la facilité à comprendre, à analyser et à agir. Le savoir vivre et l’amour de la vie… »

Que voudrais-tu leur dire?                                         JP

« CARPE DIEM » « entre l’esthétique et la vie,moi je choisie la vie!« 

 

Merci José Pierre pour ce partage et aussi pour ton engagement.J’embarque avec toi!*

Expression Canadienne, « Je suis d’accord avec toi »

#Carpe diem #Resilience #lifeisbeautiful

 

Mais Ou Est Donc… ma féminité ?

Ma Féminité, Ma conjonction de coordination

« quelle utilité  à mon  âge maintenant ?! » « Je n’ai jamais ressenti le moindre manque du côté de ma féminité« ,

Je me souviens des paroles de Maria dans le post « Entre Mère et Fille« . Depuis mes fonctions cognitives sont en alerte,  ça chauffe du côté des neurones du système limbique, ça s’agite du côté de la curiosité. Des questions sur la féminité en 4D!

Alors, mais où est donc ma féminité après une opération suite à un cancer du sein? avec ou sans mastectomie, il n’y a pas de différence dans les ressentis. Depuis 12 ans j’ai rencontré de nombreuses femmes affectées par un cancer du sein. Celles qui ont subit ou non une mastectomie, celles qui ont fait le choix de recouvrir leurs cicatrices de tatouages ou de se tatouer un signe pour ne pas oublier. Celles qui ressentent le besoin d’exhiber ce que leur super chirurgien a fait, une prouesse esthétique et celles qui sont insatisfaites du déséquilibre entre les 2 seins.  Mais comment oublier?  Comment intégrer cette nouvelle donnée sans souffrir tous les matins lorsque l’on s’habille?  Toutes ces belles rencontres, riches en émotions, en image positive de résilience, en fierté,  m’ont montré que chacune de ces réactions dépendent de l’idée de sa propre féminité. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réaction, c’est déjà une bonne chose! Aujourd’hui, plus 380 000 femmes ont été touchées par un cancer du sein depuis 10 ans. C’est 380 000  façons d’appréhender sa féminité. On est pas couché!

Comment faire pour se réapproprier son corps, l’accepter et être en accord avec lui?  Je me rend compte que la lingerie post opératoire que j’ai créé, est une goutte d’eau,  « une goutte dans  l’océan des besoins, mais une goutte d’eau qui aurait manqué à l’océan si elle n’avait pas été là » aurait dit Mère Teresa. Non je ne regrette rien et je suis ravie de découvrir toutes les nouvelles initiatives pour aider les femmes.

Les femmes et les hommes ce sont organisés pour partager cette étape essentiel de leur vie. Et sont nées de nombreuses associations. L’une des première est évidemment la Ligue contre le cancer  1918! « Prévenir, dépister pour mieux guérir » est leur fil rouge. Mais aujourd’hui toutes proposent des solutions pour que les patients se rencontrent,  échangent avec des professionnels de l’émotionnel. Il en existe beaucoup et il reste encore de la place pour de nouvelles initiatives. Chacun trouvera un groupe où échanger son vécu, où laisser déborder et exprimer ce trop plein d’émotion.  L’essentiel est de dépasser la superficialité des échanges et de pouvoir s’exprimer à cœur ouvert. Essayons réellement de voir plus clair dans ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur. Nous avons besoin des autres pour avoir la clairvoyance de nos ressentis. Acceptons cette conversation intime, d’abord avec nous même. Peut-être est-il nécessaire de commencer par l’écriture, mais soyons sincère. Quand on partage ses ressentis en ouvrant son cœur, ce n’est pas se fragiliser, c’est au contraire créer un lien qui est perçu par l’autre comme une marque de confiance. Un contact authentique peut naître.  Notre quête d’identité ne passe que par l’autre. « Lorsque tu me vois tel que je suis, j’existe ». Nous nous reconnaissons. « je te vois avec sincérité et humilité » Namasté!

