A la rencontre de soi

ying-yang Il y a quelques années, j’ai rencontré Pascale. Une femme joviale pleine d’humour et d’empathie. Nous avons partagé des séances de méditation et au fils de nos rencontres j’ai découvert son cheminement vers une vraie réalisation de soi. Une envie de sortir de sa zone de confort pour aller vers ce qui est, aujourd’hui, une évidence pour elle. J’ai voulu partager avec vous son nouveau chemin qui est  devenu un support évident, positif, quelque soit la période de votre vie

.pascale Faussey

Pascale, pourrais-tu te présenter en qqes lignes ?

Je suis une femme de 55 ans, qui a choisi de quitter le confort d’un emploi, dit « sûr », de cadre supérieur dans un organisme de sécurité sociale au bien-être d’une activité dans laquelle je me sens enfin ! utile. Je suis coach depuis fin 2014 et hypnothérapeute depuis juin 2015.

D’où te vient cette idée de cette activité ?

En fait, je pense que je suis née pour accompagner les personnes en difficulté. C’est en quelque sorte « ma mission ». Mais ce sont les « hasards de la vie » qui m’ont fait postuler à l’époque dans une caisse d’allocations familiales de province. J’étais en couple, je devais travailler, et j’ai passé un concours qui m’a permis d’obtenir le seul poste disponible. J’ai évolué progressivement, grâce à mes compétences et ma volonté, grâce aussi à mes qualités relationnelles. Un responsable de service m’a fait confiance en me nommant sur un poste de manager.

A 37 ans, j’ai obtenu un poste en région parisienne, où j’ai lié une amitié extrêmement forte avec mon adjointe. A cette époque elle était en rémission après un cancer du sein. Elle a ensuite eu des métastases au niveau des vertèbres. Elle a lutté courageusement jusqu’à son décès en août 2007. Est ce moment douloureux qui m’a fait regarder ma vie autrement? Je ne saurais dire mais c’est à partir de ce moment que je me suis sentie de plus en plus mal dans mon travail. J’avais un sentiment d’inutilité grandissant.

Il fallait que j’agisse. Bilan de compétence, informations sur le coaching et une envie d’accompagner les autres, le changement était en marche.

Qu’est ce qui t’as décidé à sauter de l’idée à l’action ?

Au fil de temps, mon mal être s’est amplifié. Ce que je faisais m’intéressait de moins en moins, mais m’avait-il intéressé un jour?

Un « pétage de plombs » m’a décidé à agir. Via un CIF*, je me suis formée au coaching. Mais quand on commence, on ne peut plus s’arrêter. Hypnose, PNL,…. et tout s’est enchaîné.

Le 1er janvier 2016 je quittais mon employeur avec le sourire.

*CIF : congé individuel de formation

Quel est ton objectif ?

Mon objectif est d’accompagner les personnes dans l’atteinte de leurs propres objectifs, de les aider à changer leurs comportements, et surtout à se sentir mieux. Je suis particulièrement sensible touchée par les personnes atteintes d’un cancer.

Qu’est ce que cela à changer dans ta vie ?

Je me sens enfin utile. Et je travaille chaque jour à m’améliorer, que ce soit avec mes clients ou dans ma vie personnelle.

En quoi l’hypnose que tu pratiques peut aider les femmes touchées par un cancer du sein ?

L’hypnose est un merveilleux outil permettant d’agir directement sur l’inconscient, avec des conséquences tant psychologiques comme le mieux-être, les angoisses… que physiques. J’ai l’exemple très récent d’une cliente venue me voir car, pendant et après les traitements pour un cancer du sein, sa libido n’était plus au rendez-vous, et elle souffrait durant la pénétration. Pire, son gynéco évoquait une contraction définitive de son vagin, sans possibilité d’amélioration. Or, après deux séances d’hypnose, ses rapports sexuels se sont très nettement améliorés par un lâcher prise.

Qu’est ce que tu te dis tous les matins ?

Je me dis que je suis heureuse de vivre, heureuse d’aider à l’amélioration de la vie de mes clients.

Qu’est que tu voudrais dire aux médecins et aux acteurs médicaux qui accompagnent les femmes touchées par le cancer du sein?

J’aimerais qu’ils soient plus attentifs au mieux-être psychologique de leurs clients, souvent déterminant dans la façon d’aborder leurs traitements.

Qu’est ce qui t’agaces ?

Les « sentences » qui paraissent définitives, comme celle mentionnée dans mon exemple ci-dessus. Les médecins devraient réviser leurs certitudes et faire plus souvent confiance à la volonté de leurs patients.

Qu’est ce que tu admires chez les femmes ?

J’admire leur force, notamment face à la maladie. J’ai participé à la Parisienne il y a 3 ans, à l’Odyssea l’année passée et cette année, et quand je vois ces mouvements  de solidarité, je suis bluffée.

Que voudrais-tu leur dire ?

Que si je dois être confrontée moi aussi à cette maladie, j’espère avoir leur force !

Tu voudrais partager quelques choses en particulier?

Oui, pousser un coup de gueule contre ces femmes, mais aussi ces hommes qui ne cessent de vouloir être « parfaits », et qui se génèrent des angoisses quotidiennement pour atteindre cette « perfection ».

La perfection n’existe pas !!!

Ils n’ont pas encore compris que ces angoisses les rongent, et qu’elles peuvent être la source de maladies.

Et pour finir,  je voudrais inciter les femmes et les hommes à oser exprimer leurs besoins, leurs ressentis.

