NOS SAINTES SIMONE

ou quand la vague de la mèche orange réveille notre féminisme

Aujourd’hui c’est un coup de gueule que je voudrais partager avec vous.

Je suis une adepte de la tolérance, du respect de l’autre. J’ai toujours essayé de transmettre à mes enfants la tolérance de la différence et je m’efforce de ne pas me laisser embarquer par mes à priori, ce qui je l’avoue n’est pas facile au quotidien. Il faut reconnaître que l’on n’est pas obligé d’aimer tout le monde, mais chacun à le droit d’avoir son point de vue et doit pouvoir s’exprimer en étant ce qu’il souhaite être. Avec le temps, je me suis bien rendue compte qu’on ne pouvait pas ou très peu faire changer d’avis une personne qui à des convictions même si elles nous semblent absurdes. Par exemple, je ne comprends toujours pas, pourquoi aujourd’hui l’on discute encore de la légitimité de l’homosexualité, qui est présente depuis l’antiquité et qui est même reconnu dans le monde animal. Encore plus, je suis surprise que les gens soient obligés d’avouer leur homosexualité. Je sais que le poids de la société est telle que c’est une vraie libération (Bravo @Fréderic Lopez si cela vous a libéré d’un poids, c’est courageux) mais cela ne devrait pas. Est ce que le fétichisme ou l’échangisme se note sur un cv? Trouver une cause  à ce qui nous déplaît est culpabilisant et non reconstructif.

Alors nous avons 2 choix. Soit nous décidons de nous battre et débattre sur le sujet en prouvant que nous avons la bonne façon de penser avec une argumentation scientifique a+b=c CQFD. C’est épuisant et terriblement ennuyeux. Soit nous acceptons que l’autre puisse penser différemment et nous laissons faire et dire. Oui mais voila, moi qui croyais que la voie de la sagesse, la bienveillance, l’altruisme, le respect d’autrui,  était la juste voie que nous recherchions tous!  C’est vraiment à en douter. Voulons nous vraiment parler de la liberté des femmes? de leur indépendance? Certaines femmes préfèrent être au foyer et d’autres non. Certains hommes aussi . Il semble logique d’avoir le choix. Dans ces moments de troubles et de questionnements, « the new orange wick wave »*, il est important de réfléchir à ce qui est bon pour soi-même et de défendre cette liberté. Je me rends bien compte que rester zen devant tout ces mouvements  anti-progressistes, rétrograde, m’est difficile. Ca bouillonne, je respire profondément pour ne pas devenir écarlate. Est ce que nous devons revenir aux années 1950 où les femmes perdaient leur job et même leur logement simplement parce qu’elles étaient enceinte hors mariage? La société les condamnait à supporter seule cette épreuve. Devons nous faire fis de ses années de lutte des femmes pour nous donner le droit aujourd’hui de s’instruire, de voter, d’avoir notre compte bancaire, de faire nos propres choix sans l’aval des hommes, de choisir notre plaisir autant que les hommes et de le partager sans en payer le prix fort?

Etre indépendante au même titre que les hommes, être féministe c’est être l’un à côté l’autre, main dans la main pour construire son avenir et celui de nos enfants.

Parce qu’il faut un jour assumer ses idées et sa vision de la justesse, défendre le droit à l’avortement est pour moi un élément essentiel pour le respect de chacun. Il ne s’agit pas de légiférer sur « toi tu as le droit parce que je tu as été violée et pas toi parce que tu as oublié de prendre ta pilule à 20h et que là il est minuit et bien c’est trop tard! » Il existe des multitudes de situations que le législateur ne peut pas mettre dans des cases. Combien de femmes ont perdu la vie, ont vécu des enfers, ont abandonné leurs enfants à cause du jugement de la société? Doit on oublier tout cela, toutes ces souffrances par jugement? C’est comme si nous décidions de ne pas soigner les personnes atteintes d’un cancer du poumon parce qu’elles fument. Elles l’ont bien cherché, non? Elles assument. C’est aussi absurde. Qui sommes nous pour juger? Qui a l’audace de se trouver supérieur pour savoir ce qui est bon pour les autres.

N’oublions jamais que la seule personne qui peut savoir ce qui est bon et juste pour nous c’est nous même. Restons vigilants à nos droits et à nos libertés!

