Lettre à Simone

Chère Madame,
En cette journée si particulière je voulais vous rendre hommage.
Votre histoire est un exemple pour nous tous et pas uniquement pour avoir défendu et fait accepter la loi sur la  légalisation de l’ IVG.
Vos revendications pour être respectée en tant que femme à par entière, ont ouvert la voie de réflexion de notre société pour que les femmes ne soient plus contraintes de s’adapter à un modèle masculin.
Créatrice indépendante pour les femmes, je puise ma force dans votre regard. Votre détermination,  votre ténacité, votre volonté de faire évoluer la condition des femmes, en a fait de vous l’une des pionnières de ce combat.
Avec votre douceur, vous avez su affronter ce monde politique très masculin en toute dignité et avec conviction que vous étiez sur la bonne voie, le chemin le plus juste.
J’admire votre sérénité palpable, votre force naturelle et votre volonté inébranlable.
Alors voilà, lorsque je flanche,  je doute, je désespère,  je vous regarde et cette force transpire de votre regard.  Je me dis,  quelle est ma situation comparativement à ce que vous avez vécu et à quoi vous avez survécu?
Vous avez raison, nous ne sommes pas toutes pareilles, nous n’avons pas toutes la même force, mais nous nous devons d’essayer, nous nous devons d’avancer. Nous nous devons de trouver toujours de meilleures solutions pour que chacun et chacune trouvent une place. Trouve sa place. Et qu’elle soit respectée.  Je sais que le chemin est long et que le chantier est vaste mais vous faites partie de ces femmes qui sont nos fers de lance.
Je vous écris au présent parce que dans notre cœur vous resterez toujours présente. Vous resterez notre modèle pour avancer.
Bravo à tout ce que vous avez pu faire. Tout ce que vous avez pu donner pour le respect des femmes et des hommes. Je pense à votre famille vos enfants vos petits-enfants et vos arrières petits-enfants. C’est un bel héritage de résilience, un modèle pour chacun de nous tous.
Alors bon vent pour la suite de votre voyage.
Merci
Merci d’être aussi présente dans nos vies.
Le Panthéon serait digne de vous recevoir mais,  vous belle Simone, qu’auriez vous aimez?
Mes références :
« Simone Veil la force de la Conviction » de Jocelyne Sauvard 2012
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Libérez votre plume pour alléger votre Ame

Photo Heather Hansen by Bryan Tarnowski

Jeudi, Paris m’a accueilli avec un rayon de soleil. Une belle journée pour faire une belle rencontre. Il y a des jours, comme ça, où on est contente de se lever à l’idée que tout est possible.

J’ai rencontré la douce Caroline, et là « clap » voici une séance positive de « la vie est belle ». Caroline aussi a pris une claque dans la tête. A 32 ans un cancer a mis son dévolu sur son sein alors qu’elle était tranquillement installée les pieds dans l’eau de la Martinique. Caroline aime les mots. Elle aime jouer avec, les assembler, les faire chanter mais là il fallait qu’ils lui servent à penser ses maux. Dans le moment de la solitude du « après traitement » où « vous êtes sauvée », « au revoir madame, à dans 1 an pour vos contrôles », 3 millions, peut-être même plus, de questions vous torturent l’esprit sur ce que l’on va devenir. Caroline a choisi d’écrire ses émotions, ses ressentis, son sentiment d’abandon à la sortie de ses traitements. Elle a comblé ce vide, cette blessure, ses maux avec ses mots, parce qu’ils avaient du sens pour elle. L’écriture est venue naturellement comme un thérapie à son épreuve. Ca lui a donné la force de traverser ce désert, de se reconnecter avec elle-même, de libérer son esprit, de se pardonner, de se reconnecter avec son entourage. Essayer d’exprimer ce que l’on ressent n’est pas facile. Trouver la justesse, l’intensité de ses émotions. Ses écrits lui ont fait tellement de bien, qu’elle a pensé, à juste titre, que cela pouvait servir à d’autres femmes. Bingo, elle en fait un livre « En mon sein » pour partager ce qu’elle a ressenti et les astuces qu’elle a trouvées pour s’en sortir. Pour Caroline, cela ne s’arrête pas là, elle a décidé de continuer dans l’écriture et elle est actuellement sur 4 projets! Rien que ça. Il faut s’attendre à de belles surprises en 2017 #asuivre.

