Billet d’humeur

« Monsieur, j’peux vous payer en petites culottes ? »

Je voudrais partager avec vous quelque chose qui m’horripile, me défrise, m’exaspère, me met en colère… et oui jusque-là.

Comme vous le savez je travaille depuis quelques temps avec des boutiques de lingerie indépendantes et ce sont ces femmes que je voudrais mettre à l’honneur.

Comme certaines d’entre nous, elles ont fait le choix d’être indépendantes et ont sauté le pas de l’Entrepreneuriat. Elles ont eu envie de créer un espace à leur image en ayant l’audace de vouloir partager leur passion. L’une a eu envie de créer sa boutique le jour où elle est allée chercher sa lingerie pour son mariage, l’autre c’est à la suite d’une rencontre avec une boutique, une ambiance, une délicatesse, une finesse spécifique à la lingerie qui l’a touché. Une émotion forte, intense qui les ont poussé à franchir le pas à un moment de leur vie. Un moment où une vraie réalisation était possible. Un moment où, après des années de travail pour le rêve des autres, elles ont eu envie de prendre en main leur destin.

Elles sont toutes venues à se dire qu’elles se devaient de franchir le pas pour s’épanouir et aussi pour partager leur passion. Parce toutes celles que j’ai rencontrées sont des amoureuses de la lingerie. Elles aiment la femme avec un grand F, la mettre en valeur, choisir de la lingerie pour les aider à s’aimer et aimer leur reflet dans le miroir. Elles font leur choix en pensant à elles, à ce qu’elles aimeraient porter pour se sentir belle.

Imaginez la satisfaction lorsqu’une femme entre dans leur boutique et a envie de tout essayer, repart en cabine avec 4, 5, 6 modèles. C’est immense. Elles ont vu juste et savent pourquoi elles se lèvent tous les matins. C’est aussi le regard des hommes et leurs commentaires qui les ravissent, lorsqu’ils poussent la porte pour choisir un ensemble, dans le but de faire plaisir à celle qu’ils aiment. Quoi de plus romantique ?

Ce sont elles aussi qui vous conseillent, vous aident à trouver la juste taille. 70% des femmes ne connaissent pas leur taille ou n’ont pas remarqué que leur corps avait changé. « Non, non j’ai toujours fait du 90B… »

Elles qui vous conseillent sur la forme adaptée à votre morphologie. Elles qui prennent le temps de vous écouter, de vous rassurer, de vous trouver ce qu’il y a de mieux pour vous. Peut-être même vous faire oser une forme que vous n’auriez pas imaginée.

Je les ai vu, lors du salon professionnel de la lingerie à Paris, dans cette caverne d’Ali baba, où toutes les grandes maisons de la lingerie, les intemporels, les créateurs proposent leurs créations. Ce sont les yeux remplis d’étincelles qu’elles font leur choix judicieux tout en refrénant leurs envies. Elles sont les fées qui vous apportent des rubans, des dentelles, des nœuds, des tissus, des couleurs, des formes toujours plus audacieuses.

Ce que je voudrais vous rappeler à vous toutes, c’est que ces boutiques sont indépendantes. Par indépendante, je veux dire qu’elles choisissent ce qu’elles veulent mais aussi en supportent les conséquences. Elles achètent les collections 6 mois à l’avance. 6 mois avant de vous les proposer dans leur magasin. Cette trésorerie, (jargon utilisé par les entreprises pour exprimer les fonds dont elles ont besoins pour acquérir leur stock), c’est elles qui la supporte et personne d’autre.

Alors lorsque vous venez leur demander de commander pour vous un modèle particulier, une taille, un coloris, ce sont elles qui en supportent les frais. Ce ne sont pas les marques qui leur font un prêt et une reprise si cela ne vous convient pas. Elles s’engagent et paient.

Avez-vous déjà pensé qu’elles pouvaient payer leur loyer en petites culottes ou en bas résilles ?

Lorsque vous passez 1h en cabine à essayer des tenues, c’est leur temps, leur expertise, leur passion qu’elles partagent, qu’elles vous donnent.

Alors mesdames, vous avez le droit d’hésiter, de choisir ce qui vous convient bien sur. Soyez juste respectueuses de tout cela.

La semaine dernière C. gérante d’une boutique sur Paris me racontait une anecdote :

Une femme la contacte pour savoir si elle a encore des maillots de bain (nous sommes en plein hiver). Elle part en voyage au soleil et a besoin d’un nouveau maillot. Elle descend son stock restant de cet été (encore de la trésorerie qui dors dans les cartons et ne paie pas le loyer…). Elles conviennent d’un rdv pour l’essayage. Après quelques essayages, la cliente regrette de ne pouvoir acheter le dernier modèle qu’elle vient d’essayer, qui lui va comme un gant, à la juste taille trouvée par C. (l’étiquette de son soutien-gorge ne permettant plus de lire la taille…) mais qui n’est pas dans le coloris qu’elle voulait (bleu marine au lieu de noir). Au final, elle repart en disant qu’elle devait réfléchir.

Bilan des courses : cette femme a rappelé C. pour lui redemander la juste taille qu’elle n’avait pas retenue, parce qu’elle était trop contente,  elle venait de trouver exactement le coloris qu’elle voulait … sur internet.

Comment pouvons-nous réagir ? Nous sommes ravies pour cette cliente, mais C. aura passé 2h et ne pourra toujours pas payer son loyer avec des petites culottes.

Les ventes en e-shop augmentent tous les trimestres de 15%. Comment peut-on imaginer que les commerces de proximités n’en souffrent pas ?

Lors des diners entre amis, que vous êtes attristés par le centre-ville où vous habitez, que vous trouvez dommage que les boutiques soient remplacées par des banques ou des agences immobilières, posez-vous la question de ce que vous faites ou pouvez faire pour agir. Parce que nous sommes tous acteurs.

Non la fermeture des boutiques indépendantes, la disparition des savoirs-faire, la disparition des jeunes créateurs n’est pas une fatalité, cela dépend de chacun d’entre-nous.

Si vous avez fait le choix de vous servir dans les boutiques de proximités, dites le, partagez-le, mettez un commentaire sur le site et les réseaux sociaux, aidez les à résister et à toujours être là pour vous donner des conseils.

Et puis lors d’un repas entre amis, soyez honnête, ne vous offusquez pas si vous n’agissez pas ou si vous préférez les grandes chaines de magasin ou que vous achetez sur internet pour attendre les meilleurs prix. Changez de sujet…

Ce billet d’humeur est dédié à toutes celles que je connais et qui se reconnaîtront, parce que je partage leur amour de la lingerie!