#SimonedeBeauvoir  #SimonVeil  #SexismePasNotreGenre #AuSalonDesDames

* »La vague de la mèche orange » référence aux positions de Donald T sur la place de la femme dans la société

 

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LE BONHEUR N’EST PAS QUE DANS LE PRE

Mais c’est quoi cette course au bonheur, ce besoin d’être en état de grâce en permanence? On cherche dans tous les coins les moyens d’y accéder avec frénésie. J’ai envie de vous dire que la grisaille y est pour quelque chose, la baisse de lux influence notre humeur pendant l’hiver. Pas de doute nous sommes plus efficaces avec du soleil*. On rajoute un peu d’incertitude de demain, le doute d’être éligible au bonheur et nous voilà en train de réfléchir comment nous pourrions décrocher la timbale. On ne naît pas heureux avec toutes les armes pour le bonheur ou au contraire atrophié de la sérotonine avec un gène défaillant.

Le bonheur n’est pas inné, il ne se trouve pas au coin de la rue ou dans un champs de blé,  il se construit avec entraînement et assiduité. »

« Ah, si j’étais riche! », avouez, nous avons tous chanté cette litanie. Prenons quelques instants pour réfléchir à notre définition du bonheur.  Est ce avoir réussi à s’acheter la grosse voiture qui nous fait rêver? une grosse maison? une grosse bague? un gros sac? Faites votre liste.

Je serai super heureuse si……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Notre ami Larousse dit :  « Le bonheur est un état de satisfaction complète caractérisé par sa stabilité et sa durabilité. Il ne suffit pas de ressentir un bref contentement pour être heureux. Une joie intense n’est pas le bonheur. Un plaisir éphémère non plus« . Du point de vue de l’étymologie, « le bonheur est l’aboutissement d’une construction, qui ne saurait être confondue avec une joie passagère »

Et bien nous y voilà, une construction méticuleuse, une succession d’état de satisfaction à vivre pleinement chaque instant. La première bonne nouvelle c’est que le bonheur existe et que ce n’est pas un concept d’illuminés. Non, des scientifiques, des philosophes se creusent les méninges pour l’expliquer et l’enseigner de façon ludique; il existe même l’Observatoire du bonheur. Bonheur et science en conscience pour en savoir plus.  Ce qui est une certitude c’est qu’il n’y a rien de standard dans tout ça et que la définition du bonheur est propre à chaque individu et elle est liée au moment où il y réfléchi. En perpétuel évolution avec le temps, impossible de figer le bonheur. Aussitôt apprivoisé, il se fait la malle.

Daniel TODD GILBERT  écrit dans son livre* « Et malgré notre obsession du bonheur, nous ne serons jamais aussi heureux que notre imagination nous le promet… »

Nous avons une tendance à imaginer notre bonheur en nous projetant dans des situations idéales, à enjoliver le cadre et du coup à le rendre inaccessible. Stop à la frustration. Décidons d’identifier toutes les situations qui nous ont fait plaisir, et pour ne rien perdre, faisons le chaque jour. Notre liste des bonheurs au présent. Petit ou grand ne soyons pas avares, retenons les tous. Au moins ceux là sont bien réels, à taille humaine, sans anticipation et surestimation. Fini les « l’année prochaine, je serai plus heureuse parce que j’aurai mon diplôme, ma voiture et un chéri » Oui? et là tout de suite, présentement tu as quoi? parce que l’année prochaine, il n’y a aucune certitude de ce que tu imagines. Pas d’inquiétude, notre cerveau redéfinira les contours du bonheur au fur et à mesure et l’année prochaine tu auras un autre bonheur.

Il n’y a qu’une solution, conjuguons le bonheur au présent, et pas de conditionnel!  devenons eudémonisme pour notre survie, parce que c’est motivant de s’améliorer pour vivre de mieux en mieux, tout est une histoire d’équilibre et de niveau de curseur.

 

 

 

 

Au final, l’important c’est d’aimer la vie. C’est donner un sens fort à ses actions. Prenez conscience de ce que vous faites. Le bonheur, c’est connaître des moments de joie, éprouver du plaisir, mais aussi trouver une raison d’être à notre existence et à ce que nous avons décidé de faire.

Je terminerai par une citation d’ Alexandre Jollien « A mes yeux, le bonheur est intimement lié à notre présence au monde, à la façon d’habiter l’instant, à notre disponibilité au réel et aux autres » 

 

Le Bonheur en 8 leçons selon Yves Alexandre Thalmann*

  1. Pensez positivement
  2. Stoppez les comparaisons néfastes
  3. Exprimez votre gratitude
  4. Apprenez à pardonner
  5. Faites preuve de générosité
  6. Savourez les petits plaisirs de la vie
  7. Prenez soin de votre corps
  8. Soyez dans le flux

#happy #enjoy

Références et lectures :

Effets physiologiques de la lumière

Et si le bonheur nous tombait dessus de Daniel TODD GILBERT

L’apprentissage du bonheur de Tal Ben-Shahar

Petit cahier d’exercices d’entraînement au bonheur    de Yves Alexandre Thalmann