Ambitionnez votre vie

Il y quelques semaines j’ai rencontré Frédérique. Une femme avec le sourire qui dévoile son énergie et de son regard scintille, la bienveillance. Elle a écrit un livre sur l’Ambition des femmes et des jeunes filles. Je l’ai lu, impressionnée par ces parcours décrits, de réussite, de volonté. Je me suis demandée comment cela pouvait faire écho chez nous tous.

L’ambition n’est pas un gros mot, et non! l’ambition est l’acception de faire ses propres choix et refuser de faire des sacrifices. Il s’agit d’être en accord avec soi-même et tout d’abord identifier ce qui est bon et juste pour soi. Si l’on prend le temps d’écouter la petite voix au fond de soi, il y a des choses qui nous viennent à l’esprit, instinctivement. No censure. Soyons honnête avec nous même. Pas besoin de l’accord des autres, pas de justification envers les autres, juste face à soi-même. Pensez au [Mood Board] A faire ou à Refaire!

Identifier ce que l’on aimerai vraiment faire sans se dire, « oui mais bon c’est pas possible, c’est pas réalisable, c’est pas raisonnable, et comment je vais faire pour l’argent…., les enfants, l’équilibre familiale, les week-end, les vacances, etc ». C’est la première étape. L’identifier et le noter sur un petit (ou grand) papier et l’idée fera son chemin. Quand vous acceptez l’idée et que vous semblez avoir une réponse à chaque objection, testez la auprès de votre entourage.

Exposer son choix à l’autre, c’est accepter que cela ne soit pas un bon choix à ses yeux. Qu’il considère même que ce soit une erreur.  « Non mais tu rêves, comment veux-tu que ça marche, avec la crise économique, tu n’as pas l’étoffe, est ce que tu sais que c’est dure d’entreprendre, tous les jours il y a des liquidations, et partir dans un autre lieu que tu ne connais pas, quitter ce que tu es sure d’avoir et l’incertitude de ta réussite… » STOP . Oui mais voilà vous n’êtes pas l’autre! et ça change tout. Ses peurs ne sont pas les vôtres. Exposer son idée, c’est accepter d’avoir un autre angle de vision, c’est nous rassurer ou nous montrer que nous avons encore du chemin à parcourir dans notre réflexion.

Dans le livre de Frédérique Cintrat  « Comment l’ambition vient aux filles? » on peut découvrir des parcours bien différents, mais le dénominateur commun de ces femmes est, qu’elles ont écouté ce qui semblait être juste pour elle. Souvent avec l’aide de l’entourage, la bienveillance et l’authenticité, qui permet au projet de prendre forme. Attention toutefois de ne pas de se prendre pour Marguerite Dumont la cantatrice dans le film « Marguerite« , il faut s’avoir identifier l’entêtement.  Chacun des témoignage montre que pour une pleine satisfaction, nous devons aller au bout de nos aspirations et se donner le droit de changer de chemin sans renoncer à nos envies et nos convictions, pour les autres.

Notre façon d’explorer le monde nous appartient et nous ne devons pas vivre dans le regret. Vous connaissez  mon intérêt pour les accords toltèques, l’accord n°=4  « tu feras de ton mieux » pour ne pas vivre dans le regret. Relisez « Les chevalières des temps moderne » pour vous rappeler que vous pouvez être au centre de votre vie.

Nous devons nous battre pour nos idées, si elles raisonnent en nous. Nous seules pouvons définir les limites de ce que l’on veut atteindre. Les barrières que nous rencontrons, sont en parti celles que nous nous fixons.

Lorsque j’ai décidé d’apporter ma pierre à l’édifice dans la reconstruction des femmes après un cancer du sein, je savais l’importance de cette étape dans la vie d’une femme. C’est une conviction profonde d’utilité et une assurance de répondre à un réel besoin qui me fait avancer au quotidien. La satisfaction d’une femme qui a fait le choix de sa lingerie, les yeux plein de reconnaissance d’avoir été comprise. C’est le plus beau des retours qui donne de la force pour toujours aller plus loin. Peut-on appeler ça de l’ambition? et bien oui.

Je pense aussi à Valérie, Val, lorsqu’elle me disait avoir du mal avec le regarde des autres et leur jugement. Chacune doit agir pour ses convictions quand vous vous sentez prête, suffisamment forte pour affronter et surmonter l’imprévu. Soyez sure et convaincue dans la justesse de votre choix et faites vous confiance. Personne ne doit décider de ce qui est bon pour vous.

L’ambition n’est pas une lutte de pouvoir, c’est une acceptation de son pouvoir. Le reconnaître, l’écouter, lui sourire et l’accepter. Ne laissez personne vous dicter votre réalité.

Si l’envie de partager vos ambitions vous prend, nous serions ravies de les découvrir et faire découvrir!

Si je devais vous conseiller un livre pour y voir plus clair dans votre vie pour exprimer votre ambition, je vous recommanderai le livre de Lilou, ou cahier d’exercices, « Le défi des 100 jours »

Merci à Frédérique

#Ambitionnezpleinement #frederiquecintrat #accordstolteques

Du Rose dans la vie des Hommes

Dans le post [Et les Homme dans tout ça ?] je vous parlais des hommes et de leur place vis-à-vis  des femmes et du cancer du sein.  Certains sont très discrets  et d’autres choisissent de s’investir et d’être solidaires actifs. L’écoute, lorsque les personnes rencontre la maladie est essentielle, vitale et il est illusoire de penser que l’on peut s’en sortir seule. Le corps médical a ses limites, et c’est la famille, ou les amis ou les associations qui prennent la suite et les accompagnent.

J’ai rencontré José Pierre sur un Salon pour les femmes l’année dernière et j’ai été séduite par son énergie, sa volonté d’agir sans colère mais avec détermination. Agir pour aider les femmes est devenu son leitmotiv. Il reconnait ses compétences et se sert de son réseau pour organiser des événements pour que les femmes puissent se retrouver, discuter, partager. Etre présents lors d’une marche, au cinéma, sur salon bien-être, une soirée dansante, … José Pierre n’est jamais en panne d’idées qui s’enrichissent au fur et à mesure de ses rencontres.  Il se démène pour trouver un lieu d’accueil chaleureux et je vous propose un ITW pour le découvrir un peu plus et connaitre l’origine de l’association « Plus Rose la Vie, Rebondir après un cancer »

Bonsoir José Pierre, peux-tu nous dire qui tu es?

