I Love My Body Part I

Avec la vidéo c’est mieux!

Cette semaine j’ai pu découvrir la vidéo faite par Marion Seclin.  Ecoutez cet hymne à son corps. 2′ 35″. Cette vidéo est bouleversante. Marion. Mady est bouleversante. L’idée de ce billet n’est pas de parler de ce déchaînement médiatique dont elle est victime sur les réseaux sociaux. Non, je voulais vous parler de l’image de notre corps. Rien de bien nouveau en soi et pourtant encore bien des choses à dire.

Pour bien être sure de parler des justes choses, j’ai quand même recherché la définition du féminisme. Voilà c’est dit, dans féminisme il n’y a pas de sujet concernant le corps. Le féminisme est une doctrine née dans les années 1970 pour l’égalité des droits des femmes. Il est facile de comprendre la persistance de l’omniscience des hommes dont nous avons été imbibées dans chacune de nos cellules, et de façon trans-générationnelles… 1970 c’était hier…

Bref,  aujourd’hui je voudrais parler de notre corps. Marion nous rappelle avec une extrême pudeur que nous n’avons qu’un seul corps. Qu’il est notre véhicule sur cette terre. Que grâce à lui nous vivons des belles choses,  des choses invisibles, des ressentis forts et qu’il était d’une évidence criante que nous devions le respecter. Je vous invite à faire la liste de ce que votre corps vous permet de faire, de ressentir, d’éprouver. L’aspect physique, mécanique, les émotions ressenties, ce que nos sens nous permettent d’être, en connexion avec ce (et ceux) qui nous entourent. Prenons conscience de tout ce que nous pouvons faire. Faites la liste de tous les verbes utilisés avec notre corps.

Ecouter, voir, sentir, humer, manger, savourer, déguster, imaginer, chanter, danser, pleurer, rire, dessiner, lire, raconter, toucher, jouir, caresser, créer, jouer, réfléchir,… La liste est non exhaustive et inépuisable.

Mais c’est l’acceptation de notre enveloppe qui nous pose le plus de problème. C’est l’étape la plus difficile qui nous poursuit toute notre vie. J’aurais tendance à rendre cette difficulté exclusivement féminine mais je dois admettre qu’une nuance est nécessaire. Les hommes peuvent aussi avoir cette difficulté même si la société a été plus clémente avec eux. Notre image corporelle est faite de notre regard qui est souvent guidé par l’influence du regard des autres. C’est l’importance que nous acceptons de porter à tous ces mots qui nous sont adressés. Inutile de vous faire la liste, vous les connaissez mieux que moi. Je ne résiste pas à vous mettre quelques exemples quand même :

« Désolée madame, nous n’avons pas de pantalon pour votre silhouette,… ni votre taille d’ailleurs » (si si moi, j’ai déjà entendu…)

« Tu es un vrai garçon manqué avec cette coupe de cheveux »

« Tout ces tatouages, ç’est pas super pour chercher un emploi »

« Mets des talons, avec les mollets que tu as, ça affinera un peu ta silhouette »…

« Personne n’a le monopole du complexe » Soyez rassurée, il existe des solutions! le chemin est long mais la motivation peut donner une liberté insoupçonnable! Cela vaut le coup d’essayer. Au pire vous risquez quoi?

Il ne tient qu’à vous de ne plus vous laisser guider par le regard des autres.

Dans le prochain article je vous parlerai de personnes qui ont fait des choses qu’elles pensaient impossible…. un vrai challenge pour accepter son corps! et surtout pour prendre de la distance avec le regard des autres.

Rdv dimanche prochain… En attendant savourez tout ce que votre corps vous donne!

Plongez dans la grande aventure d’acceptation de votre corps

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Références:

Image de couverture @TobiasGremmler

Petit cahier d’exercices d’acceptation de son corps 

Lingerie pour accepter son corps

 

 

 

 

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I Love My Body Part I

Cette semaine j’ai pu découvrir la vidéo faite par Marion Seclin.  Ecoutez cet hymne à son corps. 2′ 35″. Cette vidéo est bouleversante. Marion. Mady est bouleversante. L’idée de ce billet n’est pas de parler de ce déchaînement médiatique dont elle est victime sur les réseaux sociaux. Non, je voulais vous parler de l’image de notre corps. Rien de bien nouveau en soi et pourtant encore bien des choses à dire.

Pour bien être sure de parler des justes choses, j’ai quand même recherché la définition du féminisme. Voilà c’est dit, dans féminisme il n’y a pas de sujet concernant le corps. Le féminisme est une doctrine née dans les années 1970 pour l’égalité des droits des femmes. Il est facile de comprendre la persistance de l’omniscience des hommes dont nous avons été imbibées dans chacune de nos cellules, et de façon trans-générationnelles… 1970 c’était hier…

 

Bref,  aujourd’hui je voudrais parler de notre corps. Marion nous rappelle avec une extrême pudeur que nous n’avons qu’un seul corps. Qu’il est notre véhicule sur cette terre. Que grâce à lui nous vivons des belles choses,  des choses invisibles, des ressentis forts et qu’il était d’une évidence criante que nous devions le respecter. Je vous invite à faire la liste de ce que votre corps vous permet de faire, de ressentir, d’éprouver. L’aspect physique, mécanique, les émotions ressenties, ce que nos sens nous permettent d’être, en connexion avec ce (et ceux) qui nous entourent. Prenons conscience de tout ce que nous pouvons faire. Faites la liste de tous les verbes utilisés avec notre corps.

Ecouter, voir, sentir, humer, manger, savourer, déguster, imaginer, chanter, danser, pleurer, rire, dessiner, lire, raconter, toucher, jouir, caresser, créer, jouer, réfléchir,… La liste est non exhaustive et inépuisable.

