Crabvador et compagnie

C’est en tombant sur la super initiative « le salon deskfighteuses » que j’ai découvert Séverine. Son peps m’a plu. Toute cette énergie pour dire « f…k » au cancer ça m’a plu. Et puis je suis allée rencontrer Dominique Cordier de l’ERI du Centre de Léon Berard de Lyon qui a fini de me convaincre que je devais en savoir plus sur cette femme. Alors je lui ai proposé de parler d’elle et de ses nombreuses actions. Comment de ce foutu cancer du sein elle en a fait une force et comment cela lui a permis de se découvrir encore plus. Au final une aventure avec de belles rencontres ….et une nouvelle vie et un sourire qui en dit long!

Séverine, pourrais-tu te présenter en qqes lignes ?

Séverine, 41 ans (oulàlà déjà), je suis maman de 2 ados et belle mère de 2 autres. Et oui, la joie des familles recomposées!

Je travaillais comme assistante sociale en milieu psychiatrique jusqu’en octobre 2016, date à laquelle on a mis le mot cancer sur la vilaine boule que j’ai sentie dans mon sein gauche.

Qu’est ce que cela à changer dans ta vie ? ou Quel est devenu ton regard sur la vie

Ce qui a changé, c’est qu’on prend conscience brutalement qu’on est mortel, oui bien sûr, on le savait déjà avant, mais là, c’est une piqûre de rappel assez violente.  Du coup, on voit un peu la vie différemment, on arrête de remettre au lendemain et on profite à 200% du jour présent.

Puis, pendant la phase de traitement, le changement continue. D’abord, physiquement, quand tu te retrouves sans cheveux, sans cils, sans sourcils, un sein en moins… Il faut apprendre à réaprivoiser son corps, à affronter le regard des autres, à s’accepter comme on est et à rester femme malgré tout. La maladie m’a davantage donné confiance en moi, elle m’a appris à me redécouvrir, je me mets beaucoup moins de barrières, et j’ose « oser ».

Qu’est ce que tu te dis tous les matins ?

Que j’ai de la chance d’être là et que ça va être une belle journée.

D’où vient cette idée de cette activité ?

L’écriture a été mon exutoire pendant les traitements. J’ai ouvert un journal où je posais mes maux. Ça m’a beaucoup aidé, j’avais l’impression de ne pas être qu’une victime passive de cette saloperie, de garder une part de contrôle.

Avec l’aide des enfants, j’ai très vite donné un nom à  la tumeur, je voulais quelque chose d’humoristique, de décalé. C’était le moment de la sortie d’un épisode de star wars, alors c’est devenu Crabevador !

Qu’est ce qui t’as décidé à sauter de l’idée à l’action ?

Au départ, ce journal était pour moi, très vite, j’ai eu envie de le partager pour aider d’autres femmes à surmonter l’épreuve du k (ça doit être mon côté assistante sociale). Au fil des semaines, des mois, au gré des discussions, il m’a semblé aussi une nécessité de le partager pour sensibiliser et informer, car le K du sein est bien trop souvent banalisé.

A la fin de mes traitements, j’ai sauté le pas pour que mon journal de bord puisse être publié. J’ai tout fait seule, du 100% « made in Sev ». « Mon nibard VS Crabevador » est en vente sur Amazon depuis décembre 2017. A ce jour, environ 200 exemplaires ont été vendus, j’ai de très bons retours et j’en suis ravie. La majorité de mes lectrices sont des femmes touchées par le K, mais aussi des proches et certains soignants.

« 100% made in Sev »

livresev

Ce qu’on me dit le plus souvent : « merci de dire tout haut, ce que l’on n’ose pas dire », « je me retrouve dans ton parcours », « merci, ça m’aide à avancer »…

L’idée de l’association est venue plus tard, elle a émergé le jour de ma mastectomie, en remontant du bloc opératoire. Si, si, j’te jure. Je venais de me faire enlever le sein, non pas à cause de la tumeur puisque la chimio l’avait complètement déglingué, mais parcqu’il y avait trop de risque de récidive à cause de microcalcifications. Je me suis dit qu’un jour un traitement existerait peut-être aussi pour éliminer les microcalcifications et que les femmes n’auraient plus à subir cette mutilation.

J’ai regardé mon conjoint et ma mère, présent dans la chambre et je leur ai dit :« on va créer une association et on reversera les bénéfices pour la recherche médicale »

Dégom’crab est né en octobre à la fin de mes traitements de radiothérapie.

logo

Quel est ton objectif ?

L’objectif de Dégom’crab est double :

sensibiliser et « bousculer » les idées reçues sur la maladie. Il y a encore trop de tabous autour du cancer. En 2018, on ne devrait pas se sentir mal à l’aise ou se cacher d’être ou d’avoir été malade.

Ce n’est pas un choix, c’est une expérience de vie difficile qui mérite d’être valorisée et non pointé du doigt comme quelque chose de négatif. C’est pour cela que j’ai organisé le 1er salon es k fighteuses à Lyon en avril.

-contribuer à la recherche contre le cancer en reversant nos bénéfices au centre Léon Berard

Qu’est que tu voudrais dire aux médecins et aux acteurs médicaux qui accompagnent les femmes touchées par le cancer du sein?

MERCI pour votre gentillesse et votre disponibilité.

 Qu’est ce qui t’agaces?

Certaines phrase stypes que je ne supporte plus type :

« ho c’est rien un cancer du sein ça se soigne bien », « c’est pas grave, les cheveux ça repoussent » ou le « c’est fini maintenant, tu devrais tourner la page ».

  Qu’est ce que tu admires chez les femmes ?