L’importance de nos paroles est réelle, pour nous définir, pour définir notre féminité. Les épreuves de la vie nous poussent à la redéfinition de nous-même. Ma question était de savoir si faire le deuil de notre féminité était une solution après l’atteinte de nos organes, attributs de notre féminité, seins, ovaires, utérus?  Faire le deuil de sa féminité, serait renier une partie de soi-même, serait oublier une partie essentielle de soi, serait faire le deuil de son identité.  Aujourd’hui, je n’ai pas la réponse, mais je sais que le processus passe par une prise de conscience qui se fait grâce à ce que l’on accepte de partager.  Le chemin est propre à chacune et certainement chaotique.

Le chemin est long mais c’est une belle promesse de légèreté à l’horizon.

Je vous invite à découvrir Clarisse Pinkola Estes qui a écrit en 1996 « Femmes qui courent avec les loups ». Elle a passé sa vie à décortiquer notre psyché pour nous inciter à nous libérer de ce que l’on a au plus profond de nous même, cette féminité sauvage, libre et indépendante. Elle nous propose de suivre le chemin pour découvrir son « soi » et accueillir son identité en la respectant.

Dans ma boite à info :

Pour faire simple et comprendre ce qu’est une émotion j’ai repris mes classiques « Fred et Jamy » un petit rappel de 30min pour que ce soit limpide dans notre système limbique .

 

 

 

Entre mère et fille

#WorldCancerDay

Hier était la journée internationale du cancer, une façon de parler et de se rappeler que cette maladie peu concerner des gens proches. Nous devons libérer la parole pour dédramatiser et savoir qu’il est possible de s’en sortir, que nous devons oser poser des questions. Mais surtout que nous devons accepter de nous faire dépister.

Alors j’ai décidé de partager avec vous un échange entre Maria, une femme touchée par un cancer du sein il y a 30 ans et sa fille Laurence.

blog-m-et-l

 

Laurence est une femme de 50 ans, Cheffe de service dans le secteur médico-social, son choix n’est certainement pas dû au hasard. A 16 ans elle perd son père, c’est un choc, sa mère n’a que 43 ans. Maria doit se battre pour panser sa peine et s’occuper de ses 2 filles.

Laurence :

« Ma mère est d’origine italienne,  c’était une femme très belle et très fière. La taille fine, une poitrine généreuse et des cheveux roux flamboyant. C’est quelqu’un de très courageux et de foncièrement honnête et altruiste. Elle ne supporte pas l’injustice et reste très soucieuse du bien-être d’autrui. Son parcours d’immigrée y est forcément pour quelque chose ! »

Voici leurs échanges autour de ce cancer très féminin qui les concerne tous, Laurence, sa sœur, ses nièces, son fils

L : Quand a t’on découvert ton cancer, raconte-moi comment ça s’est passé ?

 M : « mon kyste a été découvert en 1984, j’avais 45 ans, 2 ans après le décès de ton père,  il avait 44 ans. Il est d’une mort brutale. Encore aujourd’hui je me demande pourquoi il est parti si jeune.  1ère opération : on me le retire sans difficultés. Mais une récidive aura lieu 8 ans plus tard, en 1993 : j’ai été opérée à l’institut Marie Curie la même année. J’ai eu une ablation du sein droit, pour  éviter que les métastases se  propagent ailleurs. Tout s’est bien passé et cela  s’est parfaitement cicatrisé. Je n’ai  pas eu de chimio. Après  cette ablation, j’ai souffert au niveau du bras, je ne pouvais rien faire avec. J’ai dû faire de nombreuses  séances de Kiné pour récupérer la  mobilité de ce bras. Quelques mois après mon opération, on m’a conseillée de me refaire le sein. Je n’ai jamais ressenti le désir de faire une reconstruction mammaire.Peur de souffrir ? Mal informée ? je ne sais pas. C’est aussi en 1993 que j’ai rencontré  l’homme qui partage aujourd’hui ma vie, j’étais épanouie dans ma vie professionnelle et affective. »

L : Comment as-tu fait pour ta prothèse mammaire et ta lingerie?