Mais c’est l’acceptation de notre enveloppe qui nous pose le plus de problème. C’est l’étape la plus difficile qui nous poursuit toute notre vie. J’aurais tendance à rendre cette difficulté exclusivement féminine mais je dois admettre qu’une nuance est nécessaire. Les hommes peuvent aussi avoir cette difficulté même si la société a été plus clémente avec eux. Notre image corporelle est faite de notre regard qui est souvent guidé par l’influence du regard des autres. C’est l’importance que nous acceptons de porter à tous ces mots qui nous sont adressés. Inutile de vous faire la liste, vous les connaissez mieux que moi. Je ne résiste pas à vous mettre quelques exemples quand même :

« Désolée madame, nous n’avons pas de pantalon pour votre silhouette,… ni votre taille d’ailleurs » (si si moi, j’ai déjà entendu…)

« Tu es un vrai garçon manqué avec cette coupe de cheveux »

« Tout ces tatouages, ç’est pas super pour chercher un emploi »

« Mets des talons, avec les mollets que tu as, ça affinera un peu ta silhouette »…

« Personne n’a le monopole du complexe » Soyez rassurée, il existe des solutions! le chemin est long mais la motivation peut donner une liberté insoupçonnable! Cela vaut le coup d’essayer. Au pire vous risquez quoi?

Il ne tient qu’à vous de ne plus vous laisser guider par le regard des autres.

Dans le prochain article je vous parlerai de personnes qui ont fait des choses qu’elles pensaient impossible…. un vrai challenge pour accepter son corps! et surtout pour prendre de la distance avec le regard des autres.

Rdv dimanche prochain… En attendant savourez tout ce que votre corps vous donne!

Plongez dans la grande aventure d’acceptation de votre corps

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Références:

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Petit cahier d’exercices d’acceptation de son corps 

Lingerie pour accepter son corps

 

 

 

 

Billet d’humeur

« Monsieur, j’peux vous payer en petites culottes ? »

Je voudrais partager avec vous quelque chose qui m’horripile, me défrise, m’exaspère, me met en colère… et oui jusque-là.

Comme vous le savez je travaille depuis quelques temps avec des boutiques de lingerie indépendantes et ce sont ces femmes que je voudrais mettre à l’honneur.

Comme certaines d’entre nous, elles ont fait le choix d’être indépendantes et ont sauté le pas de l’Entrepreneuriat. Elles ont eu envie de créer un espace à leur image en ayant l’audace de vouloir partager leur passion. L’une a eu envie de créer sa boutique le jour où elle est allée chercher sa lingerie pour son mariage, l’autre c’est à la suite d’une rencontre avec une boutique, une ambiance, une délicatesse, une finesse spécifique à la lingerie qui l’a touché. Une émotion forte, intense qui les ont poussé à franchir le pas à un moment de leur vie. Un moment où une vraie réalisation était possible. Un moment où, après des années de travail pour le rêve des autres, elles ont eu envie de prendre en main leur destin.

Elles sont toutes venues à se dire qu’elles se devaient de franchir le pas pour s’épanouir et aussi pour partager leur passion. Parce toutes celles que j’ai rencontrées sont des amoureuses de la lingerie. Elles aiment la femme avec un grand F, la mettre en valeur, choisir de la lingerie pour les aider à s’aimer et aimer leur reflet dans le miroir. Elles font leur choix en pensant à elles, à ce qu’elles aimeraient porter pour se sentir belle.

Imaginez la satisfaction lorsqu’une femme entre dans leur boutique et a envie de tout essayer, repart en cabine avec 4, 5, 6 modèles. C’est immense. Elles ont vu juste et savent pourquoi elles se lèvent tous les matins. C’est aussi le regard des hommes et leurs commentaires qui les ravissent, lorsqu’ils poussent la porte pour choisir un ensemble, dans le but de faire plaisir à celle qu’ils aiment. Quoi de plus romantique ?

Ce sont elles aussi qui vous conseillent, vous aident à trouver la juste taille. 70% des femmes ne connaissent pas leur taille ou n’ont pas remarqué que leur corps avait changé. « Non, non j’ai toujours fait du 90B… »

Elles qui vous conseillent sur la forme adaptée à votre morphologie. Elles qui prennent le temps de vous écouter, de vous rassurer, de vous trouver ce qu’il y a de mieux pour vous. Peut-être même vous faire oser une forme que vous n’auriez pas imaginée.

Je les ai vu, lors du salon professionnel de la lingerie à Paris, dans cette caverne d’Ali baba, où toutes les grandes maisons de la lingerie, les intemporels, les créateurs proposent leurs créations. Ce sont les yeux remplis d’étincelles qu’elles font leur choix judicieux tout en refrénant leurs envies. Elles sont les fées qui vous apportent des rubans, des dentelles, des nœuds, des tissus, des couleurs, des formes toujours plus audacieuses.

Ce que je voudrais vous rappeler à vous toutes, c’est que ces boutiques sont indépendantes. Par indépendante, je veux dire qu’elles choisissent ce qu’elles veulent mais aussi en supportent les conséquences. Elles achètent les collections 6 mois à l’avance. 6 mois avant de vous les proposer dans leur magasin. Cette trésorerie, (jargon utilisé par les entreprises pour exprimer les fonds dont elles ont besoins pour acquérir leur stock), c’est elles qui la supporte et personne d’autre.

Alors lorsque vous venez leur demander de commander pour vous un modèle particulier, une taille, un coloris, ce sont elles qui en supportent les frais. Ce ne sont pas les marques qui leur font un prêt et une reprise si cela ne vous convient pas. Elles s’engagent et paient.

Avez-vous déjà pensé qu’elles pouvaient payer leur loyer en petites culottes ou en bas résilles ?

Lorsque vous passez 1h en cabine à essayer des tenues, c’est leur temps, leur expertise, leur passion qu’elles partagent, qu’elles vous donnent.

Alors mesdames, vous avez le droit d’hésiter, de choisir ce qui vous convient bien sur. Soyez juste respectueuses de tout cela.

La semaine dernière C. gérante d’une boutique sur Paris me racontait une anecdote :

Une femme la contacte pour savoir si elle a encore des maillots de bain (nous sommes en plein hiver). Elle part en voyage au soleil et a besoin d’un nouveau maillot. Elle descend son stock restant de cet été (encore de la trésorerie qui dors dans les cartons et ne paie pas le loyer…). Elles conviennent d’un rdv pour l’essayage. Après quelques essayages, la cliente regrette de ne pouvoir acheter le dernier modèle qu’elle vient d’essayer, qui lui va comme un gant, à la juste taille trouvée par C. (l’étiquette de son soutien-gorge ne permettant plus de lire la taille…) mais qui n’est pas dans le coloris qu’elle voulait (bleu marine au lieu de noir). Au final, elle repart en disant qu’elle devait réfléchir.