Ce n’est pas de l’admiration, mais plutôt une très belle découverte, c’est la solidarité qui existe entre « sœurs de combat ». J’échange avec de nombreuses femmes via les réseaux sociaux et je trouve qu’il y a un bel élan d’entraide et de soutien. Plusieurs sont devenues des amies. Pendant mes soins et encore maintenant, c’est auprès d’autres « roses » que je trouve le plus de soutien. 

Que voudrais-tu leur dire ?

MERCI les filles. Au plaisir de vous voir ou de vous revoir.

Et Bravo, vous êtes toutes formidables.

Tu voudrais partager quelques choses en particulier, mettre une photo, poussez un « coup de gueule » ?

Oulà c’est dangereux ta question, je pourrais t’écrire des pages entières !

Ce que j’aimerais dire, c’est que le cancer du sein « ça ne se soigne pas si bien », des femmes en meurent encore régulièrement, d’autres vivent avec des métastases et des traitements à vie, alors arrêtons de banaliser.

Dédramatiser oui, mais banaliser non !

Et la prévention ce n’est pas seulement pour « octobre rose ». Je sais bien que « médiatiquement », c’est une bonne opportunité de se faire de la « com », mais la prévention c’est toute l’année.

 

HA oui, je vais quand même te parler de ma page Facebook et instagram je l’ai ouvert en avril 2017, j’y raconte mon parcours avec une touche d’humour, tu y trouveras des photos, des textes, des vidéos.

Pour compléter cette page, j’ai ouvert depuis peu un blog : http://www.lecoindeskfighteuses.com 

L’objectif est de regrouper un max d’infos utiles et toujours de manière un peu humoristique, pour aider les personnes à affronter l’épreuve de la maladie.

Dégom’crab a aussi une page FB et insta, probablement bientôt un site internet.

Il y a aussi un groupe spécifique « le salon deskfighteuses » on l’on cause du 1er salon et ou je vais bientôt mettre les membres à contribution pour la préparation du second 

Pour trouver mon livre, c’est juste ici : https://www.amazon.fr/dp/197330001X

Et je vais terminer en te remerciant de t’intéresser à moi et à mes actions.

 

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I Love My Body Part II

Lors du dernier article sur l’acceptation de son corps, nous avons pu découvrir l’image de Marion Seclin dans son émouvante déclaration à son corps. Je vous avez promis de vous parler de personnes qui ont franchi un super cap pour leur plus grand bien!

Il y a quelques jours, je faisais partie de l’organisation d’un défilé pour une boutique de lingerie. Un challenge énorme pour l’image de soi. Ici pas de silhouettes formatées sélectionnées par les mensurations. Des femmes et un homme, et oui, un courageux parmi ces femmes, qui ont voulu se lancer un challenge personnel. Challenge plus ou moins important, plus ou moins avoué, plus ou moins exprimé mais un challenge quand même.

Un défilé de lingerie, un énorme Challenge

Ce qui était fabuleux c’est que pour chacun, c’était une première fois. J’ai pris conscience que chacun avait sa part de difficulté avec son corps et que les épreuves de la vie n’amplifient pas le phénomène. Défiler avec une prothèse mammaire après un cancer du sein n’est pas plus difficile que d’avoir 18 ans, faire 1m76 et avoir une mauvaise image de son corps. Tout dépend de comment on accepte d’être impacté par le regard et les paroles des autres.

Cette expérience de défilé où j’ai pu accompagner, écouter, rassurer avec ma sensibilité en connaissant l’importance des paroles sur notre image de soi, cette expérience a été riche en émotions. J’ai pu voir des personnes défiler avec fierté, avec une assurance certaine, en dégageant un réel plaisir d’être là. Un réel plaisir de se connecter avec son corps et en être fier. Ce qui m’a le plus touché ce sont les commentaires post défilé. Cette admiration sur cette assurance, oui une admiration se lisait dans les yeux. Les spectateurs ont retenu ce que chacun dégageait, en ont déduit une aisance sans soupçonner leurs dualités personnelles, les luttes avec leur représentation corporelle. Une vraie thérapie, une vraie expérience individuelle,  mais aussi collective.

Aujourd’hui je suis ravie d’avoir pu assister à cet événement. Pour les spectateurs mais aussi et surtout pour ces 5 personnes que j’ai trouvées formidables.

Si nous voulons avancer sur l’idée de vivre en paix, commençons par vivre en paix avec nous même.

Je prends conscience de l’importance de la nécessité d’accepter cette enveloppe, car ce n’est qu’une enveloppe et que ce qui est essentiel c’est ce que nous dégageons. Notre façon de nous exprimer, dont nous nous servons de notre corps pour rentrer en contact avec les autres et créer des connexions. Quelle que soit notre histoire, nous n’avons pas plus ou moins de chance. Les épreuves de notre vie, quelles qu’elles soient, nous façonnent et nous obligent à avancer. Faisons des choix pour nous même et non pas pour les autres. Prenons soin de nous pour nous et pour personne d’autre. Notre corps nous appartient et n’appartient à personne d’autre. Ne laissons personne dire ce qui bon et juste pour nous. Regardez autour de vous, les personnes en paix avec elle-même sont admirables quelle que soit leur silhouette.

« Love your body you are beautiful »

Mutilation corporelle suite à un cancer du sein ou toute autre atteinte physique, morale n’a que peu d’importance. Faites la paix avec vous même, vous êtes admirables. Respectez votre corps, il vous le rendra au centuple.

#bodycare #respectyourself #respect #defile #lingerie #challenge #emotion

Références:

Courage d’être soi de Jacques Salomé

 

 

 

 

I Love My Body Part I

Avec la vidéo c’est mieux!

Cette semaine j’ai pu découvrir la vidéo faite par Marion Seclin.  Ecoutez cet hymne à son corps. 2′ 35″. Cette vidéo est bouleversante. Marion. Mady est bouleversante. L’idée de ce billet n’est pas de parler de ce déchaînement médiatique dont elle est victime sur les réseaux sociaux. Non, je voulais vous parler de l’image de notre corps. Rien de bien nouveau en soi et pourtant encore bien des choses à dire.