A Christine, Joelle, Manuella, Pilar, Claudine, Véronique, Martine, Yasmina, Tania, Caroline,  Françoise, Alissandre,  Marie-Dominique, Sylvie, Simone, Cynthia, Florence, Anne-Marie, et toutes les autres ….

  • lingerie

#lingerieindependante #passion  »

lingerieaddict

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A la rencontre de soi

ying-yang Il y a quelques années, j’ai rencontré Pascale. Une femme joviale pleine d’humour et d’empathie. Nous avons partagé des séances de méditation et au fils de nos rencontres j’ai découvert son cheminement vers une vraie réalisation de soi. Une envie de sortir de sa zone de confort pour aller vers ce qui est, aujourd’hui, une évidence pour elle. J’ai voulu partager avec vous son nouveau chemin qui est  devenu un support évident, positif, quelque soit la période de votre vie

.pascale Faussey

Pascale, pourrais-tu te présenter en qqes lignes ?

Je suis une femme de 55 ans, qui a choisi de quitter le confort d’un emploi, dit « sûr », de cadre supérieur dans un organisme de sécurité sociale au bien-être d’une activité dans laquelle je me sens enfin ! utile. Je suis coach depuis fin 2014 et hypnothérapeute depuis juin 2015.

D’où te vient cette idée de cette activité ?

En fait, je pense que je suis née pour accompagner les personnes en difficulté. C’est en quelque sorte « ma mission ». Mais ce sont les « hasards de la vie » qui m’ont fait postuler à l’époque dans une caisse d’allocations familiales de province. J’étais en couple, je devais travailler, et j’ai passé un concours qui m’a permis d’obtenir le seul poste disponible. J’ai évolué progressivement, grâce à mes compétences et ma volonté, grâce aussi à mes qualités relationnelles. Un responsable de service m’a fait confiance en me nommant sur un poste de manager.

A 37 ans, j’ai obtenu un poste en région parisienne, où j’ai lié une amitié extrêmement forte avec mon adjointe. A cette époque elle était en rémission après un cancer du sein. Elle a ensuite eu des métastases au niveau des vertèbres. Elle a lutté courageusement jusqu’à son décès en août 2007. Est ce moment douloureux qui m’a fait regarder ma vie autrement? Je ne saurais dire mais c’est à partir de ce moment que je me suis sentie de plus en plus mal dans mon travail. J’avais un sentiment d’inutilité grandissant.

Il fallait que j’agisse. Bilan de compétence, informations sur le coaching et une envie d’accompagner les autres, le changement était en marche.

Qu’est ce qui t’as décidé à sauter de l’idée à l’action ?

Au fil de temps, mon mal être s’est amplifié. Ce que je faisais m’intéressait de moins en moins, mais m’avait-il intéressé un jour?

Un « pétage de plombs » m’a décidé à agir. Via un CIF*, je me suis formée au coaching. Mais quand on commence, on ne peut plus s’arrêter. Hypnose, PNL,…. et tout s’est enchaîné.

Le 1er janvier 2016 je quittais mon employeur avec le sourire.

*CIF : congé individuel de formation

Quel est ton objectif ?

Mon objectif est d’accompagner les personnes dans l’atteinte de leurs propres objectifs, de les aider à changer leurs comportements, et surtout à se sentir mieux. Je suis particulièrement sensible touchée par les personnes atteintes d’un cancer.

Qu’est ce que cela à changer dans ta vie ?

Je me sens enfin utile. Et je travaille chaque jour à m’améliorer, que ce soit avec mes clients ou dans ma vie personnelle.

En quoi l’hypnose que tu pratiques peut aider les femmes touchées par un cancer du sein ?

L’hypnose est un merveilleux outil permettant d’agir directement sur l’inconscient, avec des conséquences tant psychologiques comme le mieux-être, les angoisses… que physiques. J’ai l’exemple très récent d’une cliente venue me voir car, pendant et après les traitements pour un cancer du sein, sa libido n’était plus au rendez-vous, et elle souffrait durant la pénétration. Pire, son gynéco évoquait une contraction définitive de son vagin, sans possibilité d’amélioration. Or, après deux séances d’hypnose, ses rapports sexuels se sont très nettement améliorés par un lâcher prise.

Qu’est ce que tu te dis tous les matins ?

Je me dis que je suis heureuse de vivre, heureuse d’aider à l’amélioration de la vie de mes clients.

Qu’est que tu voudrais dire aux médecins et aux acteurs médicaux qui accompagnent les femmes touchées par le cancer du sein?

J’aimerais qu’ils soient plus attentifs au mieux-être psychologique de leurs clients, souvent déterminant dans la façon d’aborder leurs traitements.

Qu’est ce qui t’agaces ?

Les « sentences » qui paraissent définitives, comme celle mentionnée dans mon exemple ci-dessus. Les médecins devraient réviser leurs certitudes et faire plus souvent confiance à la volonté de leurs patients.

Qu’est ce que tu admires chez les femmes ?

J’admire leur force, notamment face à la maladie. J’ai participé à la Parisienne il y a 3 ans, à l’Odyssea l’année passée et cette année, et quand je vois ces mouvements  de solidarité, je suis bluffée.

Que voudrais-tu leur dire ?

Que si je dois être confrontée moi aussi à cette maladie, j’espère avoir leur force !

Tu voudrais partager quelques choses en particulier?

Oui, pousser un coup de gueule contre ces femmes, mais aussi ces hommes qui ne cessent de vouloir être « parfaits », et qui se génèrent des angoisses quotidiennement pour atteindre cette « perfection ».

La perfection n’existe pas !!!

Ils n’ont pas encore compris que ces angoisses les rongent, et qu’elles peuvent être la source de maladies.

Et pour finir,  je voudrais inciter les femmes et les hommes à oser exprimer leurs besoins, leurs ressentis.

« TOUT CE QUI NE S’EXPRIME PAS S’IMPRIME »

Merci Pascale pour ce bel engagement et cet altruisme, nous te souhaitons de faire de nombreuse rencontres pour que tu puisse donner à chacun une part d’amour de l’autre…

Les personnes intéressées peuvent te retrouver sur les réseaux sociaux et te contacter pour plus d’information

 

Références Hypnose & Cancer :

http://therapies-complementaires.com/mieux-vivre-cancer-role-hypnose/

https://www.sante-hypnose.com/fr/application-hypnose/sante-hypnose/traitement-cancer-hypnotherapie.html

Musique de relaxation

 

La belle BREZZA en nuisette

Avant de vous raconter l’histoire de la belle BEZZA en nuisette, je voudrais vous raconter comment et pourquoi nous nous sommes rencontrées.