« En qualité d’aidant, j’accompagne mon épouse dans son combat contre ce crabe. Au fond de moi je me sentais redevable, toutes les femmes non pas la même chance que Christine de gagner le combat, alors il me semble logique de mettre tout en œuvre pour aider les femmes à rebondir après le traitement. Car c’est une fois les soins terminés que la porte du désert s’ouvre. Et ensemble nous pouvons agir, apporter des conseils, des idées, répondre aux questions et mettre en place ce que j’appelle le Carpe Diem« 

 Qu’est ce qui t’as décidé à sauter de l’idée à l’action ?

« Le manque d’informations de la part du corps médical après le jour de la dernière séance de radiothérapie. Mais aussi l’obligation en moi d’agir pour que d’autres femmes puissent rebondir après la maladie. Je veux aider un maximum de femmes à gagner le combat de l’après traitement. Donner à ces ex patientes l’envie de rebondir, profiter de la vie car la vie est belle…« 

Qu’est ce que cela à changer dans ta vie ?

« L’envie d’être utile, oui être utile, et me dire que d’autres femmes profiterons à 100% de la vie. Le cancer de Christine pour moi est une simple maladie comme un rhume, il faut le soigner et continuer à vivre, avec une autre vision, d’autres objectifs, mais vivre. Nous sommes tous des locataires sur cette terre, alors profitons du moment présent. Jean Paul Belmondo a dit ces belles paroles aux Césars « Sois courageux » et « AMUSE TOI »‘

Qu’est ce que tu te dis tous les matins ?

« La vie est belle je veux que l’on en profite au maximum »

Qu’est que tu voudrais dire aux médecins et aux acteurs médicaux qui accompagnent les femmes touchées par le cancer du sein?

« Tellement de choses. Merci pour ce que vous faites mais aussi attention au vocabulaire que vous utilisez pour expliquer à vos patientes la situation. Comment croire qu’au bout de 7 ans d’étude on oublie les mots de la belle langue de Molière pour utiliser des termes latins sans aucun sens pour les patientes. Attention aussi de prendre le temps et de ne pas travailler avec cette méthode inhumaine qu’est la T2A. Tarification A l’Acte, plus le médecin fait de chiffre d’affaire mieux il sera noté et plus il aura de matériel pour son service qui comme une entreprise dégagera du bénéfice, et oui c’est comme cela que cela fonctionne. Enfin n’abusez pas des retours à domicile trop rapide.  Là encore une mesure qui cache la réalité. En effet si un patient vient à décéder chez lui il ne sera pas comptabilisé dans les chiffres de l’hôpital. Ok le nombre de décès dans un hôpital suite à une maladie nosocomiale est supérieur au nombre de décès de la route »

Qu’est ce qui t’agaces?

« La langue de bois des politiques qui encore une fois promettent, mais au final rien.  Quand la presse est présente, là ils répondent présent, et après??? Ah j’oubliais le manque de moyens pour que les associations puissent vraiment œuvrer, la encore une histoire de sous, et enfin pourquoi ne pas prendre exemple sur le Canada avec son plan de sensibilisation contre le cancer? »

 Qu’est ce que tu admires chez les femmes ?

« Tellement de choses. Pour avoir travaillé avec des leaders femmes, le sens du réalisme, la force mise en avant pour gagner, le côté humain sur-développé, la facilité à comprendre, à analyser et à agir. Le savoir vivre et l’amour de la vie… »

Que voudrais-tu leur dire?                                         JP

« CARPE DIEM » « entre l’esthétique et la vie,moi je choisie la vie!« 

 

Merci José Pierre pour ce partage et aussi pour ton engagement.J’embarque avec toi!*

Expression Canadienne, « Je suis d’accord avec toi »

#Carpe diem #Resilience #lifeisbeautiful

 

Mais Ou Est Donc… ma féminité ?

Ma Féminité, Ma conjonction de coordination

« quelle utilité  à mon  âge maintenant ?! » « Je n’ai jamais ressenti le moindre manque du côté de ma féminité« ,

Je me souviens des paroles de Maria dans le post « Entre Mère et Fille« . Depuis mes fonctions cognitives sont en alerte,  ça chauffe du côté des neurones du système limbique, ça s’agite du côté de la curiosité. Des questions sur la féminité en 4D!

Alors, mais où est donc ma féminité après une opération suite à un cancer du sein? avec ou sans mastectomie, il n’y a pas de différence dans les ressentis. Depuis 12 ans j’ai rencontré de nombreuses femmes affectées par un cancer du sein. Celles qui ont subit ou non une mastectomie, celles qui ont fait le choix de recouvrir leurs cicatrices de tatouages ou de se tatouer un signe pour ne pas oublier. Celles qui ressentent le besoin d’exhiber ce que leur super chirurgien a fait, une prouesse esthétique et celles qui sont insatisfaites du déséquilibre entre les 2 seins.  Mais comment oublier?  Comment intégrer cette nouvelle donnée sans souffrir tous les matins lorsque l’on s’habille?  Toutes ces belles rencontres, riches en émotions, en image positive de résilience, en fierté,  m’ont montré que chacune de ces réactions dépendent de l’idée de sa propre féminité. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réaction, c’est déjà une bonne chose! Aujourd’hui, plus 380 000 femmes ont été touchées par un cancer du sein depuis 10 ans. C’est 380 000  façons d’appréhender sa féminité. On est pas couché!

Comment faire pour se réapproprier son corps, l’accepter et être en accord avec lui?  Je me rend compte que la lingerie post opératoire que j’ai créé, est une goutte d’eau,  « une goutte dans  l’océan des besoins, mais une goutte d’eau qui aurait manqué à l’océan si elle n’avait pas été là » aurait dit Mère Teresa. Non je ne regrette rien et je suis ravie de découvrir toutes les nouvelles initiatives pour aider les femmes.