Pour bien être sure de parler des justes choses, j’ai quand même recherché la définition du féminisme. Voilà c’est dit, dans féminisme il n’y a pas de sujet concernant le corps. Le féminisme est une doctrine née dans les années 1970 pour l’égalité des droits des femmes. Il est facile de comprendre la persistance de l’omniscience des hommes dont nous avons été imbibées dans chacune de nos cellules, et de façon trans-générationnelles… 1970 c’était hier…

Bref,  aujourd’hui je voudrais parler de notre corps. Marion nous rappelle avec une extrême pudeur que nous n’avons qu’un seul corps. Qu’il est notre véhicule sur cette terre. Que grâce à lui nous vivons des belles choses,  des choses invisibles, des ressentis forts et qu’il était d’une évidence criante que nous devions le respecter. Je vous invite à faire la liste de ce que votre corps vous permet de faire, de ressentir, d’éprouver. L’aspect physique, mécanique, les émotions ressenties, ce que nos sens nous permettent d’être, en connexion avec ce (et ceux) qui nous entourent. Prenons conscience de tout ce que nous pouvons faire. Faites la liste de tous les verbes utilisés avec notre corps.

Ecouter, voir, sentir, humer, manger, savourer, déguster, imaginer, chanter, danser, pleurer, rire, dessiner, lire, raconter, toucher, jouir, caresser, créer, jouer, réfléchir,… La liste est non exhaustive et inépuisable.

Mais c’est l’acceptation de notre enveloppe qui nous pose le plus de problème. C’est l’étape la plus difficile qui nous poursuit toute notre vie. J’aurais tendance à rendre cette difficulté exclusivement féminine mais je dois admettre qu’une nuance est nécessaire. Les hommes peuvent aussi avoir cette difficulté même si la société a été plus clémente avec eux. Notre image corporelle est faite de notre regard qui est souvent guidé par l’influence du regard des autres. C’est l’importance que nous acceptons de porter à tous ces mots qui nous sont adressés. Inutile de vous faire la liste, vous les connaissez mieux que moi. Je ne résiste pas à vous mettre quelques exemples quand même :

« Désolée madame, nous n’avons pas de pantalon pour votre silhouette,… ni votre taille d’ailleurs » (si si moi, j’ai déjà entendu…)

« Tu es un vrai garçon manqué avec cette coupe de cheveux »

« Tout ces tatouages, ç’est pas super pour chercher un emploi »

« Mets des talons, avec les mollets que tu as, ça affinera un peu ta silhouette »…

« Personne n’a le monopole du complexe » Soyez rassurée, il existe des solutions! le chemin est long mais la motivation peut donner une liberté insoupçonnable! Cela vaut le coup d’essayer. Au pire vous risquez quoi?

Il ne tient qu’à vous de ne plus vous laisser guider par le regard des autres.

Dans le prochain article je vous parlerai de personnes qui ont fait des choses qu’elles pensaient impossible…. un vrai challenge pour accepter son corps! et surtout pour prendre de la distance avec le regard des autres.

Rdv dimanche prochain… En attendant savourez tout ce que votre corps vous donne!

Plongez dans la grande aventure d’acceptation de votre corps

FB_IMG_1500570037894

Références:

Image de couverture @TobiasGremmler

Petit cahier d’exercices d’acceptation de son corps 

Lingerie pour accepter son corps

 

 

 

 

I Love My Body Part I

Cette semaine j’ai pu découvrir la vidéo faite par Marion Seclin.  Ecoutez cet hymne à son corps. 2′ 35″. Cette vidéo est bouleversante. Marion. Mady est bouleversante. L’idée de ce billet n’est pas de parler de ce déchaînement médiatique dont elle est victime sur les réseaux sociaux. Non, je voulais vous parler de l’image de notre corps. Rien de bien nouveau en soi et pourtant encore bien des choses à dire.

Pour bien être sure de parler des justes choses, j’ai quand même recherché la définition du féminisme. Voilà c’est dit, dans féminisme il n’y a pas de sujet concernant le corps. Le féminisme est une doctrine née dans les années 1970 pour l’égalité des droits des femmes. Il est facile de comprendre la persistance de l’omniscience des hommes dont nous avons été imbibées dans chacune de nos cellules, et de façon trans-générationnelles… 1970 c’était hier…

 

Bref,  aujourd’hui je voudrais parler de notre corps. Marion nous rappelle avec une extrême pudeur que nous n’avons qu’un seul corps. Qu’il est notre véhicule sur cette terre. Que grâce à lui nous vivons des belles choses,  des choses invisibles, des ressentis forts et qu’il était d’une évidence criante que nous devions le respecter. Je vous invite à faire la liste de ce que votre corps vous permet de faire, de ressentir, d’éprouver. L’aspect physique, mécanique, les émotions ressenties, ce que nos sens nous permettent d’être, en connexion avec ce (et ceux) qui nous entourent. Prenons conscience de tout ce que nous pouvons faire. Faites la liste de tous les verbes utilisés avec notre corps.

Ecouter, voir, sentir, humer, manger, savourer, déguster, imaginer, chanter, danser, pleurer, rire, dessiner, lire, raconter, toucher, jouir, caresser, créer, jouer, réfléchir,… La liste est non exhaustive et inépuisable.