Au début du commencement, je voudrais vous parler de l’aventure du lancement de la  nuisette de neoSensuelle  à travers une campagne de crowdfunding Ulule.

Il faut bien se faire une raison, tout ne se passe pas toujours comme on l’avait prévu.

En tant qu’entrepreneure, on commence toujours une histoire avec une réflexion stratégique sur l’action. Le QQOQCP que l’on met à toutes les sauces.

Et ça y va des Résultat de recherche d'images pour "qqoqcp"brainstorming avec soi-même ou avec des personnes bienveillantes, oui ça c’est primordial. Des questionnements dans tous les sens. Et à un moment précis, c’est clair comme de l’eau de roche, limpide comme de l’eau de source. La « Time line » nette et précise apparaît. Alors, on s’organise pour mettre toutes les chances de notre côté, stagiaire, formation, écoute, discussion et on se lance. Commence l’aventure. Conception, prototypes, essayages, validation, organisation et communication….

 

 

 

Le résultat de cette campagne menée en juin et juillet 2017, nous le connaissons. L’objectif n’a pas été atteint. Mais est-ce réellement ça le plus important? Est-ce le résultat qui compte? ou le chemin parcouru qui est intéressant à regarder?

Et bien, ce qui a retenu mon attention et ce que je voudrais partager avec vous, c’est tout ce que j’ai pu vivre pendant cette période intense, parce que oui c’est intense!

Je dois vous dire que chacun d’entre vous a été un maillon positif de l’évolution de l’image de neoSensuelle. Impossible ici de faire la liste des rencontres, des interactions, des soutiens, je ne suis même pas sure de tous les connaitre.

Je choisirai de vous parler de 2 événements majeurs durant cette période.

Événement 1

Tout d’abord, la merveilleuse aventure avec les modèles amateurs qui se sont prêtées à l’exercice du shooting.   Marie la photographe a mené ça d’une main de maître.

C’est grâce à ma « Team bulding » du samedi matin, moment sacré de partage entre femmes juste pour le meilleur, que le projet a commencé. Les filles, je vous embrasse!

Merci!.png

Véronique,  Marie et celles qui ont rendues ce shooting possible. Les photos sont belles et la nuisette est faite pour vous. Touchée ou non par un cancer du sein vous avez montré qu’il était possible d’avoir une belle silhouette. Merci de l’avoir mise à l’honneur!

 

 Événement 2

Une autre des rencontres les plus marquantes, c’est ma rencontre avec Thierry à un challenge culinaire. Non ce n’était pas une soirée meetic. Thierry est éditeur de BD mais pas que…. il gère aussi un atelier de création graphique

Nous avons discuté et il m’a fait rencontrer BREZZA…

Ensemble nous en avons déduitBrezza en nuisette 001 que la nuisette neoSensuelle  irait très bien à cette belle femme. Après en avoir parlé au dessinateur, c’était décidé, Brezza porterait la nuisette. Aussitôt dit,  aussitôt fait,  Etienne Martin  habillait les belles formes de son héroïne en live sur facebook.

Merci à lui de ce merveilleux cadeau!

Alors pour ces belles rencontres et tout ce que vous avez pu apporter à neoSensuelle, l’aventure continue et il est aujourd’hui encore possible de réserver sur le site internet pour une fabrication en septembre 2017.

 

En conclusion, je voudrais vous dire qu’il n’existe pas une façon de faire mais qu’il existe votre façon de mener un projet, ou une action quelle qu’elle soit. Vous seul(e) connaissez les enjeux qui vous sont propres et sont essentiels à votre cheminement.

Cette expérience de la « campagne non aboutie mais positive », est applicable à toutes les étapes de notre vie. Faites confiance à votre intuition et vivez pleinement vos choix!

Si vous avez 1h devant vous, je vous conseille de découvrir Serge Marquis, délicieux Québécois et Pensouillard le Hamster qui nous aide à prendre conscience que le hamster qui tourne dans notre tête nous empêche bien souvent de vivre l’instant présent avec intensité. Le risque? c’est de ne retenir qu’1/1000ème de ce qui s’y passe et de ne retenir que le pire….

Alors lancez-vous, quelque soit le résultat ce sera une aventure enrichissante.

#vivrepleinement #lesvertusdelechec #brezza #positivepower #faitesvousconfiance #nuisette

 

 

 

 

Struggle for life Marie 1 /Cancer 0

Bonjour Marie,
Nous avons été touchées que tu aies accepté de porter la nuisette pour neoSensuelle et nous aimerions que nos lecteurs et lectrices te découvrent un peu plus.

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Peux-tu te présenter en quelques mots?

Bonjour Corinne, c’est moi qui te remercie.

J’ai 39 ans deux beaux garçons de 16 et 11 ans que j’élève seule depuis 2 ans. Je suis adjoint administratif dans une collectivité territoriale depuis maintenant 15 ans et ce que j’aime dans la vie… La vie, ma famille, mes amis et la peinture, le dessin, fabriquer des bijoux fantaisie, la mosaïque… L’art en général et le sport depuis quelques mois.

Peux-tu nous raconter comment s’est passé la découverte de ton cancer? 

J’ai découvert  une petite boule dans mon sein  gauche en prenant ma douche  un matin de décembre 2015.  Je ne me suis pas trop inquiétée au départ mais j’ai quand même pris rdv chez mon médecin  qui m’a envoyé passer une mammographie ainsi qu’une échographie et là  1er verdict, tout va bien ce rien revenez dans un an pour un contrôle. Environ 1 mois plus tard la petite boule de 2cm en faisait  8 et prenait tout le bas de mon sein et une 2ème avait fait son apparition. Je vais donc chez une autre gynécologue sur les conseils d’une amie, qui elle n’a pas l’air rassuré et demande une biopsie… 15 jours plus tard les résultats tombent.  J’ai bien un cancer! ……….. On me l’annonce de la même manière que si c’était une simple  grippe. Il y a des médecins qui ne sont pas très diplomates, heureusement pas tous.

Peux-tu nous dire ce qui a été le plus difficile à ce moment-là?