Bilan des courses : cette femme a rappelé C. pour lui redemander la juste taille qu’elle n’avait pas retenue, parce qu’elle était trop contente,  elle venait de trouver exactement le coloris qu’elle voulait … sur internet.

Comment pouvons-nous réagir ? Nous sommes ravies pour cette cliente, mais C. aura passé 2h et ne pourra toujours pas payer son loyer avec des petites culottes.

Les ventes en e-shop augmentent tous les trimestres de 15%. Comment peut-on imaginer que les commerces de proximités n’en souffrent pas ?

Lors des diners entre amis, que vous êtes attristés par le centre-ville où vous habitez, que vous trouvez dommage que les boutiques soient remplacées par des banques ou des agences immobilières, posez-vous la question de ce que vous faites ou pouvez faire pour agir. Parce que nous sommes tous acteurs.

Non la fermeture des boutiques indépendantes, la disparition des savoirs-faire, la disparition des jeunes créateurs n’est pas une fatalité, cela dépend de chacun d’entre-nous.

Si vous avez fait le choix de vous servir dans les boutiques de proximités, dites le, partagez-le, mettez un commentaire sur le site et les réseaux sociaux, aidez les à résister et à toujours être là pour vous donner des conseils.

Et puis lors d’un repas entre amis, soyez honnête, ne vous offusquez pas si vous n’agissez pas ou si vous préférez les grandes chaines de magasin ou que vous achetez sur internet pour attendre les meilleurs prix. Changez de sujet…

Ce billet d’humeur est dédié à toutes celles que je connais et qui se reconnaîtront, parce que je partage leur amour de la lingerie!

A Christine, Joelle, Manuella, Pilar, Claudine, Véronique, Martine, Yasmina, Tania, Caroline,  Françoise, Alissandre,  Marie-Dominique, Sylvie, Simone, Cynthia, Florence, Anne-Marie, et toutes les autres ….

  • lingerie

#lingerieindependante #passion  »

lingerieaddict

A la rencontre de soi

ying-yang Il y a quelques années, j’ai rencontré Pascale. Une femme joviale pleine d’humour et d’empathie. Nous avons partagé des séances de méditation et au fils de nos rencontres j’ai découvert son cheminement vers une vraie réalisation de soi. Une envie de sortir de sa zone de confort pour aller vers ce qui est, aujourd’hui, une évidence pour elle. J’ai voulu partager avec vous son nouveau chemin qui est  devenu un support évident, positif, quelque soit la période de votre vie

.pascale Faussey

Pascale, pourrais-tu te présenter en qqes lignes ?

Je suis une femme de 55 ans, qui a choisi de quitter le confort d’un emploi, dit « sûr », de cadre supérieur dans un organisme de sécurité sociale au bien-être d’une activité dans laquelle je me sens enfin ! utile. Je suis coach depuis fin 2014 et hypnothérapeute depuis juin 2015.

D’où te vient cette idée de cette activité ?

En fait, je pense que je suis née pour accompagner les personnes en difficulté. C’est en quelque sorte « ma mission ». Mais ce sont les « hasards de la vie » qui m’ont fait postuler à l’époque dans une caisse d’allocations familiales de province. J’étais en couple, je devais travailler, et j’ai passé un concours qui m’a permis d’obtenir le seul poste disponible. J’ai évolué progressivement, grâce à mes compétences et ma volonté, grâce aussi à mes qualités relationnelles. Un responsable de service m’a fait confiance en me nommant sur un poste de manager.

A 37 ans, j’ai obtenu un poste en région parisienne, où j’ai lié une amitié extrêmement forte avec mon adjointe. A cette époque elle était en rémission après un cancer du sein. Elle a ensuite eu des métastases au niveau des vertèbres. Elle a lutté courageusement jusqu’à son décès en août 2007. Est ce moment douloureux qui m’a fait regarder ma vie autrement? Je ne saurais dire mais c’est à partir de ce moment que je me suis sentie de plus en plus mal dans mon travail. J’avais un sentiment d’inutilité grandissant.

Il fallait que j’agisse. Bilan de compétence, informations sur le coaching et une envie d’accompagner les autres, le changement était en marche.

Qu’est ce qui t’as décidé à sauter de l’idée à l’action ?

Au fil de temps, mon mal être s’est amplifié. Ce que je faisais m’intéressait de moins en moins, mais m’avait-il intéressé un jour?

Un « pétage de plombs » m’a décidé à agir. Via un CIF*, je me suis formée au coaching. Mais quand on commence, on ne peut plus s’arrêter. Hypnose, PNL,…. et tout s’est enchaîné.

Le 1er janvier 2016 je quittais mon employeur avec le sourire.

*CIF : congé individuel de formation

Quel est ton objectif ?

Mon objectif est d’accompagner les personnes dans l’atteinte de leurs propres objectifs, de les aider à changer leurs comportements, et surtout à se sentir mieux. Je suis particulièrement sensible touchée par les personnes atteintes d’un cancer.

Qu’est ce que cela à changer dans ta vie ?

Je me sens enfin utile. Et je travaille chaque jour à m’améliorer, que ce soit avec mes clients ou dans ma vie personnelle.

En quoi l’hypnose que tu pratiques peut aider les femmes touchées par un cancer du sein ?

L’hypnose est un merveilleux outil permettant d’agir directement sur l’inconscient, avec des conséquences tant psychologiques comme le mieux-être, les angoisses… que physiques. J’ai l’exemple très récent d’une cliente venue me voir car, pendant et après les traitements pour un cancer du sein, sa libido n’était plus au rendez-vous, et elle souffrait durant la pénétration. Pire, son gynéco évoquait une contraction définitive de son vagin, sans possibilité d’amélioration. Or, après deux séances d’hypnose, ses rapports sexuels se sont très nettement améliorés par un lâcher prise.

Qu’est ce que tu te dis tous les matins ?

Je me dis que je suis heureuse de vivre, heureuse d’aider à l’amélioration de la vie de mes clients.

Qu’est que tu voudrais dire aux médecins et aux acteurs médicaux qui accompagnent les femmes touchées par le cancer du sein?

J’aimerais qu’ils soient plus attentifs au mieux-être psychologique de leurs clients, souvent déterminant dans la façon d’aborder leurs traitements.