Mais c’est l’acceptation de notre enveloppe qui nous pose le plus de problème. C’est l’étape la plus difficile qui nous poursuit toute notre vie. J’aurais tendance à rendre cette difficulté exclusivement féminine mais je dois admettre qu’une nuance est nécessaire. Les hommes peuvent aussi avoir cette difficulté même si la société a été plus clémente avec eux. Notre image corporelle est faite de notre regard qui est souvent guidé par l’influence du regard des autres. C’est l’importance que nous acceptons de porter à tous ces mots qui nous sont adressés. Inutile de vous faire la liste, vous les connaissez mieux que moi. Je ne résiste pas à vous mettre quelques exemples quand même :

« Désolée madame, nous n’avons pas de pantalon pour votre silhouette,… ni votre taille d’ailleurs » (si si moi, j’ai déjà entendu…)

« Tu es un vrai garçon manqué avec cette coupe de cheveux »

« Tout ces tatouages, ç’est pas super pour chercher un emploi »

« Mets des talons, avec les mollets que tu as, ça affinera un peu ta silhouette »…

« Personne n’a le monopole du complexe » Soyez rassurée, il existe des solutions! le chemin est long mais la motivation peut donner une liberté insoupçonnable! Cela vaut le coup d’essayer. Au pire vous risquez quoi?

Il ne tient qu’à vous de ne plus vous laisser guider par le regard des autres.

Dans le prochain article je vous parlerai de personnes qui ont fait des choses qu’elles pensaient impossible…. un vrai challenge pour accepter son corps! et surtout pour prendre de la distance avec le regard des autres.

Rdv dimanche prochain… En attendant savourez tout ce que votre corps vous donne!

Plongez dans la grande aventure d’acceptation de votre corps

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Références:

Image de couverture @TobiasGremmler

Petit cahier d’exercices d’acceptation de son corps 

Lingerie pour accepter son corps

 

 

 

 

Struggle for life Marie 1 /Cancer 0

Bonjour Marie,
Nous avons été touchées que tu aies accepté de porter la nuisette pour neoSensuelle et nous aimerions que nos lecteurs et lectrices te découvrent un peu plus.

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Peux-tu te présenter en quelques mots?

Bonjour Corinne, c’est moi qui te remercie.

J’ai 39 ans deux beaux garçons de 16 et 11 ans que j’élève seule depuis 2 ans. Je suis adjoint administratif dans une collectivité territoriale depuis maintenant 15 ans et ce que j’aime dans la vie… La vie, ma famille, mes amis et la peinture, le dessin, fabriquer des bijoux fantaisie, la mosaïque… L’art en général et le sport depuis quelques mois.

Peux-tu nous raconter comment s’est passé la découverte de ton cancer? 

J’ai découvert  une petite boule dans mon sein  gauche en prenant ma douche  un matin de décembre 2015.  Je ne me suis pas trop inquiétée au départ mais j’ai quand même pris rdv chez mon médecin  qui m’a envoyé passer une mammographie ainsi qu’une échographie et là  1er verdict, tout va bien ce rien revenez dans un an pour un contrôle. Environ 1 mois plus tard la petite boule de 2cm en faisait  8 et prenait tout le bas de mon sein et une 2ème avait fait son apparition. Je vais donc chez une autre gynécologue sur les conseils d’une amie, qui elle n’a pas l’air rassuré et demande une biopsie… 15 jours plus tard les résultats tombent.  J’ai bien un cancer! ……….. On me l’annonce de la même manière que si c’était une simple  grippe. Il y a des médecins qui ne sont pas très diplomates, heureusement pas tous.

Peux-tu nous dire ce qui a été le plus difficile à ce moment-là?

A partir de cet instant tout se bouscule dans ma tête, comment le dire à mes enfants, ma famille, mes amis? C’est presque plus difficile de l’annoncer à ses proches que de l’entendre soi même… Et toutes les questions arrivent en masse :  Vais-je mourir ? Perdre mes cheveux, mon sein… ? Mais le mode guerrière s’est enclenché le jour même de l’annonce, il va falloir surmonter cette épreuve,  pas le choix ce crabe ne m’aura pas !

Peux-tu nous expliquer pourquoi tu as décidé de participer au Pink Ribbon Award?

J’ai voulu participer au concours pour me prouver et montrer aux autres femmes touchées par un cancer du sein, que l’on peut rester féminine même avec un sein en moins, malgré les traitements, la fatigue…  Avec Marie nous nous sommes rencontrées grâce à des amis en commun, je lui ai parlé du concours, de mon envie d’y participer, de mes motivations.  Marie est une femme attentive dynamique,  pleine de vie, elle a accepté de suite et a été moteur dans cette aventure.
J’avoue que ça n’a pas été simple pour moi au départ, non pas de montrer mon corps «différent » mais d’être à l’aise devant l’objectif car je ne suis pas mannequin et ce n’est pas évident. Marie a su me mettre en confiance avec l’aide d’un ami, nous avons passé un bon moment et bien ri.
Bizarrement, je pense que je n’aurai pas pu le faire « avant » car j’avais un problème avec mon corps et le regard des autres. Ce n’est plus le cas maintenant.

Aujourd’hui nous avons eu de nombreuses réactions concernant tes tatouages, peux-tu nous dire ce qu’ils représentent pour toi?

Mes tatouages sont toujours un sujet de discussion ! On aime ou on déteste mais peu importe, ils font partis de moi. Celui qui a été le plus important pour moi est le 1er fait  après les chimiothérapies (car interdit de se faire tatouer pendant cette période), un escarpin qui écrase un crabe avec le talon. Toute une symbolique pour moi. Un combat de gagné et un pied de nez à ce fichu crabe  qui a bouleversé ma vie ! Je suis comme ça.

Une épreuve ou un événement marquant ma vie= un tatouage.

Le petit dernier se trouve sur le décolleté, je l’ai fait faire pour ne plus voir le point de tatouage qui avait été fait pour les séances de radiothérapie. Il est vrai que personne ni prêtait attention, mais moi oui  et maintenant on ne le voit plus !  Je pense que mes tatouages m’ont aidé à m’accepter.