Les femmes et les hommes ce sont organisés pour partager cette étape essentiel de leur vie. Et sont nées de nombreuses associations. L’une des première est évidemment la Ligue contre le cancer  1918! « Prévenir, dépister pour mieux guérir » est leur fil rouge. Mais aujourd’hui toutes proposent des solutions pour que les patients se rencontrent,  échangent avec des professionnels de l’émotionnel. Il en existe beaucoup et il reste encore de la place pour de nouvelles initiatives. Chacun trouvera un groupe où échanger son vécu, où laisser déborder et exprimer ce trop plein d’émotion.  L’essentiel est de dépasser la superficialité des échanges et de pouvoir s’exprimer à cœur ouvert. Essayons réellement de voir plus clair dans ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur. Nous avons besoin des autres pour avoir la clairvoyance de nos ressentis. Acceptons cette conversation intime, d’abord avec nous même. Peut-être est-il nécessaire de commencer par l’écriture, mais soyons sincère. Quand on partage ses ressentis en ouvrant son cœur, ce n’est pas se fragiliser, c’est au contraire créer un lien qui est perçu par l’autre comme une marque de confiance. Un contact authentique peut naître.  Notre quête d’identité ne passe que par l’autre. « Lorsque tu me vois tel que je suis, j’existe ». Nous nous reconnaissons. « je te vois avec sincérité et humilité » Namasté!

L’importance de nos paroles est réelle, pour nous définir, pour définir notre féminité. Les épreuves de la vie nous poussent à la redéfinition de nous-même. Ma question était de savoir si faire le deuil de notre féminité était une solution après l’atteinte de nos organes, attributs de notre féminité, seins, ovaires, utérus?  Faire le deuil de sa féminité, serait renier une partie de soi-même, serait oublier une partie essentielle de soi, serait faire le deuil de son identité.  Aujourd’hui, je n’ai pas la réponse, mais je sais que le processus passe par une prise de conscience qui se fait grâce à ce que l’on accepte de partager.  Le chemin est propre à chacune et certainement chaotique.

Le chemin est long mais c’est une belle promesse de légèreté à l’horizon.

Je vous invite à découvrir Clarisse Pinkola Estes qui a écrit en 1996 « Femmes qui courent avec les loups ». Elle a passé sa vie à décortiquer notre psyché pour nous inciter à nous libérer de ce que l’on a au plus profond de nous même, cette féminité sauvage, libre et indépendante. Elle nous propose de suivre le chemin pour découvrir son « soi » et accueillir son identité en la respectant.

Dans ma boite à info :

Pour faire simple et comprendre ce qu’est une émotion j’ai repris mes classiques « Fred et Jamy » un petit rappel de 30min pour que ce soit limpide dans notre système limbique .

 

 

 

Entre mère et fille

#WorldCancerDay

Hier était la journée internationale du cancer, une façon de parler et de se rappeler que cette maladie peu concerner des gens proches. Nous devons libérer la parole pour dédramatiser et savoir qu’il est possible de s’en sortir, que nous devons oser poser des questions. Mais surtout que nous devons accepter de nous faire dépister.

Alors j’ai décidé de partager avec vous un échange entre Maria, une femme touchée par un cancer du sein il y a 30 ans et sa fille Laurence.

blog-m-et-l

 

Laurence est une femme de 50 ans, Cheffe de service dans le secteur médico-social, son choix n’est certainement pas dû au hasard. A 16 ans elle perd son père, c’est un choc, sa mère n’a que 43 ans. Maria doit se battre pour panser sa peine et s’occuper de ses 2 filles.

Laurence :

« Ma mère est d’origine italienne,  c’était une femme très belle et très fière. La taille fine, une poitrine généreuse et des cheveux roux flamboyant. C’est quelqu’un de très courageux et de foncièrement honnête et altruiste. Elle ne supporte pas l’injustice et reste très soucieuse du bien-être d’autrui. Son parcours d’immigrée y est forcément pour quelque chose ! »

Voici leurs échanges autour de ce cancer très féminin qui les concerne tous, Laurence, sa sœur, ses nièces, son fils

L : Quand a t’on découvert ton cancer, raconte-moi comment ça s’est passé ?

 M : « mon kyste a été découvert en 1984, j’avais 45 ans, 2 ans après le décès de ton père,  il avait 44 ans. Il est d’une mort brutale. Encore aujourd’hui je me demande pourquoi il est parti si jeune.  1ère opération : on me le retire sans difficultés. Mais une récidive aura lieu 8 ans plus tard, en 1993 : j’ai été opérée à l’institut Marie Curie la même année. J’ai eu une ablation du sein droit, pour  éviter que les métastases se  propagent ailleurs. Tout s’est bien passé et cela  s’est parfaitement cicatrisé. Je n’ai  pas eu de chimio. Après  cette ablation, j’ai souffert au niveau du bras, je ne pouvais rien faire avec. J’ai dû faire de nombreuses  séances de Kiné pour récupérer la  mobilité de ce bras. Quelques mois après mon opération, on m’a conseillée de me refaire le sein. Je n’ai jamais ressenti le désir de faire une reconstruction mammaire.Peur de souffrir ? Mal informée ? je ne sais pas. C’est aussi en 1993 que j’ai rencontré  l’homme qui partage aujourd’hui ma vie, j’étais épanouie dans ma vie professionnelle et affective. »

L : Comment as-tu fait pour ta prothèse mammaire et ta lingerie?

M : « A cette époque en 93, je travaillais dans un club de sport . J’ai eu droit à une prothèse tous les ans tenue par un soutien gorge spécial. Personne ne se doutait que je n’avais plus qu’un sein. Je n’ai jamais voulu me refaire le sein car je n’ai pas vécu cette ablation comme une infirmité. Mais je suis extrêmement pudique et ne montre pas ma nudité comme ça. Je suis toujours allée à la pharmacie Bailly à Saint Lazare, par habitude. A l’époque, je ne connaissais pas de boutique spécialisée dans Les lingeries féminines.  Sinon, je pense que j’en aurai profité. Personnellement je n’ai pas été plus que ça perturbée par ce manque.       Ma prothèse et le soutien-gorge adaptés me convenaient d’autant plus que cela correspondait à mes moyens financiers. Il suffit d’avoir 2 ou 3 soutiens gorges en « rabe ». A l’époque j’aurais aimé avoir plus de choix dans ma lingerie, mais cela reste parfois beaucoup trop onéreux et quelle utilité  à mon  âge maintenant ?! ».