M : « A cette époque en 93, je travaillais dans un club de sport . J’ai eu droit à une prothèse tous les ans tenue par un soutien gorge spécial. Personne ne se doutait que je n’avais plus qu’un sein. Je n’ai jamais voulu me refaire le sein car je n’ai pas vécu cette ablation comme une infirmité. Mais je suis extrêmement pudique et ne montre pas ma nudité comme ça. Je suis toujours allée à la pharmacie Bailly à Saint Lazare, par habitude. A l’époque, je ne connaissais pas de boutique spécialisée dans Les lingeries féminines.  Sinon, je pense que j’en aurai profité. Personnellement je n’ai pas été plus que ça perturbée par ce manque.       Ma prothèse et le soutien-gorge adaptés me convenaient d’autant plus que cela correspondait à mes moyens financiers. Il suffit d’avoir 2 ou 3 soutiens gorges en « rabe ». A l’époque j’aurais aimé avoir plus de choix dans ma lingerie, mais cela reste parfois beaucoup trop onéreux et quelle utilité  à mon  âge maintenant ?! ».

L : Comment en as-tu parlé au travail, à tes amis et avec le reste de la famille ?

M : « Je n’ai jamais voulu qu’on s’apitoie sur mon sort et n’en parlais jamais aux amis. J’ai toujours essayé de rassurer ma famille par rapport au cancer du sein et aux conséquences. J’avais un sein en moins et alors ? est-ce que cela se voit? non ! bon !. Je n’ai pris aucun médicament, j’avais droit à une visite annuelle à Curie. Au bout de 10 ans, mon professeur m’a dit qu’il ne voulait plus me voir, que j’étais guérie »

L : Qu’est ce qui t’as le plus agacé pendant toute cette période?

M :« J’ai été agacée de ne pas avoir été écoutée au moment où je souffrais du soit  disant Lymphœdème du bras. Pourquoi laisser les femmes souffrir après l’opération par de nombreuses séances de Kiné pour retrouver une mobilité de son bras alors qu’il pourrait être plus judicieux lors d’une anesthésie locale de séparer chirurgicalement ces petites chairs collées les unes aux autres…. Une amie très chère a eu plusieurs récidives du cancer du sein, et souffre le martyre avec son  Lymphœdème du bras »

L : Qu’est ce que tu aimerais dire aux femmes aujourd’hui et plus particulièrement à nous les femmes de ta lignée ?

M : « Je suis navrée que cela reste une obsession de ta sœur aînée qui appréhende,       angoissée avant chaque mammographie. Il suffirait de faire le test génétique ;  d’autant plus que nous sommes une famille à risque de cancer du sein. Ma mère est décédée à 99 ans avec un cancer de sein diagnostiqué à 97 ans. Il y a eu aussi la fille de mon cousin germain à qui on a fait l’ablation du sein à l’âge de 25 ans et qui est décédée à l’âge de 48 ans, d’une tumeur au cerveau. Je suis tentée par faire le test génétique car je sais qu’il y a un risque pour ma famille mais je ne sais pas si je pourrais en parler à mes petites filles, au vu de la crainte de leur mère à ce sujet. C’est pourquoi je pense me renseigner auprès de l’institut Curie.  Aujourd’hui mon conseil serait de dire aux jeunes femmes d’éviter de  fumer du tabac  et de boire de l’alcool modérément et s’alimenter sainement. Ce sont des facteurs pouvant favoriser certains risques de cancer »

Un dernier mot : «je n’ai jamais ressenti le moindre manque du côté de ma féminité. Je n’emploie jamais  le mot mutilation, on m’a libéré d’une tumeur, je m’en sors bien car je n’ai pas eu à subir de traitement de chimio. Le regard bienveillant et non compatissant des autres a été  important pour supporter cette épreuve. La famille aussi évidemment»

Merci à Maria et Laurence pour ce partage pudique, sincère et tellement humain. Merci d’avoir accepté de le partager avec d’autres femmes. Ce témoignage nous montre bien des choses. Tout d’abord qu’il est possible de surmonter cette épreuve mais aussi qu’il reste toujours des questions. 30 ans après, on retient avant tout la vie et tout le chemin que l’on a parcouru mais quelque soit l’âge, le moment de la vie, le partage et l’échange est primordial.