A partir de cet instant tout se bouscule dans ma tête, comment le dire à mes enfants, ma famille, mes amis? C’est presque plus difficile de l’annoncer à ses proches que de l’entendre soi même… Et toutes les questions arrivent en masse :  Vais-je mourir ? Perdre mes cheveux, mon sein… ? Mais le mode guerrière s’est enclenché le jour même de l’annonce, il va falloir surmonter cette épreuve,  pas le choix ce crabe ne m’aura pas !

Peux-tu nous expliquer pourquoi tu as décidé de participer au Pink Ribbon Award?

J’ai voulu participer au concours pour me prouver et montrer aux autres femmes touchées par un cancer du sein, que l’on peut rester féminine même avec un sein en moins, malgré les traitements, la fatigue…  Avec Marie nous nous sommes rencontrées grâce à des amis en commun, je lui ai parlé du concours, de mon envie d’y participer, de mes motivations.  Marie est une femme attentive dynamique,  pleine de vie, elle a accepté de suite et a été moteur dans cette aventure.
J’avoue que ça n’a pas été simple pour moi au départ, non pas de montrer mon corps «différent » mais d’être à l’aise devant l’objectif car je ne suis pas mannequin et ce n’est pas évident. Marie a su me mettre en confiance avec l’aide d’un ami, nous avons passé un bon moment et bien ri.
Bizarrement, je pense que je n’aurai pas pu le faire « avant » car j’avais un problème avec mon corps et le regard des autres. Ce n’est plus le cas maintenant.

Aujourd’hui nous avons eu de nombreuses réactions concernant tes tatouages, peux-tu nous dire ce qu’ils représentent pour toi?

Mes tatouages sont toujours un sujet de discussion ! On aime ou on déteste mais peu importe, ils font partis de moi. Celui qui a été le plus important pour moi est le 1er fait  après les chimiothérapies (car interdit de se faire tatouer pendant cette période), un escarpin qui écrase un crabe avec le talon. Toute une symbolique pour moi. Un combat de gagné et un pied de nez à ce fichu crabe  qui a bouleversé ma vie ! Je suis comme ça.

Une épreuve ou un événement marquant ma vie= un tatouage.

Le petit dernier se trouve sur le décolleté, je l’ai fait faire pour ne plus voir le point de tatouage qui avait été fait pour les séances de radiothérapie. Il est vrai que personne ni prêtait attention, mais moi oui  et maintenant on ne le voit plus !  Je pense que mes tatouages m’ont aidé à m’accepter.

Photo sélectionnée au Concours Pink Ribbon Award 2016 /
Photographe Marie Laure WetzlerMarie Pink Ribbon

Que voudrais-tu dire aux femmes qui traversent cette épreuve?

Je voudrais dire aux femmes  qui vivent cette épreuve de croire en elles. Enclenchez le mode guerrière car c’est un combat long et difficile, mais étonnamment on en sort plus forte.  J’ai eu la chance d’être entourée par ma famille et mes amis tout au long de ce parcours du combattant. Mes enfants ont été formidables également en m’acceptant sans perruque car je ne voulais pas en porter. Ils m’ont soutenu dans chaque épreuve et décision que j’ai prisent, comme de participer au concours Pink.
J’ai aussi la chance d’avoir été et d’être toujours suivi à l’Institut Curie où l’équipe médicale est au top. Que ce soit les médecins, les infirmières, les aides-soignantes, l’assistante sociale et j’en oublie certainement, ils ont toujours un mot, un geste pour les patients quand on en a besoin. Il se créé un lien de confiance tout au long de ce parcours qui est important. Je conseillerai également de toujours prendre soin de soi pendant les traitements car on peut rester belle et féminine même chauve avec un seul sein. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est la perte de mes sourcils, j’avais l’impression de ressembler à Gollum ! Heureusement,  il  existe des artifices pour y remédier.
Concernant mon travail, je l’ai repris en avril de cette année et le retour a été compliqué.  Je pense que les employeurs ne savent pas comment se comporter avec nous et sont maladroits.

Veux-tu parler de quelque chose en particulier?

Aujourd’hui, je croque la vie à pleine dents ! Cette épreuve m’a rendu plus forte, du moins je le pense. Le regard des autres me fait moins peur,  j’essaie de fuir les choses et personnes toxiques  au maximum. Je mange plus sainement et écoute mon corps, chose que j’ai eu du mal à faire après les chimiothérapies. J’avais envie de sortir et voir mes amis tout le temps mais la fatigue et les douleurs nous rappellent à l’ordre. Donc maintenant quand je suis fatiguée, je m’écoute et ne force plus. J’ai enfin compris que se reposer et  dormir n’était pas une perte de temps. J’ai aussi le projet de changer de métier et ferai mon maximum pour y arriver.

Peux-tu nous dire pourquoi tu as accepté de participer au shooting photo de la nuisette neosensuelle qui te va très bien d’ailleurs?

J’ai accepté de faire ce shooting car c’est de la superbe lingerie pensée, créée et faite par une belle personne. Je trouve ça top de penser aux femmes qui ont subi une mastectomie en leur rendant leur féminité grâce à de beaux sous-vêtements qui sont de plus accessibles. Merci et bravo à toi, à neoSensuelle de rendre les femmes encore plus belles qu’elles ne le sont !

Je te remercie du partage et nous aimerions te souhaiter le meilleur pour ta vie et tes projets de changements d’orientation professionnelle. Est-ce que les lectrices et les lecteurs peuvent te contacter?

C’est moi qui te remercie et je me tiens bien évidemment à disposition pour toutes questions ou simplement échanger avec celles et ceux qui le souhaite. Contacter Mary