L : Comment en as-tu parlé au travail, à tes amis et avec le reste de la famille ?

M : « Je n’ai jamais voulu qu’on s’apitoie sur mon sort et n’en parlais jamais aux amis. J’ai toujours essayé de rassurer ma famille par rapport au cancer du sein et aux conséquences. J’avais un sein en moins et alors ? est-ce que cela se voit? non ! bon !. Je n’ai pris aucun médicament, j’avais droit à une visite annuelle à Curie. Au bout de 10 ans, mon professeur m’a dit qu’il ne voulait plus me voir, que j’étais guérie »

L : Qu’est ce qui t’as le plus agacé pendant toute cette période?

M :« J’ai été agacée de ne pas avoir été écoutée au moment où je souffrais du soit  disant Lymphœdème du bras. Pourquoi laisser les femmes souffrir après l’opération par de nombreuses séances de Kiné pour retrouver une mobilité de son bras alors qu’il pourrait être plus judicieux lors d’une anesthésie locale de séparer chirurgicalement ces petites chairs collées les unes aux autres…. Une amie très chère a eu plusieurs récidives du cancer du sein, et souffre le martyre avec son  Lymphœdème du bras »

L : Qu’est ce que tu aimerais dire aux femmes aujourd’hui et plus particulièrement à nous les femmes de ta lignée ?

M : « Je suis navrée que cela reste une obsession de ta sœur aînée qui appréhende,       angoissée avant chaque mammographie. Il suffirait de faire le test génétique ;  d’autant plus que nous sommes une famille à risque de cancer du sein. Ma mère est décédée à 99 ans avec un cancer de sein diagnostiqué à 97 ans. Il y a eu aussi la fille de mon cousin germain à qui on a fait l’ablation du sein à l’âge de 25 ans et qui est décédée à l’âge de 48 ans, d’une tumeur au cerveau. Je suis tentée par faire le test génétique car je sais qu’il y a un risque pour ma famille mais je ne sais pas si je pourrais en parler à mes petites filles, au vu de la crainte de leur mère à ce sujet. C’est pourquoi je pense me renseigner auprès de l’institut Curie.  Aujourd’hui mon conseil serait de dire aux jeunes femmes d’éviter de  fumer du tabac  et de boire de l’alcool modérément et s’alimenter sainement. Ce sont des facteurs pouvant favoriser certains risques de cancer »

Un dernier mot : «je n’ai jamais ressenti le moindre manque du côté de ma féminité. Je n’emploie jamais  le mot mutilation, on m’a libéré d’une tumeur, je m’en sors bien car je n’ai pas eu à subir de traitement de chimio. Le regard bienveillant et non compatissant des autres a été  important pour supporter cette épreuve. La famille aussi évidemment»

Merci à Maria et Laurence pour ce partage pudique, sincère et tellement humain. Merci d’avoir accepté de le partager avec d’autres femmes. Ce témoignage nous montre bien des choses. Tout d’abord qu’il est possible de surmonter cette épreuve mais aussi qu’il reste toujours des questions. 30 ans après, on retient avant tout la vie et tout le chemin que l’on a parcouru mais quelque soit l’âge, le moment de la vie, le partage et l’échange est primordial.

Nous reviendrons dans les prochains articles avec des réponses et des informations sur les différents sujets, lymphoedème, test génétique,…

 

#amourfiliale #famille #femmes

Arsenic et vielles dentelles

Le week-end dernier, j’ai arpenté les allées du Salon de la lingerie à Paris, toutes les nouveautés et les intemporelles pour les femmes. Un temple dédié aux femmes. Simone Pérèle disait en 1948 « Pour révéler leur beauté, commençons par libérer le corps ». A cette époque le corps était enserré, modelé, malmené. Qu’en est-t’il aujourd’hui? En déambulant entre les allées je me rend compte que la sensualité est là, au rdv. Mes yeux sont attirés par la sensualité de qualité et non de quantité qui donne un brin de vulgarité. Il n’est pas question de savoir d’où l’on vient dans le stylisme de la lingerie, mais plutôt vers quelle lingerie nous allons ou quelle lingerie nous voulons. Il semblerait que les femmes recherchent du confort avant tout. Elles n’ont pas envie  toute la journée, d’avoir des armatures qui les blessent, elles ont envie de respirer, de bouger, de porter toutes les tenues adaptées à leur quotidien, que leur culotte ne soit pas un élément de torture sous leur pantalon. Oui, nous voulons oublier notre lingerie mais attention, confortable oui, moche non!

Ce salon professionnel, est un nid d’idées qui se succèdent dans toutes ces marques qui, tout en gardant leur identité, rivalisent de créativité. La concurrence est rude, mais aujourd’hui, les matières permettent de faire de la belle lingerie confortable. Les jeunes créateurs sont toujours là avec de nouvelles idées, pour répondre à des besoins spécifiques. Parce que c’est bien connu; nous sommes tellement différentes, physiquement bien sûr, mais nos idées de la lingerie et de ce que nous voulons, nos goûts, aussi. Alors malgré toutes ces innovations, ces créativités, ces originalités, nous cherchons toujours quelque chose de nouveau.