Qu’est ce qui t’agaces ?

Les « sentences » qui paraissent définitives, comme celle mentionnée dans mon exemple ci-dessus. Les médecins devraient réviser leurs certitudes et faire plus souvent confiance à la volonté de leurs patients.

Qu’est ce que tu admires chez les femmes ?

J’admire leur force, notamment face à la maladie. J’ai participé à la Parisienne il y a 3 ans, à l’Odyssea l’année passée et cette année, et quand je vois ces mouvements  de solidarité, je suis bluffée.

Que voudrais-tu leur dire ?

Que si je dois être confrontée moi aussi à cette maladie, j’espère avoir leur force !

Tu voudrais partager quelques choses en particulier?

Oui, pousser un coup de gueule contre ces femmes, mais aussi ces hommes qui ne cessent de vouloir être « parfaits », et qui se génèrent des angoisses quotidiennement pour atteindre cette « perfection ».

La perfection n’existe pas !!!

Ils n’ont pas encore compris que ces angoisses les rongent, et qu’elles peuvent être la source de maladies.

Et pour finir,  je voudrais inciter les femmes et les hommes à oser exprimer leurs besoins, leurs ressentis.

« TOUT CE QUI NE S’EXPRIME PAS S’IMPRIME »

Merci Pascale pour ce bel engagement et cet altruisme, nous te souhaitons de faire de nombreuse rencontres pour que tu puisse donner à chacun une part d’amour de l’autre…

Les personnes intéressées peuvent te retrouver sur les réseaux sociaux et te contacter pour plus d’information

 

Références Hypnose & Cancer :

http://therapies-complementaires.com/mieux-vivre-cancer-role-hypnose/

https://www.sante-hypnose.com/fr/application-hypnose/sante-hypnose/traitement-cancer-hypnotherapie.html

Musique de relaxation

 

Du Rose dans la vie des Hommes

Dans le post [Et les Homme dans tout ça ?] je vous parlais des hommes et de leur place vis-à-vis  des femmes et du cancer du sein.  Certains sont très discrets  et d’autres choisissent de s’investir et d’être solidaires actifs. L’écoute, lorsque les personnes rencontre la maladie est essentielle, vitale et il est illusoire de penser que l’on peut s’en sortir seule. Le corps médical a ses limites, et c’est la famille, ou les amis ou les associations qui prennent la suite et les accompagnent.

J’ai rencontré José Pierre sur un Salon pour les femmes l’année dernière et j’ai été séduite par son énergie, sa volonté d’agir sans colère mais avec détermination. Agir pour aider les femmes est devenu son leitmotiv. Il reconnait ses compétences et se sert de son réseau pour organiser des événements pour que les femmes puissent se retrouver, discuter, partager. Etre présents lors d’une marche, au cinéma, sur salon bien-être, une soirée dansante, … José Pierre n’est jamais en panne d’idées qui s’enrichissent au fur et à mesure de ses rencontres.  Il se démène pour trouver un lieu d’accueil chaleureux et je vous propose un ITW pour le découvrir un peu plus et connaitre l’origine de l’association « Plus Rose la Vie, Rebondir après un cancer »

Bonsoir José Pierre, peux-tu nous dire qui tu es?

« En qualité d’aidant, j’accompagne mon épouse dans son combat contre ce crabe. Au fond de moi je me sentais redevable, toutes les femmes non pas la même chance que Christine de gagner le combat, alors il me semble logique de mettre tout en œuvre pour aider les femmes à rebondir après le traitement. Car c’est une fois les soins terminés que la porte du désert s’ouvre. Et ensemble nous pouvons agir, apporter des conseils, des idées, répondre aux questions et mettre en place ce que j’appelle le Carpe Diem« 

 Qu’est ce qui t’as décidé à sauter de l’idée à l’action ?

« Le manque d’informations de la part du corps médical après le jour de la dernière séance de radiothérapie. Mais aussi l’obligation en moi d’agir pour que d’autres femmes puissent rebondir après la maladie. Je veux aider un maximum de femmes à gagner le combat de l’après traitement. Donner à ces ex patientes l’envie de rebondir, profiter de la vie car la vie est belle…« 

Qu’est ce que cela à changer dans ta vie ?

« L’envie d’être utile, oui être utile, et me dire que d’autres femmes profiterons à 100% de la vie. Le cancer de Christine pour moi est une simple maladie comme un rhume, il faut le soigner et continuer à vivre, avec une autre vision, d’autres objectifs, mais vivre. Nous sommes tous des locataires sur cette terre, alors profitons du moment présent. Jean Paul Belmondo a dit ces belles paroles aux Césars « Sois courageux » et « AMUSE TOI »‘

Qu’est ce que tu te dis tous les matins ?

« La vie est belle je veux que l’on en profite au maximum »

Qu’est que tu voudrais dire aux médecins et aux acteurs médicaux qui accompagnent les femmes touchées par le cancer du sein?

« Tellement de choses. Merci pour ce que vous faites mais aussi attention au vocabulaire que vous utilisez pour expliquer à vos patientes la situation. Comment croire qu’au bout de 7 ans d’étude on oublie les mots de la belle langue de Molière pour utiliser des termes latins sans aucun sens pour les patientes. Attention aussi de prendre le temps et de ne pas travailler avec cette méthode inhumaine qu’est la T2A. Tarification A l’Acte, plus le médecin fait de chiffre d’affaire mieux il sera noté et plus il aura de matériel pour son service qui comme une entreprise dégagera du bénéfice, et oui c’est comme cela que cela fonctionne. Enfin n’abusez pas des retours à domicile trop rapide.  Là encore une mesure qui cache la réalité. En effet si un patient vient à décéder chez lui il ne sera pas comptabilisé dans les chiffres de l’hôpital. Ok le nombre de décès dans un hôpital suite à une maladie nosocomiale est supérieur au nombre de décès de la route »

Qu’est ce qui t’agaces?

« La langue de bois des politiques qui encore une fois promettent, mais au final rien.  Quand la presse est présente, là ils répondent présent, et après??? Ah j’oubliais le manque de moyens pour que les associations puissent vraiment œuvrer, la encore une histoire de sous, et enfin pourquoi ne pas prendre exemple sur le Canada avec son plan de sensibilisation contre le cancer? »

 Qu’est ce que tu admires chez les femmes ?