Photo sélectionnée au Concours Pink Ribbon Award 2016 /
Photographe Marie Laure WetzlerMarie Pink Ribbon

Que voudrais-tu dire aux femmes qui traversent cette épreuve?

Je voudrais dire aux femmes  qui vivent cette épreuve de croire en elles. Enclenchez le mode guerrière car c’est un combat long et difficile, mais étonnamment on en sort plus forte.  J’ai eu la chance d’être entourée par ma famille et mes amis tout au long de ce parcours du combattant. Mes enfants ont été formidables également en m’acceptant sans perruque car je ne voulais pas en porter. Ils m’ont soutenu dans chaque épreuve et décision que j’ai prisent, comme de participer au concours Pink.
J’ai aussi la chance d’avoir été et d’être toujours suivi à l’Institut Curie où l’équipe médicale est au top. Que ce soit les médecins, les infirmières, les aides-soignantes, l’assistante sociale et j’en oublie certainement, ils ont toujours un mot, un geste pour les patients quand on en a besoin. Il se créé un lien de confiance tout au long de ce parcours qui est important. Je conseillerai également de toujours prendre soin de soi pendant les traitements car on peut rester belle et féminine même chauve avec un seul sein. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est la perte de mes sourcils, j’avais l’impression de ressembler à Gollum ! Heureusement,  il  existe des artifices pour y remédier.
Concernant mon travail, je l’ai repris en avril de cette année et le retour a été compliqué.  Je pense que les employeurs ne savent pas comment se comporter avec nous et sont maladroits.

Veux-tu parler de quelque chose en particulier?

Aujourd’hui, je croque la vie à pleine dents ! Cette épreuve m’a rendu plus forte, du moins je le pense. Le regard des autres me fait moins peur,  j’essaie de fuir les choses et personnes toxiques  au maximum. Je mange plus sainement et écoute mon corps, chose que j’ai eu du mal à faire après les chimiothérapies. J’avais envie de sortir et voir mes amis tout le temps mais la fatigue et les douleurs nous rappellent à l’ordre. Donc maintenant quand je suis fatiguée, je m’écoute et ne force plus. J’ai enfin compris que se reposer et  dormir n’était pas une perte de temps. J’ai aussi le projet de changer de métier et ferai mon maximum pour y arriver.

Peux-tu nous dire pourquoi tu as accepté de participer au shooting photo de la nuisette neosensuelle qui te va très bien d’ailleurs?

J’ai accepté de faire ce shooting car c’est de la superbe lingerie pensée, créée et faite par une belle personne. Je trouve ça top de penser aux femmes qui ont subi une mastectomie en leur rendant leur féminité grâce à de beaux sous-vêtements qui sont de plus accessibles. Merci et bravo à toi, à neoSensuelle de rendre les femmes encore plus belles qu’elles ne le sont !

Je te remercie du partage et nous aimerions te souhaiter le meilleur pour ta vie et tes projets de changements d’orientation professionnelle. Est-ce que les lectrices et les lecteurs peuvent te contacter?

C’est moi qui te remercie et je me tiens bien évidemment à disposition pour toutes questions ou simplement échanger avec celles et ceux qui le souhaite. Contacter Mary

#résilience #uneepreuveuntatouage

Mais Ou Est Donc… ma féminité ?

Ma Féminité, Ma conjonction de coordination

« quelle utilité  à mon  âge maintenant ?! » « Je n’ai jamais ressenti le moindre manque du côté de ma féminité« ,

Je me souviens des paroles de Maria dans le post « Entre Mère et Fille« . Depuis mes fonctions cognitives sont en alerte,  ça chauffe du côté des neurones du système limbique, ça s’agite du côté de la curiosité. Des questions sur la féminité en 4D!

Alors, mais où est donc ma féminité après une opération suite à un cancer du sein? avec ou sans mastectomie, il n’y a pas de différence dans les ressentis. Depuis 12 ans j’ai rencontré de nombreuses femmes affectées par un cancer du sein. Celles qui ont subit ou non une mastectomie, celles qui ont fait le choix de recouvrir leurs cicatrices de tatouages ou de se tatouer un signe pour ne pas oublier. Celles qui ressentent le besoin d’exhiber ce que leur super chirurgien a fait, une prouesse esthétique et celles qui sont insatisfaites du déséquilibre entre les 2 seins.  Mais comment oublier?  Comment intégrer cette nouvelle donnée sans souffrir tous les matins lorsque l’on s’habille?  Toutes ces belles rencontres, riches en émotions, en image positive de résilience, en fierté,  m’ont montré que chacune de ces réactions dépendent de l’idée de sa propre féminité. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réaction, c’est déjà une bonne chose! Aujourd’hui, plus 380 000 femmes ont été touchées par un cancer du sein depuis 10 ans. C’est 380 000  façons d’appréhender sa féminité. On est pas couché!

Comment faire pour se réapproprier son corps, l’accepter et être en accord avec lui?  Je me rend compte que la lingerie post opératoire que j’ai créé, est une goutte d’eau,  « une goutte dans  l’océan des besoins, mais une goutte d’eau qui aurait manqué à l’océan si elle n’avait pas été là » aurait dit Mère Teresa. Non je ne regrette rien et je suis ravie de découvrir toutes les nouvelles initiatives pour aider les femmes.