Ce qui est essentiel  pour moi, c’est d’oublier ce que l’on porte au cours de sa journée mais d’être heureuse et fière de ce que l’on a choisi de mettre le matin. Juste pour soi. Avoir une satisfaction personnelle et intime de son reflet. Ma grand-mère me disait avec le ton de « ceux qui savent »! , « Ma petite fille, il faut mettre tous les jours des sous-vêtements propres (évidemment), assortis et en bon état au cas où il t’arrive quelque chose, on ne sait jamais » et tout ça avec le doigt tendu vers le ciel. Sous-entendu, si tu as besoin des pompiers, qu’ils ne tournent pas de l’œil en te déshabillant, si c’est nécessaire… Bon, je veux bien faire un effort pour les pompiers mais je vais quand même le faire pour moi avant tout, car voies-tu mamie,  je dois l’avouer je n’ai pas eu encore besoin d’eux en urgence….

Ce que je recherche c’est avoir la satisfaction du juste choix et le sentiment d’avoir été comprise et mes besoins entendus. Ce n’est pas si facile, mais quelle satisfaction lorsque que l’on est fière de porter de la lingerie qui nous plait. Il est important que l’acte d’achat de lingerie soit  un plaisir personnel, pour satisfaire sa propre image de soi et son intimité.

Il ne s’agit pas d’embellir mais de ce sentir belle.

Alors après avoir subi une opération mammaire, imaginez bien que les choses se compliquent. Il faut faire le deuil de sa féminité. Justement pourquoi aller jusqu’à faire le deuil de sa lingerie? J’ai voulu apporter ma modeste contribution à cette problématique, en créant neoSensuelle, mais je sais qu’il reste encore beaucoup à faire. J’écoute le commentaire des femmes, le retour des clientes, des magasins, et je travaille sur les prochains modèles…

J’ai une pensée toute particulière pour Benoite Groult qui nous a quittée l’année dernière et qui écrivait dans son livre « La touche étoile »

« Choisir de la lingerie est plus déprimant encore quand on n’a plus d’intérêt à ouvrir sa veste en tweed sur un sein nu ou à exhiber son nombril (…) Sois moche et tais-toi : il est temps de prendre le deuil de toi-même. Quel créneau pourtant, toutes ces « ménagères de plus de cinquante ans » et toutes ces chères folles de soixante dix ans qui font du sport et l’amour aussi et qui ont enfin le temps de penser à elle. Les concepteurs de sous-vêtements féminins sont nuls ! »

Alors pour Benoite et toutes les autres, en avant créativité!

Dans ces moments de trouble et de remise en cause de la féminité, prendre plaisir à se faire plaisir en choisissant sa lingerie est devenu un acte militant!

Mesdames, Militez!

#lesalondesdames #lingeriaddict #neosensuelle

 

 

A WISH JUST FOR YOU

*Un voeux juste pour vous

Et bien nous voici devant le démarrage d’une nouvelle année. Un petit bilan sur l’année passée s’impose. Si vous le voulez bien, trouvons des choses positives qui se sont déroulées en 2016, des faits qui ont améliorés la vision de nous même. Parce qu’il s’agit bien de cela aujourd’hui, de nous même et uniquement de nous. Jeanne Aigre et Marie Remords ne sont pas invitées. D’ailleurs vous pouvez les rayer de votre répertoire, ce serait une bonne décision pour cette nouvelle année.

Alors ce bilan? Qu’avons nous réussi à faire, à gravir, à transformer, à transmuter, à révéler, à développer, à surmonter, à surpasser, à métamorphoser, à sublimer?                   Ah oui quand même ce n’est pas rien. Ce qui est bien c’est qu’il y aura toujours de nouvelles choses à gravir, révéler, développer, découvrir… Nous n’en n’avons pas fini, mais nous sommes sur le bon chemin.

Nous pouvons décider de démarrer l’année avec de belles résolutions. Mais cette année, pourquoi ne pas faire un vœux pour vous même. Pas de vœux matériels, pas de liste de moyens qui tombent du ciel. Non juste un vœux pour vous respecter encore plus. Ah pas si simple à trouver… essayez encore.   Bon, je vous aide, mais je suis sûre que vous avez une liste de souhaits inavoués. Il est temps de rédiger votre « Wish list »et de la faire avec le cœur!

Qu’est ce qui serait le mieux pour vous? Qu’avez vous envie d’être au plus profond de vous même?  Etre audacieuse,  courageuse, tenace, apprendre à dire non, être à l’aise en public, être consciente de ses compétences et les valoriser, illuminer ce que l’on est capable de faire, avouer son amour, assumer ses préférences, planifier ce que l’on a vraiment envie de faire et que l’on n’a jamais osé, respecter son corps, être proche de ceux qui nous aiment, tout cela à la fois..?

Osez croire que tout est possible, trouvez ce qui vous comblerait et qui est à votre porté. Oui parce qu’il s’agit d’être sincère et honnête avec soi même!

A mon tour, je voudrais pour cette nouvelle année 2017, que chaque jour

  • soit une couleur de l’arc-en-ciel,
  • ait le goût du Piment d’Espelette, doucement délicat avec du caractère,
  • sente la rosée délicate du matin,
  • soit comme l’écorce d’un arbre au toucher rugueux, ou lisse qui transmette sa force,
  • soit enveloppé d’un souffle chaud du vent du sud au parfum d’épices.

 

#IWishYouJustTheBestFor2017

Libérez votre plume pour alléger votre Ame

Photo Heather Hansen by Bryan Tarnowski

Jeudi, Paris m’a accueilli avec un rayon de soleil. Une belle journée pour faire une belle rencontre. Il y a des jours, comme ça, où on est contente de se lever à l’idée que tout est possible.