« TOUT CE QUI NE S’EXPRIME PAS S’IMPRIME »

Merci Pascale pour ce bel engagement et cet altruisme, nous te souhaitons de faire de nombreuse rencontres pour que tu puisse donner à chacun une part d’amour de l’autre…

Les personnes intéressées peuvent te retrouver sur les réseaux sociaux et te contacter pour plus d’information

 

Références Hypnose & Cancer :

http://therapies-complementaires.com/mieux-vivre-cancer-role-hypnose/

https://www.sante-hypnose.com/fr/application-hypnose/sante-hypnose/traitement-cancer-hypnotherapie.html

Musique de relaxation

 

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SE NOURRIR D’UN FOU RIRE

Hier soir je suis allée, avec une amie, voir une pièce de théâtre. Non, pas de séance « au théâtre ce soir » ni « attribution des Molières ». Une pièce de théâtre dont j’ai oublié le nom, représentée par une troupe d’amateurs, que j’ai certainement déjà oublié. Quel intérêt de vous en parler alors?  et bien à la fin de la pièce, nous avons rencontré les acteurs. Moment solennel où l’on y va de son « super », « vraiment bravo » « le texte était vraiment riche »… Sincèrement, quelle que soit la situation je trouve toujours audacieux de se mettre en scène devant tout le monde, alors respect à tous les acteurs pour leur courage. Bref nous avons essayé de boire le verre de l’amitié et nous avons pris un fou rire. Est-ce que nous avons projeté nos vies dans 20 ans, à la maison de retraite? est-ce d’avoir bu dans un gobelet en plastique fendu? est-ce la situation dans son ensemble? ou un état de fatigue avancé? Nous en avons eu les côtes qui en tremblaient et j’ai failli m’en étrangler le gosier. J’en profite pour remercier Hélène de ce moment qui m’a permis de passer une excellente nuit. Parce qu’un fou rire vaut bien un somnifère.

Cela m’a connecté à une expérience que j’ai vécue il y a 3 jours. Une coïncidence? Allez savoir. J’ai participé à une séance du Yoga du rire. Oui oui, c’est très sérieux!  Je me suis inscrite par curiosité et pour partager ça avec une copine. Explication de Françoise, notre « coach du rire » C’est une technique mise au point par Dr Madan Kataria « rigologue »!  Mais c’est que c’est très sérieux! Je découvre le champ de mon ignorance avec surprise. Moi qui suis plutôt joviale, je découvre que le rire a des vertus thérapeutiques, et même des études scientifiques le prouvent. La science n’a pas de limite aux questionnements, je suis impressionnée. Si si et rien de drôle la dedans. « le Dr David Servan Shreiber, le Dr Raymond Abrezol entre autres, affirment qu’avec le rire, les cellules immunitaires sont plus actives contre les virus ou le cancer… Est prouvé que le rire a un impact profond sur le système immunitaire et sur le cours de la maladie »

C’est très sérieux! Yoga du rire en savoir plus. Alors comment se passe la séance? et bien un peu comme au yoga, on détend son corps, on se concentre sur sa respiration. On lâche les tensions et on lâche petit à petit notre jugement, on lâche prise sur notre image du ridicule, on va rire sans blague à toto, sans rire et chanson, sans les grosses têtes. On va rire juste pour le bienfait du rire. Bon, c’est pas simple de lâcher prise sur la situation. Pas de caméra? c’est bon je ne connais personne, je ne les recroiserai pas, je peux me lâcher. Et nous voila à imaginer des situations dans lesquelles on rit. En croisant son voisin en le regardant dans les yeux… pas facile. Qu’est que, celui qui croise mon regard, va penser de moi?  Mais il s’en fiche complètement ma grande, il pense à son « ho ho ha ha ha » et c’est ce que tu devrais faire aussi! et petit à petit on rentre dans la danse du rire. On prend conscience des muscles qui travaillent et son corps devient plus léger, c’est magique. Non aucune magie la dedans c’est juste vous qui mettez au repos vos lobes frontaux  (lieu du raisonnement et du jugement) et vous qui oxygénez les lobes temporaux (lieu des émotions). La situation que j’ai retenue, c’est quand on imagine se servir un verre, le verre de l’amitié et que l’on s’esclaffe! le téléphone est aussi plutôt bien.

On finit au repos assis, les yeux fermés, oui c’est mieux les yeux fermés. Et Françoise nous demande de libérer les derniers rires intérieurs. Incroyable, il y en avait encore plein. On rit parce que, oui on est bien, oui c’est drôle cette mise en situation, oui nous nous en sommes plutôt bien sortis, oui nous sentons que c’est agréable d’avoir le visage illuminé, oui on a oublié notre vie pendant 1 heure. Ce qui est fabuleux c’est que l’on est content de ce moment partagé. Entendre les autres rires, entraîne notre rire, certains rires sont très très communicatifs. J’ai vraiment aimé ce moment et pris plaisir de discuter ensemble après. Des nouveaux amis du rire!

Payez-vous une bonne tranche de rire. Ma grand-mère disait, « Rire ça vaut un bifteck » 

Alors n’hésitez plus, poussez votre curiosité, renseignez-vous, des ateliers sont proposés. Milieu du travail, milieu carcéral, centre anti-cancéreux, etc.

Annuaire du yoga du rire

Pour en savoir plus sur cet atelier : laboratoire du bien-être au travail

Merci à Françoise, Merci à Valérie pour avoir partagé le tuyau;-)