Les femmes et les hommes ce sont organisés pour partager cette étape essentiel de leur vie. Et sont nées de nombreuses associations. L’une des première est évidemment la Ligue contre le cancer  1918! « Prévenir, dépister pour mieux guérir » est leur fil rouge. Mais aujourd’hui toutes proposent des solutions pour que les patients se rencontrent,  échangent avec des professionnels de l’émotionnel. Il en existe beaucoup et il reste encore de la place pour de nouvelles initiatives. Chacun trouvera un groupe où échanger son vécu, où laisser déborder et exprimer ce trop plein d’émotion.  L’essentiel est de dépasser la superficialité des échanges et de pouvoir s’exprimer à cœur ouvert. Essayons réellement de voir plus clair dans ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur. Nous avons besoin des autres pour avoir la clairvoyance de nos ressentis. Acceptons cette conversation intime, d’abord avec nous même. Peut-être est-il nécessaire de commencer par l’écriture, mais soyons sincère. Quand on partage ses ressentis en ouvrant son cœur, ce n’est pas se fragiliser, c’est au contraire créer un lien qui est perçu par l’autre comme une marque de confiance. Un contact authentique peut naître.  Notre quête d’identité ne passe que par l’autre. « Lorsque tu me vois tel que je suis, j’existe ». Nous nous reconnaissons. « je te vois avec sincérité et humilité » Namasté!

L’importance de nos paroles est réelle, pour nous définir, pour définir notre féminité. Les épreuves de la vie nous poussent à la redéfinition de nous-même. Ma question était de savoir si faire le deuil de notre féminité était une solution après l’atteinte de nos organes, attributs de notre féminité, seins, ovaires, utérus?  Faire le deuil de sa féminité, serait renier une partie de soi-même, serait oublier une partie essentielle de soi, serait faire le deuil de son identité.  Aujourd’hui, je n’ai pas la réponse, mais je sais que le processus passe par une prise de conscience qui se fait grâce à ce que l’on accepte de partager.  Le chemin est propre à chacune et certainement chaotique.

Le chemin est long mais c’est une belle promesse de légèreté à l’horizon.

Je vous invite à découvrir Clarisse Pinkola Estes qui a écrit en 1996 « Femmes qui courent avec les loups ». Elle a passé sa vie à décortiquer notre psyché pour nous inciter à nous libérer de ce que l’on a au plus profond de nous même, cette féminité sauvage, libre et indépendante. Elle nous propose de suivre le chemin pour découvrir son « soi » et accueillir son identité en la respectant.

Dans ma boite à info :

Pour faire simple et comprendre ce qu’est une émotion j’ai repris mes classiques « Fred et Jamy » un petit rappel de 30min pour que ce soit limpide dans notre système limbique .

 

 

 

Arsenic et vielles dentelles

Le week-end dernier, j’ai arpenté les allées du Salon de la lingerie à Paris, toutes les nouveautés et les intemporelles pour les femmes. Un temple dédié aux femmes. Simone Pérèle disait en 1948 « Pour révéler leur beauté, commençons par libérer le corps ». A cette époque le corps était enserré, modelé, malmené. Qu’en est-t’il aujourd’hui? En déambulant entre les allées je me rend compte que la sensualité est là, au rdv. Mes yeux sont attirés par la sensualité de qualité et non de quantité qui donne un brin de vulgarité. Il n’est pas question de savoir d’où l’on vient dans le stylisme de la lingerie, mais plutôt vers quelle lingerie nous allons ou quelle lingerie nous voulons. Il semblerait que les femmes recherchent du confort avant tout. Elles n’ont pas envie  toute la journée, d’avoir des armatures qui les blessent, elles ont envie de respirer, de bouger, de porter toutes les tenues adaptées à leur quotidien, que leur culotte ne soit pas un élément de torture sous leur pantalon. Oui, nous voulons oublier notre lingerie mais attention, confortable oui, moche non!

Ce salon professionnel, est un nid d’idées qui se succèdent dans toutes ces marques qui, tout en gardant leur identité, rivalisent de créativité. La concurrence est rude, mais aujourd’hui, les matières permettent de faire de la belle lingerie confortable. Les jeunes créateurs sont toujours là avec de nouvelles idées, pour répondre à des besoins spécifiques. Parce que c’est bien connu; nous sommes tellement différentes, physiquement bien sûr, mais nos idées de la lingerie et de ce que nous voulons, nos goûts, aussi. Alors malgré toutes ces innovations, ces créativités, ces originalités, nous cherchons toujours quelque chose de nouveau.

Ce qui est essentiel  pour moi, c’est d’oublier ce que l’on porte au cours de sa journée mais d’être heureuse et fière de ce que l’on a choisi de mettre le matin. Juste pour soi. Avoir une satisfaction personnelle et intime de son reflet. Ma grand-mère me disait avec le ton de « ceux qui savent »! , « Ma petite fille, il faut mettre tous les jours des sous-vêtements propres (évidemment), assortis et en bon état au cas où il t’arrive quelque chose, on ne sait jamais » et tout ça avec le doigt tendu vers le ciel. Sous-entendu, si tu as besoin des pompiers, qu’ils ne tournent pas de l’œil en te déshabillant, si c’est nécessaire… Bon, je veux bien faire un effort pour les pompiers mais je vais quand même le faire pour moi avant tout, car voies-tu mamie,  je dois l’avouer je n’ai pas eu encore besoin d’eux en urgence….

Ce que je recherche c’est avoir la satisfaction du juste choix et le sentiment d’avoir été comprise et mes besoins entendus. Ce n’est pas si facile, mais quelle satisfaction lorsque que l’on est fière de porter de la lingerie qui nous plait. Il est important que l’acte d’achat de lingerie soit  un plaisir personnel, pour satisfaire sa propre image de soi et son intimité.

Il ne s’agit pas d’embellir mais de ce sentir belle.