J’ai rencontré la douce Caroline, et là « clap » voici une séance positive de « la vie est belle ». Caroline aussi a pris une claque dans la tête. A 32 ans un cancer a mis son dévolu sur son sein alors qu’elle était tranquillement installée les pieds dans l’eau de la Martinique. Caroline aime les mots. Elle aime jouer avec, les assembler, les faire chanter mais là il fallait qu’ils lui servent à penser ses maux. Dans le moment de la solitude du « après traitement » où « vous êtes sauvée », « au revoir madame, à dans 1 an pour vos contrôles », 3 millions, peut-être même plus, de questions vous torturent l’esprit sur ce que l’on va devenir. Caroline a choisi d’écrire ses émotions, ses ressentis, son sentiment d’abandon à la sortie de ses traitements. Elle a comblé ce vide, cette blessure, ses maux avec ses mots, parce qu’ils avaient du sens pour elle. L’écriture est venue naturellement comme un thérapie à son épreuve. Ca lui a donné la force de traverser ce désert, de se reconnecter avec elle-même, de libérer son esprit, de se pardonner, de se reconnecter avec son entourage. Essayer d’exprimer ce que l’on ressent n’est pas facile. Trouver la justesse, l’intensité de ses émotions. Ses écrits lui ont fait tellement de bien, qu’elle a pensé, à juste titre, que cela pouvait servir à d’autres femmes. Bingo, elle en fait un livre « En mon sein » pour partager ce qu’elle a ressenti et les astuces qu’elle a trouvées pour s’en sortir. Pour Caroline, cela ne s’arrête pas là, elle a décidé de continuer dans l’écriture et elle est actuellement sur 4 projets! Rien que ça. Il faut s’attendre à de belles surprises en 2017 #asuivre.

Ce qui est important dans tout cela c’est le pouvoir de l’écriture. Un journal intime, de gratitude est un moyen de booster son estime de soi. Juste pour soi sans l’idée de le faire lire. Pas de blog ou de livre, juste des lignes modestement alignées pour alléger son esprit, prendre du recul, écrire une lettre à un destinataire inconnu ou à une personne avec qui on ne peut échanger. Il y a mille raisons de se servir de l’écriture.

Il n’y a pas d’âge, pas d’heure, pas de lieu, pas de jour idéal pour écrire. Cela aide à trouver sa voie, la où nous sous sentons à notre juste place. On libère ses tripes, on lâche prise. Essayez, faites vous confiance, n’attendez pas que les autres vous dises « Oui, c’est bien ce que tu écris ». Faites le pour vous. Ceux qui se reconnaîtront dans vos paroles, si vous décidez de les partager, vous suivront.

Pour Noël, offrez-vous votre premier cahier libérateur!

Sur le web vous trouverez des exercices d’écriture, des ateliers d’écritures, des meet up où l’on peut partager la joie de l’écriture.

Blog L’écriture de Caro

#LiberezVosMaux #LiberezVosMots

Afficher l'image d'origine

 

 

Respect yourself*

« Respect Yourself, na na na naaaaa na » Afficher l'image d'origine vous vous souvenez  The Staple Singers 1972

C’est en sortant d’un spectacle  « Nous les filles »   de la compagnie Piment, langue d’oiseau que cette chanson m’a envahi… et je n’arrive pas à m’en défaire. Ce spectacle sur le rapport des femmes à leur corps dans la société actuelle, m’a remis la notion de respect de soi-même au centre de mes réflexions.  Ce spectacle met en lumière le parcours de notre vie, de la naissance à notre dernier jour. Le reflet de ce que nous sommes et de ce que nous captons de la société.  C’est clair, nous construisons notre propre image en fonction de notre entourage.  Regardons nous dans le miroir et que sommes-nous devenues? Il ne s’agit pas de remettre en question le passé. Non,  il faut apprendre à faire avec ce que nous avons acquis et ce qu’on nous a donné.  Et aujourd’hui où en sommes-nous? Que voyons nous dans ce reflet? Une femme fière de ce qu’elle est pour elle-même? et non pas pour les aux autres?

Et là je rencontre Jeanne Aigre et Marie Remords. Jeanne me démontre que si elle n’est pas ce qu’elle rêvait d’être, c’est la société qui lui a rendue la vie dure et que les hommes sont avilissants et tout et tout.  Que c’est une fatalité de perdre sa dignité, c’est comme ça, on y peut rien…. Marie, elle, regrette le temps, un temps d’avant où c’était mieux, où les rapports avec les gens étaient mieux, où le respect était inné, que ce n’est plus pareil et que c’est bien triste parce que personne ne la respecte.

Oh hey les filles! on se réveille! et on regarde vraiment dans le miroir, on fait pas semblant. Oui parce qu’il s’agit bien de prendre conscience que nous devons nous respecter pour que les autres nous respectent. Que ce n’est pas une fatalité de perdre sa dignité.  Bon, on repart à zéro, il n’est jamais trop tard. On refait son Mood Board.  Quelle femme voulons-nous être? de quoi avons nous envie pour nous même et de quoi nous n’avons pas envie? Il ne faut pas confondre faire plaisir aux autres, en s’oubliant, sans se faire plaisir. Il ne s’agit pas de dire, plus tard, après ça je m’occupe de moi, j’aurais plus de temps, plus d’argent, moins de ceci, moins de cela, etc . Moi aussi j’ai été comme ça. Des rêves plein la tête, un idéal de vie fabuleux, des relations idéales. Tout y était, seulement j’avais juste oublié de vivre ma vie. Je vivais par procuration. Et puis un jour on prend conscience, en fait on prend une grosse claque, et là, nous savons ce qui est juste pour nous même et nous prenons la décision d’agir.

Le respect de soi même naît de notre pouvoir et non de notre faiblesse.

Et bien nous voici de nouveau autour de notre estime de soi, et notre capacité de croire en nous. En tout cas, il s’agit de faire de notre mieux , rappelez-vous les « accords Toltèques » pour arriver à avoir ce que l’on veut sans tricher. Les autres nous respecteront quand nous nous traitons de façon positive. Le respect de soi implique que nous choisissions nos sentiments à chaque instant. Nous avons toutes un rôle à jouer dans notre vie, avec sincérité, sans se voiler la face. Ce n’est pas une fatalité.

« J’accepte la grande aventure d’être moi » Simone de Beauvoir

Alors un peu d’aide, parce que le chantier est large, et qu’il faut bien commencer par quelque chose de facile, qui nous parle. Voici des exemples de phrases que nous disons, ou avons dites. Changeons juste notre vision des choses. Utilisons un kaléidoscope.