#résilience #uneepreuveuntatouage

Lettre à Simone

Chère Madame,
En cette journée si particulière je voulais vous rendre hommage.
Votre histoire est un exemple pour nous tous et pas uniquement pour avoir défendu et fait accepter la loi sur la  légalisation de l’ IVG.
Vos revendications pour être respectée en tant que femme à par entière, ont ouvert la voie de réflexion de notre société pour que les femmes ne soient plus contraintes de s’adapter à un modèle masculin.
Créatrice indépendante pour les femmes, je puise ma force dans votre regard. Votre détermination,  votre ténacité, votre volonté de faire évoluer la condition des femmes, en a fait de vous l’une des pionnières de ce combat.
Avec votre douceur, vous avez su affronter ce monde politique très masculin en toute dignité et avec conviction que vous étiez sur la bonne voie, le chemin le plus juste.
J’admire votre sérénité palpable, votre force naturelle et votre volonté inébranlable.
Alors voilà, lorsque je flanche,  je doute, je désespère,  je vous regarde et cette force transpire de votre regard.  Je me dis,  quelle est ma situation comparativement à ce que vous avez vécu et à quoi vous avez survécu?
Vous avez raison, nous ne sommes pas toutes pareilles, nous n’avons pas toutes la même force, mais nous nous devons d’essayer, nous nous devons d’avancer. Nous nous devons de trouver toujours de meilleures solutions pour que chacun et chacune trouvent une place. Trouve sa place. Et qu’elle soit respectée.  Je sais que le chemin est long et que le chantier est vaste mais vous faites partie de ces femmes qui sont nos fers de lance.
Je vous écris au présent parce que dans notre cœur vous resterez toujours présente. Vous resterez notre modèle pour avancer.
Bravo à tout ce que vous avez pu faire. Tout ce que vous avez pu donner pour le respect des femmes et des hommes. Je pense à votre famille vos enfants vos petits-enfants et vos arrières petits-enfants. C’est un bel héritage de résilience, un modèle pour chacun de nous tous.
Alors bon vent pour la suite de votre voyage.
Merci
Merci d’être aussi présente dans nos vies.
Le Panthéon serait digne de vous recevoir mais,  vous belle Simone, qu’auriez vous aimez?
Mes références :
« Simone Veil la force de la Conviction » de Jocelyne Sauvard 2012

Ambitionnez votre vie

Il y quelques semaines j’ai rencontré Frédérique. Une femme avec le sourire qui dévoile son énergie et de son regard scintille, la bienveillance. Elle a écrit un livre sur l’Ambition des femmes et des jeunes filles. Je l’ai lu, impressionnée par ces parcours décrits, de réussite, de volonté. Je me suis demandée comment cela pouvait faire écho chez nous tous.

L’ambition n’est pas un gros mot, et non! l’ambition est l’acception de faire ses propres choix et refuser de faire des sacrifices. Il s’agit d’être en accord avec soi-même et tout d’abord identifier ce qui est bon et juste pour soi. Si l’on prend le temps d’écouter la petite voix au fond de soi, il y a des choses qui nous viennent à l’esprit, instinctivement. No censure. Soyons honnête avec nous même. Pas besoin de l’accord des autres, pas de justification envers les autres, juste face à soi-même. Pensez au [Mood Board] A faire ou à Refaire!

Identifier ce que l’on aimerai vraiment faire sans se dire, « oui mais bon c’est pas possible, c’est pas réalisable, c’est pas raisonnable, et comment je vais faire pour l’argent…., les enfants, l’équilibre familiale, les week-end, les vacances, etc ». C’est la première étape. L’identifier et le noter sur un petit (ou grand) papier et l’idée fera son chemin. Quand vous acceptez l’idée et que vous semblez avoir une réponse à chaque objection, testez la auprès de votre entourage.

Exposer son choix à l’autre, c’est accepter que cela ne soit pas un bon choix à ses yeux. Qu’il considère même que ce soit une erreur.  « Non mais tu rêves, comment veux-tu que ça marche, avec la crise économique, tu n’as pas l’étoffe, est ce que tu sais que c’est dure d’entreprendre, tous les jours il y a des liquidations, et partir dans un autre lieu que tu ne connais pas, quitter ce que tu es sure d’avoir et l’incertitude de ta réussite… » STOP . Oui mais voilà vous n’êtes pas l’autre! et ça change tout. Ses peurs ne sont pas les vôtres. Exposer son idée, c’est accepter d’avoir un autre angle de vision, c’est nous rassurer ou nous montrer que nous avons encore du chemin à parcourir dans notre réflexion.

Dans le livre de Frédérique Cintrat  « Comment l’ambition vient aux filles? » on peut découvrir des parcours bien différents, mais le dénominateur commun de ces femmes est, qu’elles ont écouté ce qui semblait être juste pour elle. Souvent avec l’aide de l’entourage, la bienveillance et l’authenticité, qui permet au projet de prendre forme. Attention toutefois de ne pas de se prendre pour Marguerite Dumont la cantatrice dans le film « Marguerite« , il faut s’avoir identifier l’entêtement.  Chacun des témoignage montre que pour une pleine satisfaction, nous devons aller au bout de nos aspirations et se donner le droit de changer de chemin sans renoncer à nos envies et nos convictions, pour les autres.

Notre façon d’explorer le monde nous appartient et nous ne devons pas vivre dans le regret. Vous connaissez  mon intérêt pour les accords toltèques, l’accord n°=4  « tu feras de ton mieux » pour ne pas vivre dans le regret. Relisez « Les chevalières des temps moderne » pour vous rappeler que vous pouvez être au centre de votre vie.

Nous devons nous battre pour nos idées, si elles raisonnent en nous. Nous seules pouvons définir les limites de ce que l’on veut atteindre. Les barrières que nous rencontrons, sont en parti celles que nous nous fixons.

Lorsque j’ai décidé d’apporter ma pierre à l’édifice dans la reconstruction des femmes après un cancer du sein, je savais l’importance de cette étape dans la vie d’une femme. C’est une conviction profonde d’utilité et une assurance de répondre à un réel besoin qui me fait avancer au quotidien. La satisfaction d’une femme qui a fait le choix de sa lingerie, les yeux plein de reconnaissance d’avoir été comprise. C’est le plus beau des retours qui donne de la force pour toujours aller plus loin. Peut-on appeler ça de l’ambition? et bien oui.

Je pense aussi à Valérie, Val, lorsqu’elle me disait avoir du mal avec le regarde des autres et leur jugement. Chacune doit agir pour ses convictions quand vous vous sentez prête, suffisamment forte pour affronter et surmonter l’imprévu. Soyez sure et convaincue dans la justesse de votre choix et faites vous confiance. Personne ne doit décider de ce qui est bon pour vous.

L’ambition n’est pas une lutte de pouvoir, c’est une acceptation de son pouvoir. Le reconnaître, l’écouter, lui sourire et l’accepter. Ne laissez personne vous dicter votre réalité.

Si l’envie de partager vos ambitions vous prend, nous serions ravies de les découvrir et faire découvrir!