Alors après avoir subi une opération mammaire, imaginez bien que les choses se compliquent. Il faut faire le deuil de sa féminité. Justement pourquoi aller jusqu’à faire le deuil de sa lingerie? J’ai voulu apporter ma modeste contribution à cette problématique, en créant neoSensuelle, mais je sais qu’il reste encore beaucoup à faire. J’écoute le commentaire des femmes, le retour des clientes, des magasins, et je travaille sur les prochains modèles…

J’ai une pensée toute particulière pour Benoite Groult qui nous a quittée l’année dernière et qui écrivait dans son livre « La touche étoile »

« Choisir de la lingerie est plus déprimant encore quand on n’a plus d’intérêt à ouvrir sa veste en tweed sur un sein nu ou à exhiber son nombril (…) Sois moche et tais-toi : il est temps de prendre le deuil de toi-même. Quel créneau pourtant, toutes ces « ménagères de plus de cinquante ans » et toutes ces chères folles de soixante dix ans qui font du sport et l’amour aussi et qui ont enfin le temps de penser à elle. Les concepteurs de sous-vêtements féminins sont nuls ! »

Alors pour Benoite et toutes les autres, en avant créativité!

Dans ces moments de trouble et de remise en cause de la féminité, prendre plaisir à se faire plaisir en choisissant sa lingerie est devenu un acte militant!

Mesdames, Militez!

#lesalondesdames #lingeriaddict #neosensuelle

 

 

A WISH JUST FOR YOU

*Un voeux juste pour vous

Et bien nous voici devant le démarrage d’une nouvelle année. Un petit bilan sur l’année passée s’impose. Si vous le voulez bien, trouvons des choses positives qui se sont déroulées en 2016, des faits qui ont améliorés la vision de nous même. Parce qu’il s’agit bien de cela aujourd’hui, de nous même et uniquement de nous. Jeanne Aigre et Marie Remords ne sont pas invitées. D’ailleurs vous pouvez les rayer de votre répertoire, ce serait une bonne décision pour cette nouvelle année.

Alors ce bilan? Qu’avons nous réussi à faire, à gravir, à transformer, à transmuter, à révéler, à développer, à surmonter, à surpasser, à métamorphoser, à sublimer?                   Ah oui quand même ce n’est pas rien. Ce qui est bien c’est qu’il y aura toujours de nouvelles choses à gravir, révéler, développer, découvrir… Nous n’en n’avons pas fini, mais nous sommes sur le bon chemin.

Nous pouvons décider de démarrer l’année avec de belles résolutions. Mais cette année, pourquoi ne pas faire un vœux pour vous même. Pas de vœux matériels, pas de liste de moyens qui tombent du ciel. Non juste un vœux pour vous respecter encore plus. Ah pas si simple à trouver… essayez encore.   Bon, je vous aide, mais je suis sûre que vous avez une liste de souhaits inavoués. Il est temps de rédiger votre « Wish list »et de la faire avec le cœur!

Qu’est ce qui serait le mieux pour vous? Qu’avez vous envie d’être au plus profond de vous même?  Etre audacieuse,  courageuse, tenace, apprendre à dire non, être à l’aise en public, être consciente de ses compétences et les valoriser, illuminer ce que l’on est capable de faire, avouer son amour, assumer ses préférences, planifier ce que l’on a vraiment envie de faire et que l’on n’a jamais osé, respecter son corps, être proche de ceux qui nous aiment, tout cela à la fois..?

Osez croire que tout est possible, trouvez ce qui vous comblerait et qui est à votre porté. Oui parce qu’il s’agit d’être sincère et honnête avec soi même!

A mon tour, je voudrais pour cette nouvelle année 2017, que chaque jour

  • soit une couleur de l’arc-en-ciel,
  • ait le goût du Piment d’Espelette, doucement délicat avec du caractère,
  • sente la rosée délicate du matin,
  • soit comme l’écorce d’un arbre au toucher rugueux, ou lisse qui transmette sa force,
  • soit enveloppé d’un souffle chaud du vent du sud au parfum d’épices.

 

#IWishYouJustTheBestFor2017

Libérez votre plume pour alléger votre Ame

Photo Heather Hansen by Bryan Tarnowski

Jeudi, Paris m’a accueilli avec un rayon de soleil. Une belle journée pour faire une belle rencontre. Il y a des jours, comme ça, où on est contente de se lever à l’idée que tout est possible.

J’ai rencontré la douce Caroline, et là « clap » voici une séance positive de « la vie est belle ». Caroline aussi a pris une claque dans la tête. A 32 ans un cancer a mis son dévolu sur son sein alors qu’elle était tranquillement installée les pieds dans l’eau de la Martinique. Caroline aime les mots. Elle aime jouer avec, les assembler, les faire chanter mais là il fallait qu’ils lui servent à penser ses maux. Dans le moment de la solitude du « après traitement » où « vous êtes sauvée », « au revoir madame, à dans 1 an pour vos contrôles », 3 millions, peut-être même plus, de questions vous torturent l’esprit sur ce que l’on va devenir. Caroline a choisi d’écrire ses émotions, ses ressentis, son sentiment d’abandon à la sortie de ses traitements. Elle a comblé ce vide, cette blessure, ses maux avec ses mots, parce qu’ils avaient du sens pour elle. L’écriture est venue naturellement comme un thérapie à son épreuve. Ca lui a donné la force de traverser ce désert, de se reconnecter avec elle-même, de libérer son esprit, de se pardonner, de se reconnecter avec son entourage. Essayer d’exprimer ce que l’on ressent n’est pas facile. Trouver la justesse, l’intensité de ses émotions. Ses écrits lui ont fait tellement de bien, qu’elle a pensé, à juste titre, que cela pouvait servir à d’autres femmes. Bingo, elle en fait un livre « En mon sein » pour partager ce qu’elle a ressenti et les astuces qu’elle a trouvées pour s’en sortir. Pour Caroline, cela ne s’arrête pas là, elle a décidé de continuer dans l’écriture et elle est actuellement sur 4 projets! Rien que ça. Il faut s’attendre à de belles surprises en 2017 #asuivre.