Nous reviendrons dans les prochains articles avec des réponses et des informations sur les différents sujets, lymphoedème, test génétique,…

 

#amourfiliale #famille #femmes

Arsenic et vielles dentelles

Le week-end dernier, j’ai arpenté les allées du Salon de la lingerie à Paris, toutes les nouveautés et les intemporelles pour les femmes. Un temple dédié aux femmes. Simone Pérèle disait en 1948 « Pour révéler leur beauté, commençons par libérer le corps ». A cette époque le corps était enserré, modelé, malmené. Qu’en est-t’il aujourd’hui? En déambulant entre les allées je me rend compte que la sensualité est là, au rdv. Mes yeux sont attirés par la sensualité de qualité et non de quantité qui donne un brin de vulgarité. Il n’est pas question de savoir d’où l’on vient dans le stylisme de la lingerie, mais plutôt vers quelle lingerie nous allons ou quelle lingerie nous voulons. Il semblerait que les femmes recherchent du confort avant tout. Elles n’ont pas envie  toute la journée, d’avoir des armatures qui les blessent, elles ont envie de respirer, de bouger, de porter toutes les tenues adaptées à leur quotidien, que leur culotte ne soit pas un élément de torture sous leur pantalon. Oui, nous voulons oublier notre lingerie mais attention, confortable oui, moche non!

Ce salon professionnel, est un nid d’idées qui se succèdent dans toutes ces marques qui, tout en gardant leur identité, rivalisent de créativité. La concurrence est rude, mais aujourd’hui, les matières permettent de faire de la belle lingerie confortable. Les jeunes créateurs sont toujours là avec de nouvelles idées, pour répondre à des besoins spécifiques. Parce que c’est bien connu; nous sommes tellement différentes, physiquement bien sûr, mais nos idées de la lingerie et de ce que nous voulons, nos goûts, aussi. Alors malgré toutes ces innovations, ces créativités, ces originalités, nous cherchons toujours quelque chose de nouveau.

Ce qui est essentiel  pour moi, c’est d’oublier ce que l’on porte au cours de sa journée mais d’être heureuse et fière de ce que l’on a choisi de mettre le matin. Juste pour soi. Avoir une satisfaction personnelle et intime de son reflet. Ma grand-mère me disait avec le ton de « ceux qui savent »! , « Ma petite fille, il faut mettre tous les jours des sous-vêtements propres (évidemment), assortis et en bon état au cas où il t’arrive quelque chose, on ne sait jamais » et tout ça avec le doigt tendu vers le ciel. Sous-entendu, si tu as besoin des pompiers, qu’ils ne tournent pas de l’œil en te déshabillant, si c’est nécessaire… Bon, je veux bien faire un effort pour les pompiers mais je vais quand même le faire pour moi avant tout, car voies-tu mamie,  je dois l’avouer je n’ai pas eu encore besoin d’eux en urgence….

Ce que je recherche c’est avoir la satisfaction du juste choix et le sentiment d’avoir été comprise et mes besoins entendus. Ce n’est pas si facile, mais quelle satisfaction lorsque que l’on est fière de porter de la lingerie qui nous plait. Il est important que l’acte d’achat de lingerie soit  un plaisir personnel, pour satisfaire sa propre image de soi et son intimité.

Il ne s’agit pas d’embellir mais de ce sentir belle.