Ce qui est important dans tout cela c’est le pouvoir de l’écriture. Un journal intime, de gratitude est un moyen de booster son estime de soi. Juste pour soi sans l’idée de le faire lire. Pas de blog ou de livre, juste des lignes modestement alignées pour alléger son esprit, prendre du recul, écrire une lettre à un destinataire inconnu ou à une personne avec qui on ne peut échanger. Il y a mille raisons de se servir de l’écriture.

Il n’y a pas d’âge, pas d’heure, pas de lieu, pas de jour idéal pour écrire. Cela aide à trouver sa voie, la où nous sous sentons à notre juste place. On libère ses tripes, on lâche prise. Essayez, faites vous confiance, n’attendez pas que les autres vous dises « Oui, c’est bien ce que tu écris ». Faites le pour vous. Ceux qui se reconnaîtront dans vos paroles, si vous décidez de les partager, vous suivront.

Pour Noël, offrez-vous votre premier cahier libérateur!

Sur le web vous trouverez des exercices d’écriture, des ateliers d’écritures, des meet up où l’on peut partager la joie de l’écriture.

Blog L’écriture de Caro

#LiberezVosMaux #LiberezVosMots

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Respect yourself*

« Respect Yourself, na na na naaaaa na » Afficher l'image d'origine vous vous souvenez  The Staple Singers 1972

C’est en sortant d’un spectacle  « Nous les filles »   de la compagnie Piment, langue d’oiseau que cette chanson m’a envahi… et je n’arrive pas à m’en défaire. Ce spectacle sur le rapport des femmes à leur corps dans la société actuelle, m’a remis la notion de respect de soi-même au centre de mes réflexions.  Ce spectacle met en lumière le parcours de notre vie, de la naissance à notre dernier jour. Le reflet de ce que nous sommes et de ce que nous captons de la société.  C’est clair, nous construisons notre propre image en fonction de notre entourage.  Regardons nous dans le miroir et que sommes-nous devenues? Il ne s’agit pas de remettre en question le passé. Non,  il faut apprendre à faire avec ce que nous avons acquis et ce qu’on nous a donné.  Et aujourd’hui où en sommes-nous? Que voyons nous dans ce reflet? Une femme fière de ce qu’elle est pour elle-même? et non pas pour les aux autres?

Et là je rencontre Jeanne Aigre et Marie Remords. Jeanne me démontre que si elle n’est pas ce qu’elle rêvait d’être, c’est la société qui lui a rendue la vie dure et que les hommes sont avilissants et tout et tout.  Que c’est une fatalité de perdre sa dignité, c’est comme ça, on y peut rien…. Marie, elle, regrette le temps, un temps d’avant où c’était mieux, où les rapports avec les gens étaient mieux, où le respect était inné, que ce n’est plus pareil et que c’est bien triste parce que personne ne la respecte.

Oh hey les filles! on se réveille! et on regarde vraiment dans le miroir, on fait pas semblant. Oui parce qu’il s’agit bien de prendre conscience que nous devons nous respecter pour que les autres nous respectent. Que ce n’est pas une fatalité de perdre sa dignité.  Bon, on repart à zéro, il n’est jamais trop tard. On refait son Mood Board.  Quelle femme voulons-nous être? de quoi avons nous envie pour nous même et de quoi nous n’avons pas envie? Il ne faut pas confondre faire plaisir aux autres, en s’oubliant, sans se faire plaisir. Il ne s’agit pas de dire, plus tard, après ça je m’occupe de moi, j’aurais plus de temps, plus d’argent, moins de ceci, moins de cela, etc . Moi aussi j’ai été comme ça. Des rêves plein la tête, un idéal de vie fabuleux, des relations idéales. Tout y était, seulement j’avais juste oublié de vivre ma vie. Je vivais par procuration. Et puis un jour on prend conscience, en fait on prend une grosse claque, et là, nous savons ce qui est juste pour nous même et nous prenons la décision d’agir.