Je n’ai pas fait mon ménage Afficher l'image d'origine   Je me suis accordée du temps Afficher l'image d'origine

J’ai des ridesAfficher l'image d'origine          Elles sont l’expression de ma sagesseAfficher l'image d'origine

J’ai des grosses fesses    Afficher l'image d'origine  J’ai une assise confortable et généreuseAfficher l'image d'origine

Je ne suis pas assez intelligente   Afficher l'image d'origine  J’ai des compétences à développer Afficher l'image d'origine

A vous de continuer la liste, je suis sure que vous avez plein de bonnes idées 😉 Partagez les avec plaisir.

Alors oublions notre résignation, apprenons de nous même pour ne pas vivre en boucle des situations que nous ne voulons pas. Prenons conscience de nos forces, de nos capacités à faire nos choix, à changer d’avis et à dire non. Suivez votre intuition. Faites la chasse aux excuses.

#YesWeCan

Référence: je vous propose un livre pour purifier l’ego et affirmer son identité « Choisir la joie » de Sayana Roman

Sinon , « L’estime de soi pour les Nuls » existe édition 2015 Si, Si, ça existe

*respecte-toi

Belle jusqu’au bout des ongles

Parce que c’est bien beau de décider d’être en phase avec soi même; de prendre soin de soi, de se trouver belle, mais chacune sait que ce n’est pas facile, que le chemin est semé d’embûches. Alors n’hésitons pas à  chercher de l’aide . Il y a quelques années, quand j’ai débuté mes traitements contre un cancer du sein, j’ai rencontré  Aury. ll faut vous dire qu’à cette époque, je travaillais dans le domaine des cosmétiques et plus particulièrement de leur efficacité. Alors je savais tout! tout ce qu’il me fallait, et qui était le mieux pour moi. Aury, m’a tout démonté et démontré que je ne savais rien, ou pas grand chose. J’ai donc écouté, lu, appris, essayé, adopté, et j’ai même fait quelques séances de rappel, parce qu’il faut bien avouer, qu’on oublie vite ce qui est bon pour soi.

Douze ans après, je suis retournée voir Aury. Je voulais lui dire ma gratitude pour avoir bousculer mes certitudes, ce qui m’avais permis de cheminer vers ce qui était juste pour moi. Vous allez découvrir qui elle est et ce qu’elle fait pour les femmes. Ses conseils me servent toujours. Même si je n’étais pas franchement féminine avant cette épreuve,  j’ai gardé l’habitude de mettre du vernis, élément essentiel de la panoplie des « filles » et j’ose toutes les couleurs.

ITW : Aury Caltagirone, socio esthéticienne, Auteure du livre « Savoir rester belle » 

aury

   Q1 : Pourriez-vous en quelques lignes vous présenter ? 

Bonjour, je m’appelle Aury Caltagirone, je suis la Conseillère en Image Personnelle au sein d’un grand centre de lutte contre le cancer. J’ai commencé par être bénévole à l’hôpital au sein de l’association « Les dames en rose ». Les patientes adultes et adolescentes prenaient contact avec moi via l’association, pour me parler de leurs problèmes esthétiques et des changements subis par leur corps. Plus tard j’ai eu l’opportunité de travailler comme esthéticienne à l’hôpital. Je me suis alors formée au conseil en image et à la socio esthétique pour élargir mes connaissances. J’ai ensuite adapté le conseil en image au milieu médical, afin de leur offrir une consultation vraiment adaptée à leurs besoins.

Q2 : Qu’est-ce qui vous motive tous les matins ?

Ce qui me motive, c’est le retour très positif des patientes qui suivent ma consultation. Je cherche à m’améliorer en permanence, à l’affût de la nouveauté utile, avec de nouveaux outils et de nouvelles techniques chaque année.

Q3 : Quelle est ou quelles sont vos plus grandes satisfactions

Une de mes grandes satisfactions est de voir que mes conseils aident les femmes à mieux vivre les traitements. Ma cabine est un espace privilégié et dédié au sein de l’hôpital, qui permet de leur offrir un moment de connaissance de soi et de bien-être, et des échanges très personnels à travers une écoute non médicalisée. Ma consultation est personnalisée et participe souvent à ce que les proches des patientes comprennent les impacts des traitements sur l’image et les difficultés associés, puisque je les reçois souvent en couple. J’aide aussi les patientes à préparer la vie après le cancer, en les coachant notamment avant leur reprise du travail, à travers une consultation spécifique de conseil en image professionnelle.

Q4 : Pourquoi avez-vous décidé d’écrire un livre ?

Mon but avec ce livre est que mes conseils et mon expérience puissent profiter au plus grand nombre de malades, notamment celles que je ne peux pas recevoir en consultation, mais aussi aux personnes qui les accompagnent. Ce livre est aussi destiné aux professionnels, personnel soignant, socio-esthéticiennes, conseillères en image, pour diffuser les bonnes pratiques que j’ai créées en adaptant le conseil en image au milieu médico-social.

Q5 : Pouvez-vous nous le présenter ? 

Les femmes trouveront dans mon livre une série de conseils utiles et pratiques en matière d’Esthétique et d’Image, qui les aideront à pallier les effets secondaires des différents traitements médicaux. Le livre est organisé dans l’ordre chronologique des traitements. Dans mon livre, j’explique comment :

  • Choisir la prothèse mammaire externe qui permettra de se vêtir avec sécurité et confiance.
  • Prévenir l’apparition du lymphœdème après la chirurgie.
  • Sélectionner les couleurs qui mettent le mieux en valeur, en fonction de la carnation, de la couleur des yeux et des cheveux.
  • Adapter les vêtements à la morphologie et aux traitements (porth-a-cath, cicatrice, etc.)
  • Choisir les accessoires capillaires (perruques et turbans).
  • Maintenir la beauté de la peau et son élasticité, grâce à des soins adaptés et des exercices pour le visage.
  • Protéger les ongles des mains et des pieds.
  • Se maquiller de manière adaptée, notamment pour compenser la chute des cils et des sourcils.
  • Prendre soin de soi, de son corps et se sentir bien, en adaptant son hygiène de vie et son alimentation.
  • Repartir du bon pied après la fin des traitements.

Q6 : Voudriez-vous parler aujourd’hui d’un chapitre en particulier ?