« Tellement de choses. Pour avoir travaillé avec des leaders femmes, le sens du réalisme, la force mise en avant pour gagner, le côté humain sur-développé, la facilité à comprendre, à analyser et à agir. Le savoir vivre et l’amour de la vie… »

Que voudrais-tu leur dire?                                         JP

« CARPE DIEM » « entre l’esthétique et la vie,moi je choisie la vie!« 

 

Merci José Pierre pour ce partage et aussi pour ton engagement.J’embarque avec toi!*

Expression Canadienne, « Je suis d’accord avec toi »

#Carpe diem #Resilience #lifeisbeautiful

 

Mais Ou Est Donc… ma féminité ?

Ma Féminité, Ma conjonction de coordination

« quelle utilité  à mon  âge maintenant ?! » « Je n’ai jamais ressenti le moindre manque du côté de ma féminité« ,

Je me souviens des paroles de Maria dans le post « Entre Mère et Fille« . Depuis mes fonctions cognitives sont en alerte,  ça chauffe du côté des neurones du système limbique, ça s’agite du côté de la curiosité. Des questions sur la féminité en 4D!

Alors, mais où est donc ma féminité après une opération suite à un cancer du sein? avec ou sans mastectomie, il n’y a pas de différence dans les ressentis. Depuis 12 ans j’ai rencontré de nombreuses femmes affectées par un cancer du sein. Celles qui ont subit ou non une mastectomie, celles qui ont fait le choix de recouvrir leurs cicatrices de tatouages ou de se tatouer un signe pour ne pas oublier. Celles qui ressentent le besoin d’exhiber ce que leur super chirurgien a fait, une prouesse esthétique et celles qui sont insatisfaites du déséquilibre entre les 2 seins.  Mais comment oublier?  Comment intégrer cette nouvelle donnée sans souffrir tous les matins lorsque l’on s’habille?  Toutes ces belles rencontres, riches en émotions, en image positive de résilience, en fierté,  m’ont montré que chacune de ces réactions dépendent de l’idée de sa propre féminité. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réaction, c’est déjà une bonne chose! Aujourd’hui, plus 380 000 femmes ont été touchées par un cancer du sein depuis 10 ans. C’est 380 000  façons d’appréhender sa féminité. On est pas couché!

Comment faire pour se réapproprier son corps, l’accepter et être en accord avec lui?  Je me rend compte que la lingerie post opératoire que j’ai créé, est une goutte d’eau,  « une goutte dans  l’océan des besoins, mais une goutte d’eau qui aurait manqué à l’océan si elle n’avait pas été là » aurait dit Mère Teresa. Non je ne regrette rien et je suis ravie de découvrir toutes les nouvelles initiatives pour aider les femmes.

Les femmes et les hommes ce sont organisés pour partager cette étape essentiel de leur vie. Et sont nées de nombreuses associations. L’une des première est évidemment la Ligue contre le cancer  1918! « Prévenir, dépister pour mieux guérir » est leur fil rouge. Mais aujourd’hui toutes proposent des solutions pour que les patients se rencontrent,  échangent avec des professionnels de l’émotionnel. Il en existe beaucoup et il reste encore de la place pour de nouvelles initiatives. Chacun trouvera un groupe où échanger son vécu, où laisser déborder et exprimer ce trop plein d’émotion.  L’essentiel est de dépasser la superficialité des échanges et de pouvoir s’exprimer à cœur ouvert. Essayons réellement de voir plus clair dans ce qui se passe dans notre tête et dans notre cœur. Nous avons besoin des autres pour avoir la clairvoyance de nos ressentis. Acceptons cette conversation intime, d’abord avec nous même. Peut-être est-il nécessaire de commencer par l’écriture, mais soyons sincère. Quand on partage ses ressentis en ouvrant son cœur, ce n’est pas se fragiliser, c’est au contraire créer un lien qui est perçu par l’autre comme une marque de confiance. Un contact authentique peut naître.  Notre quête d’identité ne passe que par l’autre. « Lorsque tu me vois tel que je suis, j’existe ». Nous nous reconnaissons. « je te vois avec sincérité et humilité » Namasté!

L’importance de nos paroles est réelle, pour nous définir, pour définir notre féminité. Les épreuves de la vie nous poussent à la redéfinition de nous-même. Ma question était de savoir si faire le deuil de notre féminité était une solution après l’atteinte de nos organes, attributs de notre féminité, seins, ovaires, utérus?  Faire le deuil de sa féminité, serait renier une partie de soi-même, serait oublier une partie essentielle de soi, serait faire le deuil de son identité.  Aujourd’hui, je n’ai pas la réponse, mais je sais que le processus passe par une prise de conscience qui se fait grâce à ce que l’on accepte de partager.  Le chemin est propre à chacune et certainement chaotique.

Le chemin est long mais c’est une belle promesse de légèreté à l’horizon.

Je vous invite à découvrir Clarisse Pinkola Estes qui a écrit en 1996 « Femmes qui courent avec les loups ». Elle a passé sa vie à décortiquer notre psyché pour nous inciter à nous libérer de ce que l’on a au plus profond de nous même, cette féminité sauvage, libre et indépendante. Elle nous propose de suivre le chemin pour découvrir son « soi » et accueillir son identité en la respectant.

Dans ma boite à info :

Pour faire simple et comprendre ce qu’est une émotion j’ai repris mes classiques « Fred et Jamy » un petit rappel de 30min pour que ce soit limpide dans notre système limbique .

 

 

 

Entre mère et fille

#WorldCancerDay

Hier était la journée internationale du cancer, une façon de parler et de se rappeler que cette maladie peu concerner des gens proches. Nous devons libérer la parole pour dédramatiser et savoir qu’il est possible de s’en sortir, que nous devons oser poser des questions. Mais surtout que nous devons accepter de nous faire dépister.

Alors j’ai décidé de partager avec vous un échange entre Maria, une femme touchée par un cancer du sein il y a 30 ans et sa fille Laurence.

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Laurence est une femme de 50 ans, Cheffe de service dans le secteur médico-social, son choix n’est certainement pas dû au hasard. A 16 ans elle perd son père, c’est un choc, sa mère n’a que 43 ans. Maria doit se battre pour panser sa peine et s’occuper de ses 2 filles.