Le respect de soi même naît de notre pouvoir et non de notre faiblesse.

Et bien nous voici de nouveau autour de notre estime de soi, et notre capacité de croire en nous. En tout cas, il s’agit de faire de notre mieux , rappelez-vous les « accords Toltèques » pour arriver à avoir ce que l’on veut sans tricher. Les autres nous respecteront quand nous nous traitons de façon positive. Le respect de soi implique que nous choisissions nos sentiments à chaque instant. Nous avons toutes un rôle à jouer dans notre vie, avec sincérité, sans se voiler la face. Ce n’est pas une fatalité.

« J’accepte la grande aventure d’être moi » Simone de Beauvoir

Alors un peu d’aide, parce que le chantier est large, et qu’il faut bien commencer par quelque chose de facile, qui nous parle. Voici des exemples de phrases que nous disons, ou avons dites. Changeons juste notre vision des choses. Utilisons un kaléidoscope.

Je n’ai pas fait mon ménage Afficher l'image d'origine   Je me suis accordée du temps Afficher l'image d'origine

J’ai des ridesAfficher l'image d'origine          Elles sont l’expression de ma sagesseAfficher l'image d'origine

J’ai des grosses fesses    Afficher l'image d'origine  J’ai une assise confortable et généreuseAfficher l'image d'origine

Je ne suis pas assez intelligente   Afficher l'image d'origine  J’ai des compétences à développer Afficher l'image d'origine

A vous de continuer la liste, je suis sure que vous avez plein de bonnes idées 😉 Partagez les avec plaisir.

Alors oublions notre résignation, apprenons de nous même pour ne pas vivre en boucle des situations que nous ne voulons pas. Prenons conscience de nos forces, de nos capacités à faire nos choix, à changer d’avis et à dire non. Suivez votre intuition. Faites la chasse aux excuses.

#YesWeCan

Référence: je vous propose un livre pour purifier l’ego et affirmer son identité « Choisir la joie » de Sayana Roman

Sinon , « L’estime de soi pour les Nuls » existe édition 2015 Si, Si, ça existe

*respecte-toi

LA BOITE A LECTURE

Nombreux sont les livres qui vous apportent des conseils en tout genre, spécialiste de zenitude, kifs par jour, cahier du bonheur, biographies des cancéreuses, et bien d’autres. Laissez-vous aller dans les rayons de lecture et autre CD, histoires vécues ou romans…

Pour ma part, le livre qui m’a le plus marqué, le livre qui a été un vrai point de départ d’une haute réflexion sur moi-même, c’est Alexandre Jollien, « Petit traité de l’abandon » . Ce livre m’a permis de relativiser ma souffrance, ma déception, l’importance de ce qui m’arrivait. Impossible de lister tout ce que ce livre a touché, tourneboulé, illuminé, éclaboussé en moi. Lorsque je l’ai acheté, il était fourni avec un CD ; impatiente que je suis, j’ai glissé le CD dans ma voiture pensant qu’il s’agissait de musique « transcendantale » favorisant l’état de zenitude que je me prêtais à atteindre, le nirvanas en voiture…

Que neni, il s’agissait d’Alexandre lui-même qui racontait son livre ! Quelle belle surprise d’entendre un texte avec toutes ses émotions. L’entendre, donnait une dimension plus forte que lu par moi même. Cette force et cette humilité dans ses mots m’ont touché. Ils m’ont aidé à regarder ma vie en face. M’ont permis de jauger mon état et de me projeter sur ce que je voulais vraiment pour moi même et non plus pour les autres. C’est la première fois que j’ai osé envoyer un message de gratitude à un auteur….

Ref : Alexandre Jollien, écrivain et philosophe suisse

  • « Petit traité de l’abandon » Pensées pour accueillir la vie telle qu’elle se propose
  • « Eloge de la faiblesse »
  • « Vivre sans pourquoi »

Autres références à retenir pour aujoud’hui :

@monsieurbonheur              Vivre La Vie en Rose

@Florence ServanSchreiber        3kifs par jour

La lecture est un support qui nous permet de nous évader, de comprendre, de partager. Alors partagez vos lectures nous ferons un palmarès de nos plus belles lectures sur le chemin de la résilience !