Un chapitre important concerne la méthode que j’ai créée pour protéger les ongles durant la chimiothérapie. Je vois encore trop souvent des patientes avec des problèmes d’ongles, fragilisés ou cassés, et parfois même se décollant. Ma solution, qui a fait ses preuves, utilise des vernis à base de silicium. Afin que le maximum de personnes puissent en bénéficier, j’ai décrit ma méthode en détail sur le blog associé au livre.

Q7 : Au sein de l’hôpital quel est votre rôle, vos objectifs ?

Dans le cadre de la prise en charge globale des patients, ma consultation fait partie du parcours de soins, et je suis intégré dans l’équipe pluridisciplinaire qui est à leur service, en apportant mon savoir-faire complémentaire. L’objectif principal de ma consultation est de créer les conditions favorables à la restauration de l’image corporelle de la personne soignée, ainsi qu’à sa revalorisation et sa préservation identitaire, autant d’éléments indispensables pour mieux accepter les traitements et trouver l’énergie pour traverser l’épreuve de la maladie.

Q8 : Quels sont vos projets pour les femmes pour l’avenir ? ou Que souhaiteriez-vous faire pour les femmes dans l’avenir ?

Mon objectif est que le maximum de personnes puissent profiter de mes conseils. Pour ce faire, je propose une formation de spécialisation pour les Conseillères en Image diplômées, qui leur permet de profiter de mon expérience pour intervenir efficacement dans les hôpitaux et les associations de malades.

Q9 : aimeriez-vous dire quelque chose de particulier aux femmes ?

Peut-être partager ma devise :

« Être belle, ce n’est pas se farder, c’est prendre soin de soi »

Vous pouvez laisser un message ou poser une question à Aury à la suite de l’article.

NOS SAINTES SIMONE

ou quand la vague de la mèche orange réveille notre féminisme

Aujourd’hui c’est un coup de gueule que je voudrais partager avec vous.

Je suis une adepte de la tolérance, du respect de l’autre. J’ai toujours essayé de transmettre à mes enfants la tolérance de la différence et je m’efforce de ne pas me laisser embarquer par mes à priori, ce qui je l’avoue n’est pas facile au quotidien. Il faut reconnaître que l’on n’est pas obligé d’aimer tout le monde, mais chacun à le droit d’avoir son point de vue et doit pouvoir s’exprimer en étant ce qu’il souhaite être. Avec le temps, je me suis bien rendue compte qu’on ne pouvait pas ou très peu faire changer d’avis une personne qui à des convictions même si elles nous semblent absurdes. Par exemple, je ne comprends toujours pas, pourquoi aujourd’hui l’on discute encore de la légitimité de l’homosexualité, qui est présente depuis l’antiquité et qui est même reconnu dans le monde animal. Encore plus, je suis surprise que les gens soient obligés d’avouer leur homosexualité. Je sais que le poids de la société est telle que c’est une vraie libération (Bravo @Fréderic Lopez si cela vous a libéré d’un poids, c’est courageux) mais cela ne devrait pas. Est ce que le fétichisme ou l’échangisme se note sur un cv? Trouver une cause  à ce qui nous déplaît est culpabilisant et non reconstructif.

Alors nous avons 2 choix. Soit nous décidons de nous battre et débattre sur le sujet en prouvant que nous avons la bonne façon de penser avec une argumentation scientifique a+b=c CQFD. C’est épuisant et terriblement ennuyeux. Soit nous acceptons que l’autre puisse penser différemment et nous laissons faire et dire. Oui mais voila, moi qui croyais que la voie de la sagesse, la bienveillance, l’altruisme, le respect d’autrui,  était la juste voie que nous recherchions tous!  C’est vraiment à en douter. Voulons nous vraiment parler de la liberté des femmes? de leur indépendance? Certaines femmes préfèrent être au foyer et d’autres non. Certains hommes aussi . Il semble logique d’avoir le choix. Dans ces moments de troubles et de questionnements, « the new orange wick wave »*, il est important de réfléchir à ce qui est bon pour soi-même et de défendre cette liberté. Je me rends bien compte que rester zen devant tout ces mouvements  anti-progressistes, rétrograde, m’est difficile. Ca bouillonne, je respire profondément pour ne pas devenir écarlate. Est ce que nous devons revenir aux années 1950 où les femmes perdaient leur job et même leur logement simplement parce qu’elles étaient enceinte hors mariage? La société les condamnait à supporter seule cette épreuve. Devons nous faire fis de ses années de lutte des femmes pour nous donner le droit aujourd’hui de s’instruire, de voter, d’avoir notre compte bancaire, de faire nos propres choix sans l’aval des hommes, de choisir notre plaisir autant que les hommes et de le partager sans en payer le prix fort?

Etre indépendante au même titre que les hommes, être féministe c’est être l’un à côté l’autre, main dans la main pour construire son avenir et celui de nos enfants.

Parce qu’il faut un jour assumer ses idées et sa vision de la justesse, défendre le droit à l’avortement est pour moi un élément essentiel pour le respect de chacun. Il ne s’agit pas de légiférer sur « toi tu as le droit parce que je tu as été violée et pas toi parce que tu as oublié de prendre ta pilule à 20h et que là il est minuit et bien c’est trop tard! » Il existe des multitudes de situations que le législateur ne peut pas mettre dans des cases. Combien de femmes ont perdu la vie, ont vécu des enfers, ont abandonné leurs enfants à cause du jugement de la société? Doit on oublier tout cela, toutes ces souffrances par jugement? C’est comme si nous décidions de ne pas soigner les personnes atteintes d’un cancer du poumon parce qu’elles fument. Elles l’ont bien cherché, non? Elles assument. C’est aussi absurde. Qui sommes nous pour juger? Qui a l’audace de se trouver supérieur pour savoir ce qui est bon pour les autres.

N’oublions jamais que la seule personne qui peut savoir ce qui est bon et juste pour nous c’est nous même. Restons vigilants à nos droits et à nos libertés!

#SimonedeBeauvoir  #SimonVeil  #SexismePasNotreGenre #AuSalonDesDames

* »La vague de la mèche orange » référence aux positions de Donald T sur la place de la femme dans la société