Si je devais vous conseiller un livre pour y voir plus clair dans votre vie pour exprimer votre ambition, je vous recommanderai le livre de Lilou, ou cahier d’exercices, « Le défi des 100 jours »

Merci à Frédérique

#Ambitionnezpleinement #frederiquecintrat #accordstolteques

Entre mère et fille

#WorldCancerDay

Hier était la journée internationale du cancer, une façon de parler et de se rappeler que cette maladie peu concerner des gens proches. Nous devons libérer la parole pour dédramatiser et savoir qu’il est possible de s’en sortir, que nous devons oser poser des questions. Mais surtout que nous devons accepter de nous faire dépister.

Alors j’ai décidé de partager avec vous un échange entre Maria, une femme touchée par un cancer du sein il y a 30 ans et sa fille Laurence.

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Laurence est une femme de 50 ans, Cheffe de service dans le secteur médico-social, son choix n’est certainement pas dû au hasard. A 16 ans elle perd son père, c’est un choc, sa mère n’a que 43 ans. Maria doit se battre pour panser sa peine et s’occuper de ses 2 filles.

Laurence :

« Ma mère est d’origine italienne,  c’était une femme très belle et très fière. La taille fine, une poitrine généreuse et des cheveux roux flamboyant. C’est quelqu’un de très courageux et de foncièrement honnête et altruiste. Elle ne supporte pas l’injustice et reste très soucieuse du bien-être d’autrui. Son parcours d’immigrée y est forcément pour quelque chose ! »

Voici leurs échanges autour de ce cancer très féminin qui les concerne tous, Laurence, sa sœur, ses nièces, son fils

L : Quand a t’on découvert ton cancer, raconte-moi comment ça s’est passé ?

 M : « mon kyste a été découvert en 1984, j’avais 45 ans, 2 ans après le décès de ton père,  il avait 44 ans. Il est d’une mort brutale. Encore aujourd’hui je me demande pourquoi il est parti si jeune.  1ère opération : on me le retire sans difficultés. Mais une récidive aura lieu 8 ans plus tard, en 1993 : j’ai été opérée à l’institut Marie Curie la même année. J’ai eu une ablation du sein droit, pour  éviter que les métastases se  propagent ailleurs. Tout s’est bien passé et cela  s’est parfaitement cicatrisé. Je n’ai  pas eu de chimio. Après  cette ablation, j’ai souffert au niveau du bras, je ne pouvais rien faire avec. J’ai dû faire de nombreuses  séances de Kiné pour récupérer la  mobilité de ce bras. Quelques mois après mon opération, on m’a conseillée de me refaire le sein. Je n’ai jamais ressenti le désir de faire une reconstruction mammaire.Peur de souffrir ? Mal informée ? je ne sais pas. C’est aussi en 1993 que j’ai rencontré  l’homme qui partage aujourd’hui ma vie, j’étais épanouie dans ma vie professionnelle et affective. »

L : Comment as-tu fait pour ta prothèse mammaire et ta lingerie?

M : « A cette époque en 93, je travaillais dans un club de sport . J’ai eu droit à une prothèse tous les ans tenue par un soutien gorge spécial. Personne ne se doutait que je n’avais plus qu’un sein. Je n’ai jamais voulu me refaire le sein car je n’ai pas vécu cette ablation comme une infirmité. Mais je suis extrêmement pudique et ne montre pas ma nudité comme ça. Je suis toujours allée à la pharmacie Bailly à Saint Lazare, par habitude. A l’époque, je ne connaissais pas de boutique spécialisée dans Les lingeries féminines.  Sinon, je pense que j’en aurai profité. Personnellement je n’ai pas été plus que ça perturbée par ce manque.       Ma prothèse et le soutien-gorge adaptés me convenaient d’autant plus que cela correspondait à mes moyens financiers. Il suffit d’avoir 2 ou 3 soutiens gorges en « rabe ». A l’époque j’aurais aimé avoir plus de choix dans ma lingerie, mais cela reste parfois beaucoup trop onéreux et quelle utilité  à mon  âge maintenant ?! ».

L : Comment en as-tu parlé au travail, à tes amis et avec le reste de la famille ?

M : « Je n’ai jamais voulu qu’on s’apitoie sur mon sort et n’en parlais jamais aux amis. J’ai toujours essayé de rassurer ma famille par rapport au cancer du sein et aux conséquences. J’avais un sein en moins et alors ? est-ce que cela se voit? non ! bon !. Je n’ai pris aucun médicament, j’avais droit à une visite annuelle à Curie. Au bout de 10 ans, mon professeur m’a dit qu’il ne voulait plus me voir, que j’étais guérie »

L : Qu’est ce qui t’as le plus agacé pendant toute cette période?

M :« J’ai été agacée de ne pas avoir été écoutée au moment où je souffrais du soit  disant Lymphœdème du bras. Pourquoi laisser les femmes souffrir après l’opération par de nombreuses séances de Kiné pour retrouver une mobilité de son bras alors qu’il pourrait être plus judicieux lors d’une anesthésie locale de séparer chirurgicalement ces petites chairs collées les unes aux autres…. Une amie très chère a eu plusieurs récidives du cancer du sein, et souffre le martyre avec son  Lymphœdème du bras »

L : Qu’est ce que tu aimerais dire aux femmes aujourd’hui et plus particulièrement à nous les femmes de ta lignée ?

M : « Je suis navrée que cela reste une obsession de ta sœur aînée qui appréhende,       angoissée avant chaque mammographie. Il suffirait de faire le test génétique ;  d’autant plus que nous sommes une famille à risque de cancer du sein. Ma mère est décédée à 99 ans avec un cancer de sein diagnostiqué à 97 ans. Il y a eu aussi la fille de mon cousin germain à qui on a fait l’ablation du sein à l’âge de 25 ans et qui est décédée à l’âge de 48 ans, d’une tumeur au cerveau. Je suis tentée par faire le test génétique car je sais qu’il y a un risque pour ma famille mais je ne sais pas si je pourrais en parler à mes petites filles, au vu de la crainte de leur mère à ce sujet. C’est pourquoi je pense me renseigner auprès de l’institut Curie.  Aujourd’hui mon conseil serait de dire aux jeunes femmes d’éviter de  fumer du tabac  et de boire de l’alcool modérément et s’alimenter sainement. Ce sont des facteurs pouvant favoriser certains risques de cancer »

Un dernier mot : «je n’ai jamais ressenti le moindre manque du côté de ma féminité. Je n’emploie jamais  le mot mutilation, on m’a libéré d’une tumeur, je m’en sors bien car je n’ai pas eu à subir de traitement de chimio. Le regard bienveillant et non compatissant des autres a été  important pour supporter cette épreuve. La famille aussi évidemment»

Merci à Maria et Laurence pour ce partage pudique, sincère et tellement humain. Merci d’avoir accepté de le partager avec d’autres femmes. Ce témoignage nous montre bien des choses. Tout d’abord qu’il est possible de surmonter cette épreuve mais aussi qu’il reste toujours des questions. 30 ans après, on retient avant tout la vie et tout le chemin que l’on a parcouru mais quelque soit l’âge, le moment de la vie, le partage et l’échange est primordial.