Laurence :

« Ma mère est d’origine italienne,  c’était une femme très belle et très fière. La taille fine, une poitrine généreuse et des cheveux roux flamboyant. C’est quelqu’un de très courageux et de foncièrement honnête et altruiste. Elle ne supporte pas l’injustice et reste très soucieuse du bien-être d’autrui. Son parcours d’immigrée y est forcément pour quelque chose ! »

Voici leurs échanges autour de ce cancer très féminin qui les concerne tous, Laurence, sa sœur, ses nièces, son fils

L : Quand a t’on découvert ton cancer, raconte-moi comment ça s’est passé ?

 M : « mon kyste a été découvert en 1984, j’avais 45 ans, 2 ans après le décès de ton père,  il avait 44 ans. Il est d’une mort brutale. Encore aujourd’hui je me demande pourquoi il est parti si jeune.  1ère opération : on me le retire sans difficultés. Mais une récidive aura lieu 8 ans plus tard, en 1993 : j’ai été opérée à l’institut Marie Curie la même année. J’ai eu une ablation du sein droit, pour  éviter que les métastases se  propagent ailleurs. Tout s’est bien passé et cela  s’est parfaitement cicatrisé. Je n’ai  pas eu de chimio. Après  cette ablation, j’ai souffert au niveau du bras, je ne pouvais rien faire avec. J’ai dû faire de nombreuses  séances de Kiné pour récupérer la  mobilité de ce bras. Quelques mois après mon opération, on m’a conseillée de me refaire le sein. Je n’ai jamais ressenti le désir de faire une reconstruction mammaire.Peur de souffrir ? Mal informée ? je ne sais pas. C’est aussi en 1993 que j’ai rencontré  l’homme qui partage aujourd’hui ma vie, j’étais épanouie dans ma vie professionnelle et affective. »

L : Comment as-tu fait pour ta prothèse mammaire et ta lingerie?

M : « A cette époque en 93, je travaillais dans un club de sport . J’ai eu droit à une prothèse tous les ans tenue par un soutien gorge spécial. Personne ne se doutait que je n’avais plus qu’un sein. Je n’ai jamais voulu me refaire le sein car je n’ai pas vécu cette ablation comme une infirmité. Mais je suis extrêmement pudique et ne montre pas ma nudité comme ça. Je suis toujours allée à la pharmacie Bailly à Saint Lazare, par habitude. A l’époque, je ne connaissais pas de boutique spécialisée dans Les lingeries féminines.  Sinon, je pense que j’en aurai profité. Personnellement je n’ai pas été plus que ça perturbée par ce manque.       Ma prothèse et le soutien-gorge adaptés me convenaient d’autant plus que cela correspondait à mes moyens financiers. Il suffit d’avoir 2 ou 3 soutiens gorges en « rabe ». A l’époque j’aurais aimé avoir plus de choix dans ma lingerie, mais cela reste parfois beaucoup trop onéreux et quelle utilité  à mon  âge maintenant ?! ».

L : Comment en as-tu parlé au travail, à tes amis et avec le reste de la famille ?

M : « Je n’ai jamais voulu qu’on s’apitoie sur mon sort et n’en parlais jamais aux amis. J’ai toujours essayé de rassurer ma famille par rapport au cancer du sein et aux conséquences. J’avais un sein en moins et alors ? est-ce que cela se voit? non ! bon !. Je n’ai pris aucun médicament, j’avais droit à une visite annuelle à Curie. Au bout de 10 ans, mon professeur m’a dit qu’il ne voulait plus me voir, que j’étais guérie »

L : Qu’est ce qui t’as le plus agacé pendant toute cette période?

M :« J’ai été agacée de ne pas avoir été écoutée au moment où je souffrais du soit  disant Lymphœdème du bras. Pourquoi laisser les femmes souffrir après l’opération par de nombreuses séances de Kiné pour retrouver une mobilité de son bras alors qu’il pourrait être plus judicieux lors d’une anesthésie locale de séparer chirurgicalement ces petites chairs collées les unes aux autres…. Une amie très chère a eu plusieurs récidives du cancer du sein, et souffre le martyre avec son  Lymphœdème du bras »

L : Qu’est ce que tu aimerais dire aux femmes aujourd’hui et plus particulièrement à nous les femmes de ta lignée ?

M : « Je suis navrée que cela reste une obsession de ta sœur aînée qui appréhende,       angoissée avant chaque mammographie. Il suffirait de faire le test génétique ;  d’autant plus que nous sommes une famille à risque de cancer du sein. Ma mère est décédée à 99 ans avec un cancer de sein diagnostiqué à 97 ans. Il y a eu aussi la fille de mon cousin germain à qui on a fait l’ablation du sein à l’âge de 25 ans et qui est décédée à l’âge de 48 ans, d’une tumeur au cerveau. Je suis tentée par faire le test génétique car je sais qu’il y a un risque pour ma famille mais je ne sais pas si je pourrais en parler à mes petites filles, au vu de la crainte de leur mère à ce sujet. C’est pourquoi je pense me renseigner auprès de l’institut Curie.  Aujourd’hui mon conseil serait de dire aux jeunes femmes d’éviter de  fumer du tabac  et de boire de l’alcool modérément et s’alimenter sainement. Ce sont des facteurs pouvant favoriser certains risques de cancer »

Un dernier mot : «je n’ai jamais ressenti le moindre manque du côté de ma féminité. Je n’emploie jamais  le mot mutilation, on m’a libéré d’une tumeur, je m’en sors bien car je n’ai pas eu à subir de traitement de chimio. Le regard bienveillant et non compatissant des autres a été  important pour supporter cette épreuve. La famille aussi évidemment»

Merci à Maria et Laurence pour ce partage pudique, sincère et tellement humain. Merci d’avoir accepté de le partager avec d’autres femmes. Ce témoignage nous montre bien des choses. Tout d’abord qu’il est possible de surmonter cette épreuve mais aussi qu’il reste toujours des questions. 30 ans après, on retient avant tout la vie et tout le chemin que l’on a parcouru mais quelque soit l’âge, le moment de la vie, le partage et l’échange est primordial.