Ce qui est important dans tout cela c’est le pouvoir de l’écriture. Un journal intime, de gratitude est un moyen de booster son estime de soi. Juste pour soi sans l’idée de le faire lire. Pas de blog ou de livre, juste des lignes modestement alignées pour alléger son esprit, prendre du recul, écrire une lettre à un destinataire inconnu ou à une personne avec qui on ne peut échanger. Il y a mille raisons de se servir de l’écriture.

Il n’y a pas d’âge, pas d’heure, pas de lieu, pas de jour idéal pour écrire. Cela aide à trouver sa voie, la où nous sous sentons à notre juste place. On libère ses tripes, on lâche prise. Essayez, faites vous confiance, n’attendez pas que les autres vous dises « Oui, c’est bien ce que tu écris ». Faites le pour vous. Ceux qui se reconnaîtront dans vos paroles, si vous décidez de les partager, vous suivront.

Pour Noël, offrez-vous votre premier cahier libérateur!

Sur le web vous trouverez des exercices d’écriture, des ateliers d’écritures, des meet up où l’on peut partager la joie de l’écriture.

Blog L’écriture de Caro

#LiberezVosMaux #LiberezVosMots

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Respect yourself*

« Respect Yourself, na na na naaaaa na » Afficher l'image d'origine vous vous souvenez  The Staple Singers 1972

C’est en sortant d’un spectacle  « Nous les filles »   de la compagnie Piment, langue d’oiseau que cette chanson m’a envahi… et je n’arrive pas à m’en défaire. Ce spectacle sur le rapport des femmes à leur corps dans la société actuelle, m’a remis la notion de respect de soi-même au centre de mes réflexions.  Ce spectacle met en lumière le parcours de notre vie, de la naissance à notre dernier jour. Le reflet de ce que nous sommes et de ce que nous captons de la société.  C’est clair, nous construisons notre propre image en fonction de notre entourage.  Regardons nous dans le miroir et que sommes-nous devenues? Il ne s’agit pas de remettre en question le passé. Non,  il faut apprendre à faire avec ce que nous avons acquis et ce qu’on nous a donné.  Et aujourd’hui où en sommes-nous? Que voyons nous dans ce reflet? Une femme fière de ce qu’elle est pour elle-même? et non pas pour les aux autres?

Et là je rencontre Jeanne Aigre et Marie Remords. Jeanne me démontre que si elle n’est pas ce qu’elle rêvait d’être, c’est la société qui lui a rendue la vie dure et que les hommes sont avilissants et tout et tout.  Que c’est une fatalité de perdre sa dignité, c’est comme ça, on y peut rien…. Marie, elle, regrette le temps, un temps d’avant où c’était mieux, où les rapports avec les gens étaient mieux, où le respect était inné, que ce n’est plus pareil et que c’est bien triste parce que personne ne la respecte.

Oh hey les filles! on se réveille! et on regarde vraiment dans le miroir, on fait pas semblant. Oui parce qu’il s’agit bien de prendre conscience que nous devons nous respecter pour que les autres nous respectent. Que ce n’est pas une fatalité de perdre sa dignité.  Bon, on repart à zéro, il n’est jamais trop tard. On refait son Mood Board.  Quelle femme voulons-nous être? de quoi avons nous envie pour nous même et de quoi nous n’avons pas envie? Il ne faut pas confondre faire plaisir aux autres, en s’oubliant, sans se faire plaisir. Il ne s’agit pas de dire, plus tard, après ça je m’occupe de moi, j’aurais plus de temps, plus d’argent, moins de ceci, moins de cela, etc . Moi aussi j’ai été comme ça. Des rêves plein la tête, un idéal de vie fabuleux, des relations idéales. Tout y était, seulement j’avais juste oublié de vivre ma vie. Je vivais par procuration. Et puis un jour on prend conscience, en fait on prend une grosse claque, et là, nous savons ce qui est juste pour nous même et nous prenons la décision d’agir.

Le respect de soi même naît de notre pouvoir et non de notre faiblesse.

Et bien nous voici de nouveau autour de notre estime de soi, et notre capacité de croire en nous. En tout cas, il s’agit de faire de notre mieux , rappelez-vous les « accords Toltèques » pour arriver à avoir ce que l’on veut sans tricher. Les autres nous respecteront quand nous nous traitons de façon positive. Le respect de soi implique que nous choisissions nos sentiments à chaque instant. Nous avons toutes un rôle à jouer dans notre vie, avec sincérité, sans se voiler la face. Ce n’est pas une fatalité.

« J’accepte la grande aventure d’être moi » Simone de Beauvoir

Alors un peu d’aide, parce que le chantier est large, et qu’il faut bien commencer par quelque chose de facile, qui nous parle. Voici des exemples de phrases que nous disons, ou avons dites. Changeons juste notre vision des choses. Utilisons un kaléidoscope.

Je n’ai pas fait mon ménage Afficher l'image d'origine   Je me suis accordée du temps Afficher l'image d'origine

J’ai des ridesAfficher l'image d'origine          Elles sont l’expression de ma sagesseAfficher l'image d'origine

J’ai des grosses fesses    Afficher l'image d'origine  J’ai une assise confortable et généreuseAfficher l'image d'origine

Je ne suis pas assez intelligente   Afficher l'image d'origine  J’ai des compétences à développer Afficher l'image d'origine

A vous de continuer la liste, je suis sure que vous avez plein de bonnes idées 😉 Partagez les avec plaisir.

Alors oublions notre résignation, apprenons de nous même pour ne pas vivre en boucle des situations que nous ne voulons pas. Prenons conscience de nos forces, de nos capacités à faire nos choix, à changer d’avis et à dire non. Suivez votre intuition. Faites la chasse aux excuses.

#YesWeCan

Référence: je vous propose un livre pour purifier l’ego et affirmer son identité « Choisir la joie » de Sayana Roman

Sinon , « L’estime de soi pour les Nuls » existe édition 2015 Si, Si, ça existe

*respecte-toi