Nous reviendrons dans les prochains articles avec des réponses et des informations sur les différents sujets, lymphoedème, test génétique,…

 

#amourfiliale #famille #femmes

Arsenic et vielles dentelles

Le week-end dernier, j’ai arpenté les allées du Salon de la lingerie à Paris, toutes les nouveautés et les intemporelles pour les femmes. Un temple dédié aux femmes. Simone Pérèle disait en 1948 « Pour révéler leur beauté, commençons par libérer le corps ». A cette époque le corps était enserré, modelé, malmené. Qu’en est-t’il aujourd’hui? En déambulant entre les allées je me rend compte que la sensualité est là, au rdv. Mes yeux sont attirés par la sensualité de qualité et non de quantité qui donne un brin de vulgarité. Il n’est pas question de savoir d’où l’on vient dans le stylisme de la lingerie, mais plutôt vers quelle lingerie nous allons ou quelle lingerie nous voulons. Il semblerait que les femmes recherchent du confort avant tout. Elles n’ont pas envie  toute la journée, d’avoir des armatures qui les blessent, elles ont envie de respirer, de bouger, de porter toutes les tenues adaptées à leur quotidien, que leur culotte ne soit pas un élément de torture sous leur pantalon. Oui, nous voulons oublier notre lingerie mais attention, confortable oui, moche non!

Ce salon professionnel, est un nid d’idées qui se succèdent dans toutes ces marques qui, tout en gardant leur identité, rivalisent de créativité. La concurrence est rude, mais aujourd’hui, les matières permettent de faire de la belle lingerie confortable. Les jeunes créateurs sont toujours là avec de nouvelles idées, pour répondre à des besoins spécifiques. Parce que c’est bien connu; nous sommes tellement différentes, physiquement bien sûr, mais nos idées de la lingerie et de ce que nous voulons, nos goûts, aussi. Alors malgré toutes ces innovations, ces créativités, ces originalités, nous cherchons toujours quelque chose de nouveau.

Ce qui est essentiel  pour moi, c’est d’oublier ce que l’on porte au cours de sa journée mais d’être heureuse et fière de ce que l’on a choisi de mettre le matin. Juste pour soi. Avoir une satisfaction personnelle et intime de son reflet. Ma grand-mère me disait avec le ton de « ceux qui savent »! , « Ma petite fille, il faut mettre tous les jours des sous-vêtements propres (évidemment), assortis et en bon état au cas où il t’arrive quelque chose, on ne sait jamais » et tout ça avec le doigt tendu vers le ciel. Sous-entendu, si tu as besoin des pompiers, qu’ils ne tournent pas de l’œil en te déshabillant, si c’est nécessaire… Bon, je veux bien faire un effort pour les pompiers mais je vais quand même le faire pour moi avant tout, car voies-tu mamie,  je dois l’avouer je n’ai pas eu encore besoin d’eux en urgence….

Ce que je recherche c’est avoir la satisfaction du juste choix et le sentiment d’avoir été comprise et mes besoins entendus. Ce n’est pas si facile, mais quelle satisfaction lorsque que l’on est fière de porter de la lingerie qui nous plait. Il est important que l’acte d’achat de lingerie soit  un plaisir personnel, pour satisfaire sa propre image de soi et son intimité.

Il ne s’agit pas d’embellir mais de ce sentir belle.

Alors après avoir subi une opération mammaire, imaginez bien que les choses se compliquent. Il faut faire le deuil de sa féminité. Justement pourquoi aller jusqu’à faire le deuil de sa lingerie? J’ai voulu apporter ma modeste contribution à cette problématique, en créant neoSensuelle, mais je sais qu’il reste encore beaucoup à faire. J’écoute le commentaire des femmes, le retour des clientes, des magasins, et je travaille sur les prochains modèles…

J’ai une pensée toute particulière pour Benoite Groult qui nous a quittée l’année dernière et qui écrivait dans son livre « La touche étoile »

« Choisir de la lingerie est plus déprimant encore quand on n’a plus d’intérêt à ouvrir sa veste en tweed sur un sein nu ou à exhiber son nombril (…) Sois moche et tais-toi : il est temps de prendre le deuil de toi-même. Quel créneau pourtant, toutes ces « ménagères de plus de cinquante ans » et toutes ces chères folles de soixante dix ans qui font du sport et l’amour aussi et qui ont enfin le temps de penser à elle. Les concepteurs de sous-vêtements féminins sont nuls ! »

Alors pour Benoite et toutes les autres, en avant créativité!

Dans ces moments de trouble et de remise en cause de la féminité, prendre plaisir à se faire plaisir en choisissant sa lingerie est devenu un acte militant!

Mesdames, Militez!

#lesalondesdames #lingeriaddict #neosensuelle

 

 

Libérez votre plume pour alléger votre Ame

Photo Heather Hansen by Bryan Tarnowski

Jeudi, Paris m’a accueilli avec un rayon de soleil. Une belle journée pour faire une belle rencontre. Il y a des jours, comme ça, où on est contente de se lever à l’idée que tout est possible.

J’ai rencontré la douce Caroline, et là « clap » voici une séance positive de « la vie est belle ». Caroline aussi a pris une claque dans la tête. A 32 ans un cancer a mis son dévolu sur son sein alors qu’elle était tranquillement installée les pieds dans l’eau de la Martinique. Caroline aime les mots. Elle aime jouer avec, les assembler, les faire chanter mais là il fallait qu’ils lui servent à penser ses maux. Dans le moment de la solitude du « après traitement » où « vous êtes sauvée », « au revoir madame, à dans 1 an pour vos contrôles », 3 millions, peut-être même plus, de questions vous torturent l’esprit sur ce que l’on va devenir. Caroline a choisi d’écrire ses émotions, ses ressentis, son sentiment d’abandon à la sortie de ses traitements. Elle a comblé ce vide, cette blessure, ses maux avec ses mots, parce qu’ils avaient du sens pour elle. L’écriture est venue naturellement comme un thérapie à son épreuve. Ca lui a donné la force de traverser ce désert, de se reconnecter avec elle-même, de libérer son esprit, de se pardonner, de se reconnecter avec son entourage. Essayer d’exprimer ce que l’on ressent n’est pas facile. Trouver la justesse, l’intensité de ses émotions. Ses écrits lui ont fait tellement de bien, qu’elle a pensé, à juste titre, que cela pouvait servir à d’autres femmes. Bingo, elle en fait un livre « En mon sein » pour partager ce qu’elle a ressenti et les astuces qu’elle a trouvées pour s’en sortir. Pour Caroline, cela ne s’arrête pas là, elle a décidé de continuer dans l’écriture et elle est actuellement sur 4 projets! Rien que ça. Il faut s’attendre à de belles surprises en 2017 #asuivre.