Nous reviendrons dans les prochains articles avec des réponses et des informations sur les différents sujets, lymphoedème, test génétique,…

 

#amourfiliale #famille #femmes

Arsenic et vielles dentelles

Le week-end dernier, j’ai arpenté les allées du Salon de la lingerie à Paris, toutes les nouveautés et les intemporelles pour les femmes. Un temple dédié aux femmes. Simone Pérèle disait en 1948 « Pour révéler leur beauté, commençons par libérer le corps ». A cette époque le corps était enserré, modelé, malmené. Qu’en est-t’il aujourd’hui? En déambulant entre les allées je me rend compte que la sensualité est là, au rdv. Mes yeux sont attirés par la sensualité de qualité et non de quantité qui donne un brin de vulgarité. Il n’est pas question de savoir d’où l’on vient dans le stylisme de la lingerie, mais plutôt vers quelle lingerie nous allons ou quelle lingerie nous voulons. Il semblerait que les femmes recherchent du confort avant tout. Elles n’ont pas envie  toute la journée, d’avoir des armatures qui les blessent, elles ont envie de respirer, de bouger, de porter toutes les tenues adaptées à leur quotidien, que leur culotte ne soit pas un élément de torture sous leur pantalon. Oui, nous voulons oublier notre lingerie mais attention, confortable oui, moche non!

Ce salon professionnel, est un nid d’idées qui se succèdent dans toutes ces marques qui, tout en gardant leur identité, rivalisent de créativité. La concurrence est rude, mais aujourd’hui, les matières permettent de faire de la belle lingerie confortable. Les jeunes créateurs sont toujours là avec de nouvelles idées, pour répondre à des besoins spécifiques. Parce que c’est bien connu; nous sommes tellement différentes, physiquement bien sûr, mais nos idées de la lingerie et de ce que nous voulons, nos goûts, aussi. Alors malgré toutes ces innovations, ces créativités, ces originalités, nous cherchons toujours quelque chose de nouveau.

Ce qui est essentiel  pour moi, c’est d’oublier ce que l’on porte au cours de sa journée mais d’être heureuse et fière de ce que l’on a choisi de mettre le matin. Juste pour soi. Avoir une satisfaction personnelle et intime de son reflet. Ma grand-mère me disait avec le ton de « ceux qui savent »! , « Ma petite fille, il faut mettre tous les jours des sous-vêtements propres (évidemment), assortis et en bon état au cas où il t’arrive quelque chose, on ne sait jamais » et tout ça avec le doigt tendu vers le ciel. Sous-entendu, si tu as besoin des pompiers, qu’ils ne tournent pas de l’œil en te déshabillant, si c’est nécessaire… Bon, je veux bien faire un effort pour les pompiers mais je vais quand même le faire pour moi avant tout, car voies-tu mamie,  je dois l’avouer je n’ai pas eu encore besoin d’eux en urgence….

Ce que je recherche c’est avoir la satisfaction du juste choix et le sentiment d’avoir été comprise et mes besoins entendus. Ce n’est pas si facile, mais quelle satisfaction lorsque que l’on est fière de porter de la lingerie qui nous plait. Il est important que l’acte d’achat de lingerie soit  un plaisir personnel, pour satisfaire sa propre image de soi et son intimité.

Il ne s’agit pas d’embellir mais de ce sentir belle.

Alors après avoir subi une opération mammaire, imaginez bien que les choses se compliquent. Il faut faire le deuil de sa féminité. Justement pourquoi aller jusqu’à faire le deuil de sa lingerie? J’ai voulu apporter ma modeste contribution à cette problématique, en créant neoSensuelle, mais je sais qu’il reste encore beaucoup à faire. J’écoute le commentaire des femmes, le retour des clientes, des magasins, et je travaille sur les prochains modèles…

J’ai une pensée toute particulière pour Benoite Groult qui nous a quittée l’année dernière et qui écrivait dans son livre « La touche étoile »

« Choisir de la lingerie est plus déprimant encore quand on n’a plus d’intérêt à ouvrir sa veste en tweed sur un sein nu ou à exhiber son nombril (…) Sois moche et tais-toi : il est temps de prendre le deuil de toi-même. Quel créneau pourtant, toutes ces « ménagères de plus de cinquante ans » et toutes ces chères folles de soixante dix ans qui font du sport et l’amour aussi et qui ont enfin le temps de penser à elle. Les concepteurs de sous-vêtements féminins sont nuls ! »

Alors pour Benoite et toutes les autres, en avant créativité!

Dans ces moments de trouble et de remise en cause de la féminité, prendre plaisir à se faire plaisir en choisissant sa lingerie est devenu un acte militant!

Mesdames, Militez!

#lesalondesdames #lingeriaddict #neosensuelle

 

 

Libérez votre plume pour alléger votre Ame

Photo Heather Hansen by Bryan Tarnowski

Jeudi, Paris m’a accueilli avec un rayon de soleil. Une belle journée pour faire une belle rencontre. Il y a des jours, comme ça, où on est contente de se lever à l’idée que tout est possible.

J’ai rencontré la douce Caroline, et là « clap » voici une séance positive de « la vie est belle ». Caroline aussi a pris une claque dans la tête. A 32 ans un cancer a mis son dévolu sur son sein alors qu’elle était tranquillement installée les pieds dans l’eau de la Martinique. Caroline aime les mots. Elle aime jouer avec, les assembler, les faire chanter mais là il fallait qu’ils lui servent à penser ses maux. Dans le moment de la solitude du « après traitement » où « vous êtes sauvée », « au revoir madame, à dans 1 an pour vos contrôles », 3 millions, peut-être même plus, de questions vous torturent l’esprit sur ce que l’on va devenir. Caroline a choisi d’écrire ses émotions, ses ressentis, son sentiment d’abandon à la sortie de ses traitements. Elle a comblé ce vide, cette blessure, ses maux avec ses mots, parce qu’ils avaient du sens pour elle. L’écriture est venue naturellement comme un thérapie à son épreuve. Ca lui a donné la force de traverser ce désert, de se reconnecter avec elle-même, de libérer son esprit, de se pardonner, de se reconnecter avec son entourage. Essayer d’exprimer ce que l’on ressent n’est pas facile. Trouver la justesse, l’intensité de ses émotions. Ses écrits lui ont fait tellement de bien, qu’elle a pensé, à juste titre, que cela pouvait servir à d’autres femmes. Bingo, elle en fait un livre « En mon sein » pour partager ce qu’elle a ressenti et les astuces qu’elle a trouvées pour s’en sortir. Pour Caroline, cela ne s’arrête pas là, elle a décidé de continuer dans l’écriture et elle est actuellement sur 4 projets! Rien que ça. Il faut s’attendre à de belles surprises en 2017 #asuivre.