Alors après avoir subi une opération mammaire, imaginez bien que les choses se compliquent. Il faut faire le deuil de sa féminité. Justement pourquoi aller jusqu’à faire le deuil de sa lingerie? J’ai voulu apporter ma modeste contribution à cette problématique, en créant neoSensuelle, mais je sais qu’il reste encore beaucoup à faire. J’écoute le commentaire des femmes, le retour des clientes, des magasins, et je travaille sur les prochains modèles…

J’ai une pensée toute particulière pour Benoite Groult qui nous a quittée l’année dernière et qui écrivait dans son livre « La touche étoile »

« Choisir de la lingerie est plus déprimant encore quand on n’a plus d’intérêt à ouvrir sa veste en tweed sur un sein nu ou à exhiber son nombril (…) Sois moche et tais-toi : il est temps de prendre le deuil de toi-même. Quel créneau pourtant, toutes ces « ménagères de plus de cinquante ans » et toutes ces chères folles de soixante dix ans qui font du sport et l’amour aussi et qui ont enfin le temps de penser à elle. Les concepteurs de sous-vêtements féminins sont nuls ! »

Alors pour Benoite et toutes les autres, en avant créativité!

Dans ces moments de trouble et de remise en cause de la féminité, prendre plaisir à se faire plaisir en choisissant sa lingerie est devenu un acte militant!

Mesdames, Militez!

#lesalondesdames #lingeriaddict #neosensuelle

 

 

A WISH JUST FOR YOU

*Un voeux juste pour vous

Et bien nous voici devant le démarrage d’une nouvelle année. Un petit bilan sur l’année passée s’impose. Si vous le voulez bien, trouvons des choses positives qui se sont déroulées en 2016, des faits qui ont améliorés la vision de nous même. Parce qu’il s’agit bien de cela aujourd’hui, de nous même et uniquement de nous. Jeanne Aigre et Marie Remords ne sont pas invitées. D’ailleurs vous pouvez les rayer de votre répertoire, ce serait une bonne décision pour cette nouvelle année.

Alors ce bilan? Qu’avons nous réussi à faire, à gravir, à transformer, à transmuter, à révéler, à développer, à surmonter, à surpasser, à métamorphoser, à sublimer?                   Ah oui quand même ce n’est pas rien. Ce qui est bien c’est qu’il y aura toujours de nouvelles choses à gravir, révéler, développer, découvrir… Nous n’en n’avons pas fini, mais nous sommes sur le bon chemin.

Nous pouvons décider de démarrer l’année avec de belles résolutions. Mais cette année, pourquoi ne pas faire un vœux pour vous même. Pas de vœux matériels, pas de liste de moyens qui tombent du ciel. Non juste un vœux pour vous respecter encore plus. Ah pas si simple à trouver… essayez encore.   Bon, je vous aide, mais je suis sûre que vous avez une liste de souhaits inavoués. Il est temps de rédiger votre « Wish list »et de la faire avec le cœur!

Qu’est ce qui serait le mieux pour vous? Qu’avez vous envie d’être au plus profond de vous même?  Etre audacieuse,  courageuse, tenace, apprendre à dire non, être à l’aise en public, être consciente de ses compétences et les valoriser, illuminer ce que l’on est capable de faire, avouer son amour, assumer ses préférences, planifier ce que l’on a vraiment envie de faire et que l’on n’a jamais osé, respecter son corps, être proche de ceux qui nous aiment, tout cela à la fois..?

Osez croire que tout est possible, trouvez ce qui vous comblerait et qui est à votre porté. Oui parce qu’il s’agit d’être sincère et honnête avec soi même!

A mon tour, je voudrais pour cette nouvelle année 2017, que chaque jour

  • soit une couleur de l’arc-en-ciel,
  • ait le goût du Piment d’Espelette, doucement délicat avec du caractère,
  • sente la rosée délicate du matin,
  • soit comme l’écorce d’un arbre au toucher rugueux, ou lisse qui transmette sa force,
  • soit enveloppé d’un souffle chaud du vent du sud au parfum d’épices.

 

#IWishYouJustTheBestFor2017