Ce qui est important dans tout cela c’est le pouvoir de l’écriture. Un journal intime, de gratitude est un moyen de booster son estime de soi. Juste pour soi sans l’idée de le faire lire. Pas de blog ou de livre, juste des lignes modestement alignées pour alléger son esprit, prendre du recul, écrire une lettre à un destinataire inconnu ou à une personne avec qui on ne peut échanger. Il y a mille raisons de se servir de l’écriture.

Il n’y a pas d’âge, pas d’heure, pas de lieu, pas de jour idéal pour écrire. Cela aide à trouver sa voie, la où nous sous sentons à notre juste place. On libère ses tripes, on lâche prise. Essayez, faites vous confiance, n’attendez pas que les autres vous dises « Oui, c’est bien ce que tu écris ». Faites le pour vous. Ceux qui se reconnaîtront dans vos paroles, si vous décidez de les partager, vous suivront.

Pour Noël, offrez-vous votre premier cahier libérateur!

Sur le web vous trouverez des exercices d’écriture, des ateliers d’écritures, des meet up où l’on peut partager la joie de l’écriture.

Blog L’écriture de Caro

#LiberezVosMaux #LiberezVosMots

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NOS SAINTES SIMONE

ou quand la vague de la mèche orange réveille notre féminisme

Aujourd’hui c’est un coup de gueule que je voudrais partager avec vous.

Je suis une adepte de la tolérance, du respect de l’autre. J’ai toujours essayé de transmettre à mes enfants la tolérance de la différence et je m’efforce de ne pas me laisser embarquer par mes à priori, ce qui je l’avoue n’est pas facile au quotidien. Il faut reconnaître que l’on n’est pas obligé d’aimer tout le monde, mais chacun à le droit d’avoir son point de vue et doit pouvoir s’exprimer en étant ce qu’il souhaite être. Avec le temps, je me suis bien rendue compte qu’on ne pouvait pas ou très peu faire changer d’avis une personne qui à des convictions même si elles nous semblent absurdes. Par exemple, je ne comprends toujours pas, pourquoi aujourd’hui l’on discute encore de la légitimité de l’homosexualité, qui est présente depuis l’antiquité et qui est même reconnu dans le monde animal. Encore plus, je suis surprise que les gens soient obligés d’avouer leur homosexualité. Je sais que le poids de la société est telle que c’est une vraie libération (Bravo @Fréderic Lopez si cela vous a libéré d’un poids, c’est courageux) mais cela ne devrait pas. Est ce que le fétichisme ou l’échangisme se note sur un cv? Trouver une cause  à ce qui nous déplaît est culpabilisant et non reconstructif.

Alors nous avons 2 choix. Soit nous décidons de nous battre et débattre sur le sujet en prouvant que nous avons la bonne façon de penser avec une argumentation scientifique a+b=c CQFD. C’est épuisant et terriblement ennuyeux. Soit nous acceptons que l’autre puisse penser différemment et nous laissons faire et dire. Oui mais voila, moi qui croyais que la voie de la sagesse, la bienveillance, l’altruisme, le respect d’autrui,  était la juste voie que nous recherchions tous!  C’est vraiment à en douter. Voulons nous vraiment parler de la liberté des femmes? de leur indépendance? Certaines femmes préfèrent être au foyer et d’autres non. Certains hommes aussi . Il semble logique d’avoir le choix. Dans ces moments de troubles et de questionnements, « the new orange wick wave »*, il est important de réfléchir à ce qui est bon pour soi-même et de défendre cette liberté. Je me rends bien compte que rester zen devant tout ces mouvements  anti-progressistes, rétrograde, m’est difficile. Ca bouillonne, je respire profondément pour ne pas devenir écarlate. Est ce que nous devons revenir aux années 1950 où les femmes perdaient leur job et même leur logement simplement parce qu’elles étaient enceinte hors mariage? La société les condamnait à supporter seule cette épreuve. Devons nous faire fis de ses années de lutte des femmes pour nous donner le droit aujourd’hui de s’instruire, de voter, d’avoir notre compte bancaire, de faire nos propres choix sans l’aval des hommes, de choisir notre plaisir autant que les hommes et de le partager sans en payer le prix fort?

Etre indépendante au même titre que les hommes, être féministe c’est être l’un à côté l’autre, main dans la main pour construire son avenir et celui de nos enfants.

Parce qu’il faut un jour assumer ses idées et sa vision de la justesse, défendre le droit à l’avortement est pour moi un élément essentiel pour le respect de chacun. Il ne s’agit pas de légiférer sur « toi tu as le droit parce que je tu as été violée et pas toi parce que tu as oublié de prendre ta pilule à 20h et que là il est minuit et bien c’est trop tard! » Il existe des multitudes de situations que le législateur ne peut pas mettre dans des cases. Combien de femmes ont perdu la vie, ont vécu des enfers, ont abandonné leurs enfants à cause du jugement de la société? Doit on oublier tout cela, toutes ces souffrances par jugement? C’est comme si nous décidions de ne pas soigner les personnes atteintes d’un cancer du poumon parce qu’elles fument. Elles l’ont bien cherché, non? Elles assument. C’est aussi absurde. Qui sommes nous pour juger? Qui a l’audace de se trouver supérieur pour savoir ce qui est bon pour les autres.

N’oublions jamais que la seule personne qui peut savoir ce qui est bon et juste pour nous c’est nous même. Restons vigilants à nos droits et à nos libertés!

#SimonedeBeauvoir  #SimonVeil  #SexismePasNotreGenre #AuSalonDesDames

* »La vague de la mèche orange » référence aux positions de Donald T sur la place de la femme dans la société