Ce qui est important dans tout cela c’est le pouvoir de l’écriture. Un journal intime, de gratitude est un moyen de booster son estime de soi. Juste pour soi sans l’idée de le faire lire. Pas de blog ou de livre, juste des lignes modestement alignées pour alléger son esprit, prendre du recul, écrire une lettre à un destinataire inconnu ou à une personne avec qui on ne peut échanger. Il y a mille raisons de se servir de l’écriture.

Il n’y a pas d’âge, pas d’heure, pas de lieu, pas de jour idéal pour écrire. Cela aide à trouver sa voie, la où nous sous sentons à notre juste place. On libère ses tripes, on lâche prise. Essayez, faites vous confiance, n’attendez pas que les autres vous dises « Oui, c’est bien ce que tu écris ». Faites le pour vous. Ceux qui se reconnaîtront dans vos paroles, si vous décidez de les partager, vous suivront.

Pour Noël, offrez-vous votre premier cahier libérateur!

Sur le web vous trouverez des exercices d’écriture, des ateliers d’écritures, des meet up où l’on peut partager la joie de l’écriture.

Blog L’écriture de Caro

#LiberezVosMaux #LiberezVosMots

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Respect yourself*

« Respect Yourself, na na na naaaaa na » Afficher l'image d'origine vous vous souvenez  The Staple Singers 1972

C’est en sortant d’un spectacle  « Nous les filles »   de la compagnie Piment, langue d’oiseau que cette chanson m’a envahi… et je n’arrive pas à m’en défaire. Ce spectacle sur le rapport des femmes à leur corps dans la société actuelle, m’a remis la notion de respect de soi-même au centre de mes réflexions.  Ce spectacle met en lumière le parcours de notre vie, de la naissance à notre dernier jour. Le reflet de ce que nous sommes et de ce que nous captons de la société.  C’est clair, nous construisons notre propre image en fonction de notre entourage.  Regardons nous dans le miroir et que sommes-nous devenues? Il ne s’agit pas de remettre en question le passé. Non,  il faut apprendre à faire avec ce que nous avons acquis et ce qu’on nous a donné.  Et aujourd’hui où en sommes-nous? Que voyons nous dans ce reflet? Une femme fière de ce qu’elle est pour elle-même? et non pas pour les aux autres?

Et là je rencontre Jeanne Aigre et Marie Remords. Jeanne me démontre que si elle n’est pas ce qu’elle rêvait d’être, c’est la société qui lui a rendue la vie dure et que les hommes sont avilissants et tout et tout.  Que c’est une fatalité de perdre sa dignité, c’est comme ça, on y peut rien…. Marie, elle, regrette le temps, un temps d’avant où c’était mieux, où les rapports avec les gens étaient mieux, où le respect était inné, que ce n’est plus pareil et que c’est bien triste parce que personne ne la respecte.

Oh hey les filles! on se réveille! et on regarde vraiment dans le miroir, on fait pas semblant. Oui parce qu’il s’agit bien de prendre conscience que nous devons nous respecter pour que les autres nous respectent. Que ce n’est pas une fatalité de perdre sa dignité.  Bon, on repart à zéro, il n’est jamais trop tard. On refait son Mood Board.  Quelle femme voulons-nous être? de quoi avons nous envie pour nous même et de quoi nous n’avons pas envie? Il ne faut pas confondre faire plaisir aux autres, en s’oubliant, sans se faire plaisir. Il ne s’agit pas de dire, plus tard, après ça je m’occupe de moi, j’aurais plus de temps, plus d’argent, moins de ceci, moins de cela, etc . Moi aussi j’ai été comme ça. Des rêves plein la tête, un idéal de vie fabuleux, des relations idéales. Tout y était, seulement j’avais juste oublié de vivre ma vie. Je vivais par procuration. Et puis un jour on prend conscience, en fait on prend une grosse claque, et là, nous savons ce qui est juste pour nous même et nous prenons la décision d’agir.

Le respect de soi même naît de notre pouvoir et non de notre faiblesse.

Et bien nous voici de nouveau autour de notre estime de soi, et notre capacité de croire en nous. En tout cas, il s’agit de faire de notre mieux , rappelez-vous les « accords Toltèques » pour arriver à avoir ce que l’on veut sans tricher. Les autres nous respecteront quand nous nous traitons de façon positive. Le respect de soi implique que nous choisissions nos sentiments à chaque instant. Nous avons toutes un rôle à jouer dans notre vie, avec sincérité, sans se voiler la face. Ce n’est pas une fatalité.

« J’accepte la grande aventure d’être moi » Simone de Beauvoir

Alors un peu d’aide, parce que le chantier est large, et qu’il faut bien commencer par quelque chose de facile, qui nous parle. Voici des exemples de phrases que nous disons, ou avons dites. Changeons juste notre vision des choses. Utilisons un kaléidoscope.

Je n’ai pas fait mon ménage Afficher l'image d'origine   Je me suis accordée du temps Afficher l'image d'origine

J’ai des ridesAfficher l'image d'origine          Elles sont l’expression de ma sagesseAfficher l'image d'origine

J’ai des grosses fesses    Afficher l'image d'origine  J’ai une assise confortable et généreuseAfficher l'image d'origine

Je ne suis pas assez intelligente   Afficher l'image d'origine  J’ai des compétences à développer Afficher l'image d'origine

A vous de continuer la liste, je suis sure que vous avez plein de bonnes idées 😉 Partagez les avec plaisir.

Alors oublions notre résignation, apprenons de nous même pour ne pas vivre en boucle des situations que nous ne voulons pas. Prenons conscience de nos forces, de nos capacités à faire nos choix, à changer d’avis et à dire non. Suivez votre intuition. Faites la chasse aux excuses.

#YesWeCan

Référence: je vous propose un livre pour purifier l’ego et affirmer son identité « Choisir la joie » de Sayana Roman

Sinon , « L’estime de soi pour les Nuls » existe édition 2015 Si, Si, ça existe

*respecte-toi